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Conversations

 

avec  Dieu

 

 

un dialogue hors du commun,

 

tome  3

 

 

 

Neale  Donald  Walsch

 

 

 

 

1998

 

1999

 

2011

 

 

www.anges-lumiere.fr

 

www.angels-heaven.org


 

 

 

 

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Introduction

 

 

Voici un livre remarquable. Je dis cela comme si j'avais eu très peu de liens avec son écriture. En fait, je n'ai eu qu'à me présenter, qu'à poser des questions, puis qu'à prendre une dictée.

 

C'est ce que j'ai fait depuis 1992, date à laquelle cette conversation avec Dieu a commencé. Cette année-là, angoissé et profondément déprimé, je me suis demandé : Que faire pour que la vie aille bien ? Et pourquoi cette vie de lutte continuelle ?

 

J'ai écrit ces questions sur un bloc-notes jaune de grand format : c'était une lettre de colère adressée à Dieu. A ma grande surprise, Dieu a répondu. La réponse est arrivée sous la forme de paroles murmurées dans ma tête par une voix sans voix. Heureusement, j'ai noté ces paroles.

 

Voilà ce que j'ai fait pendant six ans. Et lorsque j'ai appris que ce dialogue personnel deviendrait un jour un livre, j'ai envoyé la première tranche à des éditeurs à la fin de 1994. Sept mois plus tard, les ouvrages se retrouvaient dans les librairies. Au moment où j'écris ces lignes, ce livre fait partie, depuis quatre-vingt-onze semaines, des best-sellers relevés par le New York Times.

 

La seconde tranche du dialogue est également devenue un best-seller  : pendant de nombreux mois, elle a aussi figuré dans la liste du Times. Et maintenant, voici la troisième et dernière tranche de cette incroyable conversation.

 

L'écriture de ce livre a duré quatre ans. Elle n'a pas été facile. Les creux entre les moments d'inspiration étaient énormes et, plus d'une fois, ils se sont étendus sur une période de six mois: à peu près le temps qu'il a fallu pour que se manifeste le contenu du premier livre. Mais ce dernier volume, j'ai dû l'écrire au moment où j'étais sous les projecteurs. Partout où je suis allé depuis 1996, on m'a demandé : «Quand le tome 3 va-t-il sortir ?», «Où est le tome 3 ?», «Quand faut-il s'attendre à recevoir le tome 3 ?»

 

Vous pouvez vous imaginer ce que cela m'a fait et les répercussions que cela a eues sur le processus de sa gestation. C'était comme si j'avais fait l'amour sur le monticule du lanceur au Yankee Stadium.

 

En fait, cet acte m'aurait accordé une plus grande discrétion. Au cours de l'écriture du tome 3, chaque fois que je prenais le stylo, j'avais l'impression que cinq millions de personnes m’observaient dans l'attente, suspendues à chaque mot.

 

Je ne dis pas cela pour me féliciter d'avoir achevé ce travail, mais uniquement pour expliquer pourquoi il a exigé autant de temps. Ces dernières années, mes instants de solitude mentale, spirituelle et physique ont été très rares et espacés.

 

J'ai commencé ce volume au printemps de 1994, et tout le début de la narration a été écrit durant cette période. La suite s'étale sur plusieurs mois, saute une année entière, pour finalement culminer avec l'écriture des derniers chapitres au printemps et à l'été de 1998.

 

Vous pouvez au moins être sûrs d'une chose : ce livre n'a nullement été bâclé. Ou bien l'inspiration venait clairement, ou bien je me contentais de déposer le stylo et refusais d'écrire - dans un cas, pendant plus de quatorze mois. J'étais déterminé à ne produire aucun livre plutôt que de le faire pour respecter l'obligation que je m'étais donnée. Mon éditeur était quelque peu tendu, mais mon attitude m'a permis de travailler avec confiance, même s'il a fallu y mettre le temps. Je vous présente donc ce livre en étant tout à fait rassuré. Il résume les enseignements des deux premières tranches de cette trilogie et les amène à leur conclusion logique et renversante.

 

Si vous avez lu la préface de l'un des deux premiers tomes, vous savez que dans chaque cas je ressentais une certaine appréhension. En fait, je craignais l'éventuelle réaction que provoqueraient ces écrits. Je n'ai plus cette peur. Je n'ai aucune inquiétude en ce qui concerne le tome 3. Je sais que sa profondeur et sa vérité, sa chaleur et son amour toucheront un grand nombre de lecteurs.

 

Pour moi, c'est là un ouvrage spirituel et sacré. Je m'aperçois que c'est vrai de la trilogie entière, et ces livres seront lus et étudiés pendant des décennies, par des générations entières. Pendant des siècles, peut-être. Dans sa totalité, la trilogie couvre une gamme étonnante de sujets, passant des relations personnelles à la nature de la réalité ultime et à la cosmologie universelle. Elle nous livre des observations sur la vie, la mort, l'amour, le mariage, le sexe, le fait d'être parent, la santé, l'éducation, l'économie, la politique, la spiritualité et la religion, le travail et la façon juste de vivre, la physique, le temps, les mœurs et coutumes sociales, le processus de la création, notre relation avec Dieu, l'écologie, le crime et le châtiment, la vie dans les sociétés hautement évoluées du cosmos, le bien et le mal, les mythes culturels et l'éthique culturelle, l'âme, les âmes sœurs, la nature de l'amour authentique et l'expression glorieuse de cette part de nous-même qui sait que la Divinité est notre héritage naturel.

 

Puissiez-vous tirer des bienfaits de ce travail.

 

Soyez bénis.

 

Neale Donald Walsch

Ashland, en Oregon

Septembre 1998

 


 

 

 

 

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Nous sommes le dimanche de Pâques 1994, et me voici, stylo à la main, selon les instructions. J'attends Dieu. Il a promis de se présenter, comme Elle l'a fait les deux derniers dimanches de Pâques, pour commencer une autre conversation d'un an. La troisième et dernière - jusqu'ici.

 

Ce processus - cette communication extraordinaire - a commencé en 1992. Il sera terminé à Pâques 1995. Trois ans, trois livres. Le premier traitait de sujets largement personnels : comment entretenir nos relations amoureuses, comment trouver le travail qui nous convient, comment gérer les puissantes énergies de l'argent, de l'amour, du sexe et de Dieu, et comment les intégrer à notre vie quotidienne. Le deuxième élargissait cette thématique, allant jusqu'à des considérations géopolitiques majeures : la nature des gouvernements, la création d'un monde sans guerre, la base d'une société internationale unifiée. Cette troisième et dernière partie de la trilogie fera le point, me dit-on, sur les questions les plus grandes auxquelles l'homme est confronté: les autres mondes, les autres dimensions, et la façon dont s'accorde ce complexe entrelacement.

 

La progression a été la suivante :

 

• vérités individuelles,

• vérités planétaires,

• vérités universelles.

 

Comme c'était le cas dans les deux premiers manuscrits, je ne sais absolument pas où tout cela mène. Le processus est simple. Je place le stylo sur le papier, je pose une question... et j'observe les pensées qui me viennent à l'esprit. S'il n'y a rien, si on ne me transmet aucune parole, je dépose le tout jusqu'à un autre jour. Le processus entier a duré environ un an dans le cas du premier livre, plus d'un an pour le second. (Ce deuxième livre est encore en cours de processus au moment où celui-ci commence.)

 

Je m'attends à ce que celui-ci soit le plus important des trois.

 

Pour la première fois depuis le début, ce processus me gêne beaucoup. Deux mois se sont écoulés depuis que j'ai écrit ces quatre ou cinq premiers paragraphes. Deux mois depuis Pâques, et rien n'est venu : uniquement que de la gêne.

 

J'ai passé des semaines à réviser et à corriger les épreuves du premier livre de cette trilogie - et cette semaine, je viens tout juste de recevoir la version finale du Tome 1, que j'ai dû renvoyer à la typographie, avec quarante-trois erreurs distinctes à corriger. Entre-temps, le deuxième livre, encore sous forme manuscrite, n'a été achevé que la semaine dernière - après deux mois de retard au «calendrier». (Il était censé être prêt avant Pâques 1994.) Ce livre-ci, commencé le dimanche de Pâques en dépit du fait que le tome 2 n'était pas terminé, a langui depuis lors dans sa chemise : depuis que le tome 2 est terminé, il réclame de l'attention.

 

Mais pour la première fois depuis 1992, année à laquelle tout cela a commencé, j'ai l'impression de résister à ce processus, d'en être presque contrarié. Je me sens piégé par cette mission et je n'ai jamais aimé agir par obligation. De plus, ayant distribué à quelques personnes des exemplaires non corrigés du premier manuscrit et ayant entendu leurs réactions, je suis convaincu, à présent, que ces trois livres seront lus par un large public, examinés à fond, analysés d'après leur pertinence théologique et soumis à des débats passionnés pendant des décennies.

 

C'est donc à grand-peine que je suis arrivé à cette page-ci ; j'ai beaucoup de difficulté à considérer ce stylo comme mon ami - car même si je sais qu'il faut transmettre cette matière, je sais aussi que je m'expose aux attaques les plus virulentes, au ridicule, et peut-être même à la haine de bien des gens pour avoir osé publier cette information - et beaucoup moins pour avoir osé annoncer qu'elle me vient directement de Dieu.

 

Ma grande peur est de m'avérer inadéquat et impropre en tant que «porte-parole» de Dieu, étant donné la série apparemment interminable d'erreurs et de fautes qui ont marqué ma vie et caractérisé mon comportement.

 

Ceux qui m'ont connu dans le passé - y compris mes ex-épouses et mes propres enfants - auraient tous les droits d'intervenir pour dénoncer ces écrits, en invoquant ma piètre performance, en tant qu'être humain, dans les fonctions simples et rudimentaires d'époux et de père. J'ai misérablement échoué dans ces domaines et dans d'autres aspects de la vie, comme l'amitié et l'intégrité, l'application et la responsabilité.

 

Bref, je suis profondément conscient de ne pas être digne de me présenter à nouveau en tant qu'homme de Dieu ou messager de la vérité. Je devrais être la dernière personne à assumer ce rôle ou même à se l'octroyer. Je commets une injustice en me permettant de parler de vérité, alors que toute ma vie témoigne de mes faiblesses.

 

Pour ces raisons, Dieu, je te demande de me décharger de mes obligations de scribe et de trouver quelqu'un qui soit digne d'un tel honneur, en raison de la vie qu'il a menée.

 

J'aimerais terminer ce que nous avons commencé ici — même si tu n'es pas tenu de le faire. Tu n'as aucune obligation envers moi ni envers qui que ce soit, mais Je vois que tu es néanmoins convaincu du contraire et que cette idée t'a donné un grand sentiment de culpabilité.

 

J'ai abandonné des gens, y compris mes propres enfants.

 

Tout ce qui est arrivé dans ta vie l'a été d'une manière parfaite, comme il se devait pour que tu grandisses exactement selon tes besoins et ta volonté — ainsi que pour toutes les âmes engagées avec toi.

 

C'est l'excuse habituelle qu'inventent tous les gens du Nouvel Âge pour fuir la responsabilité de leurs gestes et éviter tout résultat désagréable.

 

Je sens que j'ai été égoïste - incroyablement égoïste. Pendant la plus grande part de ma vie, j'ai fait ce qui me plaisait, sans penser aux autres.

 

II n'y a rien de mal à faire ce qui te plaît...

 

Mais tant de gens ont été blessés, abandonnés...

 

La seule question qui importe, c'est : Qu'est-ce qui te plaît le plus ? Tu sembles dire que ce qui te plaît le plus, à présent, ce sont des comportements qui font peu de tort, ou n'en font aucun, aux autres.

 

C'est le moins qu'on puisse dire.

 

Je l'ai fait exprès. Tu dois apprendre à être bienveillant envers toi-même. Et à cesser de te juger.

 

C'est difficile — surtout quand les autres sont si enclins à juger. J'ai l'impression que je vais te porter atteinte, à toi et à la vérité ; que si j'insiste pour achever et publier cette trilogie, je serai un si piètre ambassadeur de ton message que je le discréditerai.

 

Tu ne peux discréditer la vérité. La vérité, c'est la vérité, et elle ne peut être ni confirmée ni infirmée. Elle est, tout simplement.

 

La merveille et la beauté de mon message ne peuvent être affectées par ce que les gens pensent de toi et ne le seront pas.

 

En effet, tu es l'un des meilleurs ambassadeurs, car tu as vécu ta vie d'une façon que tu trouves imparfaite.

 

Les gens peuvent te comprendre — même s'ils te jugent. Et s'ils voient que tu es vraiment sincère, ils peuvent même te pardonner ton «passé sordide».

 

Et pourtant, Je te dis ceci : Tant que tu t'inquiéteras de ce que les autres pensent de toi, tu seras en leur pouvoir.

 

Ce n'est que lorsque tu n'auras plus besoin de l'approbation de personne que tu pourras assumer ton propre pouvoir.

 

Je m'inquiétais davantage du message que de moi. Je m'inquiétais du fait que le message soit terni.

 

Si tu es inquiet à propos du message, alors publie-le. Ne te demande pas si tu le ternis. Le message parlera de lui-même.

 

Rappelle-toi ce que Je t'ai enseigné. L'important n'est pas tellement la façon dont un message est reçu que celle dont il est transmis.

 

Rappelle-toi également ceci : Tu enseignes ce que tu as à apprendre.

 

Il n'est pas nécessaire d'avoir atteint la perfection pour parler de celle-ci. Il n'est pas nécessaire d'avoir atteint la maîtrise pour parler de celle-ci.

 

Il n'est pas nécessaire d'avoir atteint le niveau le plus élevé de l'évolution pour parler de celle-ci.

 

Ne cherche qu'une chose : l'authenticité. Cherche à être sincère. Si tu veux défaire tout le «tort» que tu t'imagines avoir fait, démontre-le par tes gestes. Fais ce que tu peux. Puis, laisse reposer les choses.

 

C'est plus facile à dire qu'à faire. Parfois, je me sens tellement coupable.

 

La peur et la culpabilité sont les seuls ennemis de l'homme.

 

La culpabilité est importante. Elle nous indique que nous avons mal agi.

 

II n'y a rien de «mal». Il n'y a que ce qui ne te sert pas ; ce qui ne dit pas la vérité à propos de qui tu es et de qui tu choisis d'être.

 

La culpabilité est le sentiment qui te tient englué dans qui tu n'es pas.

 

Mais la culpabilité est le sentiment qui, au moins, nous permet de remarquer que nous nous sommes égarés.

 

C'est de la conscience que tu parles, et non de la culpabilité.

 

Je te dis ceci : La culpabilité est une plaie — c'est le poison qui tue la plante.

 

Dans la culpabilité, tu ne grandiras pas — tu ne feras que t'étioler et mourir.

 

La conscience, voilà ce que tu recherches. Mais la conscience n'est pas la culpabilité, et l'amour n'est pas la peur.

 

La peur et la culpabilité, Je te le redis, sont tes seuls ennemis. L'amour et la conscience sont tes véritables amis. Mais ne les confonds pas, car les unes te tueront, tandis que les autres te donneront vie.

 

Alors, je ne dois me sentir «coupable» de rien ?

 

Jamais, au grand jamais. À quoi bon ? Cela te permet seulement de ne pas t'aimer — et cela élimine toutes tes chances de pouvoir aimer quelqu'un d'autre.

 

Et je ne dois avoir peur de rien ?

 

La peur et la prudence sont deux choses différentes. Sois prudent — sois conscient — mais ne sois pas craintif. Car la peur ne fait que paralyser, tandis que la conscience mobilise.

 

Sois mobilisé, et non paralysé.

 

On m'a toujours enseigné à craindre Dieu.

 

Je sais. Et depuis lors, tu as été paralysé dans tes relations avec moi.

 

Ce n'est que lorsque tu as cessé de me craindre que tu as pu créer une quelconque relation profonde avec moi.

 

Si Je pouvais t'offrir un cadeau, une grâce particulière, qui te permettrait de me trouver, ce serait le courage.

 

Bénis soient les courageux, car ils connaîtront Dieu.

 

Cela signifie que tu dois avoir le courage d'abandonner ce que tu crois savoir à propos de Dieu. Tu dois avoir le courage de t'éloigner de ce que les autres t'ont dit à propos de Dieu. Tu dois avoir le courage et l'audace de faire ta propre expérience de Dieu.

 

Et alors, tu ne dois pas t'en sentir coupable. Lorsque ta propre expérience déroge de ce que tu croyais savoir et de ce que tous les autres t'ont dit à propos de Dieu, tu ne dois pas t'en sentir coupable. La peur et la culpabilité sont les seuls ennemis de Dieu.

 

Mais certains disent que suivre ta suggestion, c'est pactiser avec le diable ; que seul le diable suggérerait une telle chose.

 

Le diable n'existe pas.

 

Voilà aussi une chose que le diable dirait.

 

Le diable dirait tout ce que dit Dieu, est-ce bien cela ?

 

Il le dirait d'une façon plus habile, c'est tout.

 

Le diable est plus habile que Dieu ?

 

Plus rusé, disons.

 

Ainsi, le diable «manigance» en disant ce que Dieu dirait ?

 

Avec juste une petite distorsion — juste assez grande pour induire quelqu'un en erreur, pour le faire s'égarer.

 

Je crois que nous avons quelques mots à nous dire à propos du «diable».

 

Eh bien, nous en avons beaucoup parlé dans le tome 1.

 

Pas assez, semble-t-il. Et puis, il y en a peut-être qui n'ont pas lu le tome 1. Ni le tome 2, d'ailleurs. Alors, Je crois qu'on pourrait commencer par résumer quelques-unes des vérités qui se trouvent dans ces livres. Cela préparera le terrain pour introduire les vérités plus grandes, universelles, de ce troisième livre. Et avant cela, nous reparlerons aussi du diable. Je veux que tu saches comment, et pourquoi, une telle entité a été «inventée».

 

D'accord, tu gagnes. Je suis déjà dans le dialogue : apparemment, ça va donc continuer. Mais il faut dire une chose aux lecteurs avant d'entamer cette troisième conversation : il s'est écoulé six mois depuis que j'ai écrit ces premiers mots. Nous sommes le 25 novembre 1994 - le lendemain de l'Action de grâces. Il a fallu vingt-cinq semaines pour arriver ici ; vingt-cinq semaines entre le dernier paragraphe et celui-ci. Il s'est passé bien des choses, au cours de ces vingt-cinq semaines, sauf que ce livre n'a pas progressé d'un pouce. Pourquoi est-ce si long ?

 

Vois-tu de quelle façon tu peux te mettre en échec ? Vois-tu de quelle façon tu peux te saboter ? Voistu de quelle façon tu peux t'arrêter en chemin au moment même où tu arrives à quelque chose de bon ? Tu as fait cela toute ta vie.

 

Hé ! Minute ! Ce n'est pas moi qui ai empêché ce projet d'évoluer. Je ne peux rien faire - je ne peux pas écrire un seul mot - à moins de m'y sentir poussé, à moins de sentir... Je déteste ce mot, mais j'imagine qu'il me faut... assez d'inspiration pour prendre ce bloc-notes jaune et continuer. Et l'inspiration, c'est ton rayon, pas le mien !

 

Je vois. Alors, tu crois que c'est moi qui ai traîné, et pas toi.

 

Quelque chose comme ça, oui.

 

Mon merveilleux ami, ça te ressemble tellement — à toi et à d'autres humains. Tu restes à ne rien faire pendant six mois, à ne rien faire à propos de ton bien le plus élevé, à le repousser, en fait, puis tu blâmes quelqu'un ou quelque chose d'extérieur à toi parce que tu n'aboutis nulle part. Décèles-tu un pattern ?

 

Eh bien...

 

Je te dis ceci : Il n'y a pas un seul instant pendant lequel Je ne suis pas avec toi ; jamais un moment où Je ne suis pas «prêt».

 

Ne t'ai-je pas déjà dit cela ?

 

Eh bien, oui, mais...

 

Je serai toujours avec toi, jusqu'à la fin des temps. Mais Je ne t'imposerai jamais ma volonté.

 

Je choisis ce qui est pour toi le plus grand bien, mais aussi, ce que tu veux te donner. Et c'est la mesure la plus certaine de l'amour.

 

Lorsque Je veux pour toi ce que tu veux te donner, alors Je t'aime vraiment. Lorsque Je veux pour toi ce que Je veux pour toi, alors Je m'aime, à travers toi.

 

Ainsi, à la même aune, tu pourras déterminer si les autres t'aiment et si tu les aimes vraiment. Car l'amoureux ne choisit rien pour lui-même ; il ne cherche qu'à rendre possibles les choix du bien-aimé.

 

Cela semble tout à fait contredire ce que tu as affirmé dans le tome 1, à savoir que l'amoureux ne se préoccupe pas du tout de ce que l'autre est, fait et a, mais seulement de ce que le Soi est, fait et a.

 

Cela soulève également d'autres questions, comme... Que dire du parent qui crie à l'enfant : «Sors de la rue !» ou, mieux encore, qui risque sa propre vie pour s'élancer dans le tourbillon de la circulation et saisir l'enfant ? Que dire de cette mère ? Est-ce qu'elle n'aime pas son enfant ? Pourtant elle lui impose sa volonté. Rappelle-toi ! L'enfant se trouvait dans la rue parce qu'il voulait y être.

 

Comment expliques-tu ces contradictions ?

 

Il n'y en a aucune. Mais tu ne peux pas voir l'harmonie. Et tu ne comprendras cette divine doctrine de l'amour que lorsque tu auras compris que mon choix le plus élevé, en ce qui me concerne, est également ton choix le plus élevé en ce qui te concerne. Et c'est parce que toi et moi ne faisons qu'un.

 

Vois-tu, la divine doctrine est aussi une divine dichotomie, et c'est parce que la vie même est une dichotomie — une expérience au sein de laquelle deux vérités apparemment contradictoires peuvent coexister en un même lieu et en même temps.

 

Dans ce cas-ci, les vérités en apparence contradictoires sont les suivantes : toi et moi sommes séparés, et toi et moi ne faisons qu'un. La même contradiction apparente se manifeste dans ta relation avec tout le reste.

 

Je maintiens ce que J'ai dit dans le tome 1: la plus grave erreur, dans les relations humaines, consiste à se soucier de ce que l'autre veut, est, fait ou a. Ne vous souciez que du Soi. Qu'est-ce que le Soi est, fait ou a ? Qu'est-ce que le Soi veut, nécessite, choisit ? Quel est le choix le plus élevé pour le Soi ?

 

Je maintiens également une autre affirmation faite dans ce livre : le choix le plus élevé pour le Soi devient le choix le plus élevé pour un autre lorsque le Soi réalise qu'il n'y a personne d'autre.

 

Par conséquent, l'erreur n'est pas de choisir ce qu'il y a de mieux pour toi, mais plutôt de ne pas savoir ce qu'il y a de mieux. Cela provient du fait que tu ne sais pas qui tu es vraiment, encore moins qui tu cherches à être.

 

Je ne comprends pas.

 

Eh bien, permets-moi de te donner un exemple. Si tu cherches à remporter l'Indianapolis 500, conduire à 240 km/h est peut-être ce qu'il y a de mieux pour toi. Par contre, si tu veux arriver à l'épicerie en sécurité, ce n'est peut-être pas le cas.

 

Tu dis que tout est affaire de contexte.

 

Oui. Toute la vie. Ce qu'il y a de «mieux» dépend de qui tu es et qui tu cherches à être. Tu ne peux pas choisir intelligemment ce qu'il y a de mieux pour toi à moins de décider de la même manière qui tu es et ce que tu es.

 

En tant que Dieu, Je sais ce que j'essaie d'être. Par conséquent, Je sais ce qu'il y a de «mieux» pour moi.

 

Et qu'est-ce que c'est? Dis-moi ce qu'il y a de «mieux» pour Dieu. Ça devrait être intéressant...

 

Ce qu'il y a de mieux pour moi, c'est de te donner ce qu'il y a de mieux pour toi, selon toi. Car ce que Je tente d'être, c'est l'expression de moi-même. Et c'est par ton intermédiaire que Je le suis.

 

Me suis-tu ?

 

Oui, crois-le ou non, je te suis.

 

Bien. À présent, Je te dirai quelque chose que tu trouveras peut-être difficile à croire.

 

Je t'accorde toujours ce qu'il y a de mieux pour toi... même si j'admets que tu ne le sais peut-être pas toujours.

 

Ce mystère se dissipe quelque peu, maintenant que tu as commencé à comprendre où je veux en venir.

 

Je suis Dieu.

 

Je suis la Déesse.

 

Je suis l'Être suprême. Le Tout de chaque chose. Le commencement et la fin. L'alpha et l'oméga.

 

Je suis la somme et la substance. La question et la réponse. Le haut et le bas. La gauche et la droite, l'ici et le maintenant, l'avant et l'après.

 

Je suis la lumière, et Je suis l'obscurité qui crée la lumière et la rend possible. Je suis la bonté infinie, et la «méchanceté» qui fait que la «bonté» est bonne. Je suis toutes ces choses — le Tout de chaque chose — et Je ne peux faire l'expérience d'aucune partie de moi-même sans faire l'expérience de tout moi-même.

 

Voilà ce que tu ne comprends pas à mon sujet. Tu veux faire de moi l'un, et non l'autre. Le haut et non le bas. Le bon et non le mauvais. Mais en niant la moitié de moi, tu nies la moitié de ton Soi. Ce faisant, tu ne peux jamais être qui tu es vraiment.

 

Je suis le Tout magnifique, et ce que Je cherche, c'est de me connaître d'une façon expérientielle. Je fais cela à travers toi, et à travers tout ce qui existe. Et Je fais l'expérience de moi-même comme d'un être magnifique par les choix que Je fais. Car chaque choix crée le Soi. Chaque choix est définitif. Chaque choix me représente — c'est-à-dire qu'il me re-présente — comme étant qui Je choisis d'être maintenant.

 

Je ne peux pas choisir d'être magnifique si je n'ai aucun choix. II faut qu'une partie de moi soit moins magnifique pour que Je choisisse la partie de moi qui est magnifique.

 

Il en va de même pour toi.

 

Je suis Dieu, plongé dans l'acte de création de moi-même. Et il en va ainsi pour toi.

 

C'est ce que ton âme se languit de faire. C'est ce dont ton âme a faim.

 

Si Je t'empêchais d'avoir ce que tu choisis, Je m'empêcherais moi-même d'avoir ce que Je choisis. Car mon plus grand désir est de faire l'expérience de moi-même en tant que ce que Je suis. Et, comme Je l'ai soigneusement et méticuleusement expliqué dans le tome 1, Je ne peux le faire que dans l'espace de ce que Je ne suis pas.

 

Ainsi, J'ai soigneusement créé ce que Je ne suis pas, afin de faire l'expérience de ce que Je suis. Mais Je Suis tout ce que Je crée — donc Je Suis, en un sens, ce que Je ne suis pas.

 

Comment quelqu'un peut-il être ce qu'il n'est pas ?

 

Facile. C'est ce que tu fais sans cesse. Observe ton comportement.

 

Essaie de comprendre ceci. II n'y a rien que Je ne sois pas. Donc, Je suis ce que Je suis, et Je suis ce que Je ne suis pas.

 

C'EST LA DIVINE DICHOTOMIE.

 

C'est le divin mystère que, jusqu'à présent, seuls les esprits les plus sublimes ont pu comprendre. Je te l'ai révélé ici de façon qu'un plus grand nombre de gens puissent comprendre.

 

C'était le message du tome 1, et cette vérité fondamentale, tu dois la comprendre — tu dois la connaître profondément — si tu veux comprendre et connaître les vérités encore plus sublimes à venir, ici, dans le tome 3.

 

Mais à présent, permets-moi d'arriver à l'une de ces vérités plus sublimes — car elle est contenue dans la réponse à la seconde partie de ta question.

 

J'espérais qu'on revienne à cette partie de ma question. Comment le parent aime-t-il l'enfant s'il dit ou fait ce qu'il y a de mieux pour l'enfant, même s'il doit contrarier le désir de celui-ci pour le faire ? Où le parent fait-il montre de l'amour le plus sincère en laissant l'enfant jouer dans le trafic ?

 

Voilà une question merveilleuse. Et c'est la question que pose chaque parent, d'une façon ou d'une autre, depuis que les parents existent. La réponse est la même pour toi en tant que parent, que pour moi en tant que Dieu.

 

Alors, quelle est la réponse ?

 

Patience, mon fils, patience. «Tout vient à point à qui sait attendre.» As-tu jamais entendu cela ?

 

Ouais, mon père me le disait, et je détestais ça.

 

Je comprends. Mais sois patient avec toi-même, surtout si tes choix ne t'apportent pas ce que tu crois vouloir. La réponse à la seconde partie de ta question, par exemple.

 

Tu sais que tu veux la réponse, mais tu ne la choisis pas. Tu sais que tu ne la choisis pas parce que tu ne fais pas l'expérience de l'avoir. En vérité, tu as la réponse et tu l'as toujours eue. Seulement, tu ne la choisis pas. Tu choisis de croire que tu ne connais pas la réponse - donc, tu ne la connais pas.

 

Oui, tu as parlé de cela, aussi, dans le tome 1. J'ai tout ce que je choisis d'avoir maintenant - y compris une idée complète de Dieu - mais je ne ferai pas l'expérience du fait que je l'ai à moins de savoir que je l'ai.

 

Précisément ! Tu l'énonces parfaitement.

 

Mais comment puis-je savoir ce que je fais avant d'avoir fait l'expérience du fait que je le fais ? Comment puis-je savoir une chose dont je n'ai pas fait l'expérience ? N'est-ce pas un grand esprit qui a dit : «Tout savoir est une expérience.» ?

 

Il s'est trompé.

 

Le savoir ne suit pas l'expérience — il la précède. Là-dessus, la moitié du monde pense à rebours.

 

Alors, tu veux dire que j'ai la réponse à la seconde partie de ma question, mais que je ne sais pas que je l'ai ?

 

Exactement.

 

Mais si je ne sais pas que je l'ai, alors je ne l'ai pas.

 

Voilà le paradoxe, oui.

 

Je ne comprends pas... sauf que je comprends.

 

En effet.

 

Alors, comment puis-je arriver à «savoir que je sais» quelque chose si je ne «sais pas que je le sais» ?

 

Pour «savoir que tu le sais, agis comme si tu le savais».

 

Tu as dit quelque chose là-dessus dans le tome 1, aussi.

 

Oui. Un bon point de départ consisterait à récapituler l'enseignement précédent. Et tu poses «justement» les bonnes questions en me permettant de résumer brièvement au début de ce livre l'information dont nous avons discuté en détail dans les volumes précédents.

 

Donc, dans le tome 1, il a été question du paradigme Être-Faire-Avoir et de la façon dont les individus le conçoivent à rebours.

 

La plupart des gens croient que s'ils «ont» quelque chose (plus de temps, de l'argent, de l'amour — peu importe), ils pourront enfin «faire» quelque chose (écrire un livre, développer un passe-temps, partir en vacances, acheter une maison, entreprendre une relation), ce qui leur permettra d'«être» quelque chose (heureux, en paix, contents, ou en amour).

 

En réalité, ils renversent le paradigme Être-Faire-Avoir. Dans l'univers tel qu'il est réellement (par opposition à l'idée que vous vous en faites), le «fait d'avoir» ne produit pas le «fait d'être» : c'est plutôt l'inverse.

 

D'abord, vous «êtes» la chose appelée «heureux» (ou «informé» ou «sage» ou «compatissant», peu importe), puis vous commencez à «faire» des choses à partir de ce lieu de votre état d'être et, bientôt, vous découvrez que ce que vous faites vous apporte ce que vous avez toujours voulu «avoir».

 

La façon de lancer ce processus créatif (et c'est cela... le processus de la création), c'est d'examiner ce que vous voulez «avoir», de vous demander ce que, selon vous, vous «seriez» si vous l'«aviez», puis directement de l'être.

 

Ainsi, vous inversez la façon dont vous avez utilisé le paradigme Être-Faire-Avoir — en réalité, vous le remettez en place — et vous travaillez avec, plutôt que contre, le pouvoir créateur de l'univers.

 

Voici un résumé de ce principe :

 

Dans la vie, vous n'avez pas à faire quoi que ce soit. Tout ce qui compte, c'est ce que vous êtes.

 

Voilà l'un des trois messages auxquels Je reviendrai à la fin de notre dialogue. Je l'utiliserai pour terminer le livre.

 

Pour l'instant, et afin d'illustrer cela, pense à quelqu'un qui sait seulement que s'il pouvait avoir juste un peu plus de temps, un peu plus d'argent, ou un peu plus d'amour, il serait véritablement heureux.

 

Il ne fait pas le lien entre le fait de «ne pas être très heureux» maintenant et le fait de ne pas avoir le temps, l'argent ou l'amour qu'il veut.

 

C'est cela. Par ailleurs, la personne qui «est» heureuse semble avoir le temps de faire tout ce qui compte vraiment, avoir l'argent nécessaire et assez d'amour pour la vie entière.

 

Elle trouve qu'elle a tout ce qu'il lui faut pour «être heureuse»... en «étant d'abord heureuse» !

 

Exactement. Le fait de décider à l'avance ce que vous choisissez d'être provoque cet état dans votre expérience.

 

«Être ou ne pas être. Voilà la question.»

 

Précisément. Le bonheur est un état d'esprit. Et comme tous les états d'esprit, il se reproduit sous forme physique.

 

Voici une phrase à afficher sur la porte du frigo : «Tous les états d'esprit se reproduisent.»

 

Mais comment peut-on «être» heureux d'abord, ou «être» ce qu'on cherche à être, peu importe ce que c'est — plus prospère, par exemple, ou plus aimé —, si on n'a pas ce dont on pense avoir besoin pour «être» cela ?

 

Fais comme si tu l'étais, et tu l'attireras à toi. Tu deviens ce que tu prétends être.

 

Autrement dit : «Fais semblant jusqu'à ce que tu y arrives.»

 

Quelque chose comme ça, oui. Sauf que tu ne peux pas vraiment «faire semblant». Tes gestes doivent être sincères.

 

Tout ce que tu fais, fais-le sincèrement, sinon le bienfait de l'action se perdra.

 

Ce n'est pas parce que je ne te  «récompenserai» pas. Dieu ne donne ni «récompenses» ni «punitions», comme tu le sais. Mais la loi naturelle exige que le corps, l'esprit et l'âme soient unis dans la pensée, la parole et l'action pour que le processus de la création fonctionne.

 

Tu ne peux pas tromper ton esprit. Si tu manques de sincérité, ton esprit le sait, et c'est fini. Tu viens de mettre fin à toute chance que ton esprit puisse t'aider dans le processus créatif.

 

Bien sûr, tu peux créer sans ton esprit - seulement, c'est beaucoup plus difficile. Tu peux demander à ton corps de faire une chose à laquelle ton esprit ne croit pas et si ton corps le fait suffisamment longtemps, ton esprit commencera à abandonner sa pensée antérieure et à créer une nouvelle pensée. Lorsque tu as une nouvelle pensée à propos d'une chose, tu es en bonne voie de la créer en tant qu'aspect permanent de ton être et non comme une chose avec laquelle tu te contentes de jouer.

 

C'est une voie difficile, et même dans un tel cas, l'action doit être authentique. On peut manipuler les gens, mais on ne peut manipuler l'univers.

 

Alors, nous voici en présence d'un équilibre très délicat. Le corps fait une chose à laquelle l'esprit ne croit pas, mais pour que l'action du corps fonctionne, l'esprit doit y ajouter l'élément sincérité.

 

Comment l'esprit peut-il ajouter la sincérité lorsqu'il ne «croit» pas à ce que fait le corps ?

 

En retirant l'élément égoïste du gain personnel.

 

Comment ?

 

L'esprit n'est peut-être pas capable d'admettre sincèrement que les gestes du corps puissent t'apporter ce que tu choisis, mais il semble savoir très clairement que Dieu apportera de bonnes choses à quelqu'un d'autre, par ton intermédiaire.

 

Par conséquent, tout ce que tu choisis pour toi-même, offre-le à un autre.

 

Voudrais-tu répéter, s'il te plaît ?

 

Bien sûr.

 

Tout ce que tu choisis pour toi-même, offre-le à un autre.

 

Si tu choisis d'être heureux, fais en sorte qu'un autre soit heureux. Si tu choisis d'être prospère, fais en sorte qu'un autre le soit.

 

Si tu choisis d'avoir plus d'amour dans ta vie, fais en sorte qu'un autre ait plus d'amour dans la sienne.

 

Fais-le sincèrement - non pas parce que tu recherches le gain personnel, mais parce que tu veux vraiment que l'autre personne ait cela - et toutes les choses que tu donneras te reviendront.

 

Pourquoi est-ce ainsi ? Comment tout cela fonctionne-t-il ?

 

L'acte même de donner quelque chose t'amène à faire l'expérience de l'avoir afin de le donner. Comme tu ne peux pas offrir à un autre une chose que tu n'as pas maintenant, ton esprit en arrive à une nouvelle conclusion, à une nouvelle pensée à ton propos - à savoir que tu dois avoir cela, sinon tu ne pourrais pas le donner.

 

Cette nouvelle pensée devient alors ton expérience. Tu commences à «être» cela. Et une fois que tu as commencé à «être» une chose, tu as engagé les rouages de la plus puissante machine à créer de l'univers - ton Soi divin.

 

Tout ce que tu es, tu le crées.

 

Le cercle est complet, et tu créeras de plus en plus de cette chose dans ta vie. Elle se manifestera dans ton expérience physique.

 

Voilà le plus grand secret de la vie. C'est ce que les tomes 1 et 2 ont servi à te dire. Tout était là, d'une façon beaucoup plus détaillée.

 

S'il te plaît, explique-moi pourquoi la sincérité est si importante lorsqu'on offre à un autre ce qu'on choisit pour soi-même.

 

Si tu donnes à un autre d'une manière artificielle, pour le manipuler afin d'obtenir quelque chose, ton esprit le sait. Tu viens de lui signaler que tu n'as pas cette chose-là, maintenant. Et puisque l'univers n'est rien d'autre qu'une immense photocopieuse qui reproduit tes pensées sous une forme physique, cela deviendra ton expérience. En d'autres termes, tu continueras à faire l'expérience de «ne pas l'avoir» - peu importe ce que tu fais !

 

De plus, ce sera l'expérience de la personne à qui tu essaies de le donner. Et celle-ci verra que tu cherches uniquement à obtenir quelque chose, que tu n'as rien, en réalité, à offrir, et que le fait de le donner constituera un geste vide dont on verra toute la superficialité égoïste dont il émane.

 

Ainsi, la chose même que tu as cherché à attirer, tu la repousseras.

 

Mais lorsque tu donnes quelque chose à un autre avec la pureté du coeur — parce que tu vois qu'il en veut, qu'il en a besoin, et qu'il devrait l'avoir —, tu découvres alors que tu l'as, puisque tu la donnes. Et c'est là une grande découverte.

 

C'est vrai ! Ça marche vraiment ainsi ! Je me souviens d'un moment dans ma vie où les choses n'allaient pas tellement bien. Je prenais ma tête entre mes mains en me disant que je n'avais plus d'argent, que j'avais très peu de nourriture et que je ne savais pas où j'allais prendre mon prochain repas complet ni comment je pourrais payer mon loyer. Ce soir-là, j 'ai rencontré un jeune couple au terminus d'autobus. J'y étais pour prendre un paquet et je voyais ces jeunes, blottis sur un banc, qui utilisaient leurs manteaux pour se couvrir.

 

Je les ai vus, et mon cœur a bondi vers eux. Je me suis rappelé ma jeunesse, comment c'était quand on était jeunes, à survivre à peine et toujours entre deux endroits, comme ça. Je suis allé les trouver et je leur ai demandé s'ils aimeraient venir chez moi et s'asseoir près d'un bon feu, boire un peu de chocolat chaud et profiter d'une bonne nuit de repos sur un sofa-lit. Ils ont levé vers moi des yeux tout grands, tels des enfants un matin de Noël.

 

Eh bien, nous sommes arrivés à la maison, et je leur ai préparé un repas. Nous avons tous mangé mieux, ce soir-là, qu'aucun de nous ne l'avait fait depuis un bon moment déjà. La nourriture avait toujours été là. Le réfrigérateur était plein. Je n'avais qu'à tendre le bras vers l'arrière et à saisir tout ce que j'avais repoussé vers le fond. J'ai fait un sauté de «tout-ce-qui-reste-dans-le-frigo», et c'était formidable ! Je me rappelle m'être demandé : d'où provenait toute cette nourriture.

 

Le lendemain matin, j'ai même préparé le petit-déjeuner aux deux jeunes et je les ai ramenés sur leur route. En les déposant au terminus d'autobus, j'ai fouillé dans ma poche et leur ai donné un billet de vingt dollars en leur disant : «Ça pourra peut-être vous aider». Puis, je leur ai donné une accolade et je suis parti sur la route. Toute la journée, je me sentais mieux à propos de ma situation. Je dirais même, toute la semaine ! Et cette expérience, que je n'ai jamais oubliée, a produit un profond changement dans mon regard et dans ma compréhension de la vie.

 

Dès lors, les choses se sont améliorées, et en me regardant dans la glace ce matin, j'ai remarqué une chose très importante. Je suis encore là.

 

Voilà une belle histoire. Et tu as raison. C'est exactement ainsi que ça fonctionne. Alors, quand tu veux une chose, donne-la. Ainsi, tu ne te trouveras plus à la «vouloir». Tu feras immédiatement l'expérience de I'«avoir». À partir de là, ce n'est qu'une question de degré. Psychologiquement, tu trouveras beaucoup plus facile d'«ajouter» que de créer à partir de rien.

 

J'ai le sentiment d'avoir entendu quelque chose de très profond, là. À présent, peux-tu relier cela à la seconde partie de ma question ? Y a-t-il un lien ?

 

Ce que je propose, vois-tu, c'est que tu as déjà la réponse à cette question. Maintenant, tu vis la pensée que tu n'as pas la réponse ; que si tu l'avais, tu aurais la sagesse. Alors, tu viens à moi pour obtenir la sagesse. Mais Je te le dis : Sois la sagesse, et tu l'auras.

 

Et quelle est la manière la plus rapide d'«être» la sagesse ? De faire en sorte qu'un autre soit sage. Choisis-tu d'avoir la réponse à cette question ? Donne la réponse à un autre.

 

Alors, maintenant, je vais te poser une question. Je ferai semblant de «ne pas savoir» et tu me donneras la réponse.

 

Comment le parent qui retire un enfant au milieu de la circulation peut-il vraiment aimer cet enfant, si l'amour signifie qu'on veut pour l'autre ce qu'il veut pour lui ?

 

Je ne sais pas.

 

Je sais que tu ne sais pas. Mais si tu pensais que tu le sais, quelle serait ta réponse ?

 

Eh bien, je dirais que le parent désire vraiment pour l'enfant ce que veut ce dernier — c'està-dire rester en vie. Je dirais que l'enfant ne veut pas mourir, mais ne sait tout simplement pas que le fait d'errer dans le trafic pourrait provoquer cela. Alors, en courant attraper l'enfant, le parent ne le prive aucunement de l'occasion d'exercer sa volonté — mais entre en contact avec le choix véritable de l'enfant, avec son plus profond désir.

 

Ce serait une très bonne réponse.

 

Si cela est vrai, alors toi, en tant que Dieu, tu ne devrais rien faire d'autre que de nous empêcher de nous blesser, car nous ne pouvons désirer profondément nous faire du tort, même si nous le faisons tout le temps. Pourtant, tu te contentes de rester là à nous regarder.

 

Je suis sans cesse en contact avec votre plus profond désir, et c'est toujours ce que Je vous donne.

 

Même quand vous faites quelque chose qui vous amènerait à mourir — si c'est votre plus profond désir, c'est ce que vous obtenez : l'expérience de la «mort».

 

Je n'interfère jamais, jamais, avec votre plus profond désir.

 

Veux-tu dire que lorsque nous nous faisons mal à nous-mêmes, c'est ce que nous voulons faire ? C'est là notre plus profond désir ?

 

Vous ne pouvez pas vous «faire mal» à vous-mêmes. Vous êtes incapables de vous faire mal. Le «mal» est une réaction subjective et non un phénomène objectif. Vous pouvez choisir de vous faire «mal» à partir de n'importe quelle rencontre ou de n'importe quel phénomène, mais ce sera votre entière décision.

 

Dans le contexte de cette vérité, la réponse à ta question est oui. Quand tu t'es «fait mal», c'est parce que tu le voulais. Mais Je te dis cela dans un contexte supérieur, ésotérique, et ce n'est pas vraiment de là qu'«origine» ta question.

 

Au sens où tu l'entends, comme une question de choix conscient, Je dirais que non, que chaque fois que tu fais quelque chose qui te fait mal, ce n'est pas parce que tu le «voulais».

 

L'enfant qui se fait heurter par une voiture parce qu'il déambulait en pleine rue ne «voulait» pas (ce n'était pas un désir, une recherche, un choix conscients) l'être.

 

L'homme qui épouse à maintes reprises le même type de femme — celle qui ne lui convient vraiment pas — emballé sous différentes formes, ne «veut» pas (ce n'est ni un désir, ni une quête, ni un choix conscients) continuer à créer de mauvais mariages.

 

On ne peut affirmer que la personne qui écrase son pouce avec un marteau a «voulu» vivre cette expérience. Ce n'était ni un désir, ni une quête, ni un choix conscients.

 

Mais tous les phénomènes objectifs sont attirés vers toi par le biais du subconscient ; tous les événements sont créés par toi d'une façon inconsciente; chaque personne, endroit ou chose de ta vie ont été attirés vers toi, par toi — ont été créés par le Soi, si tu veux — pour te fournir les conditions exactes et appropriées, l'occasion parfaite, de vivre ce que tu voulais vivre ensuite dans ton projet d'évolution.

 

Rien ne peut arriver — Je te le dis, rien ne peut survenir — dans ta vie qui ne soit pas une occasion précisément parfaite, pour toi, de guérir, de créer, ou de vivre ce que tu voulais guérir, créer ou vivre afin d'être qui tu es vraiment.

 

Et qui suis-je, en réalité ?

 

Tout ce que tu choisis d'être, l'aspect de la divinité que tu veux être — voilà ce que tu es. Cela peut se transformer à tout moment. En effet, cela change fréquemment, d'un instant à l'autre. Mais si tu veux que ta vie se pose, si tu veux cesser de t'attirer une aussi grande variété d'expériences, il y a un moyen. Cesse tout simplement de changer d'idée aussi souvent à propos de qui tu es et de qui tu choisis d'être.

 

C'est plus facile à dire qu'à faire !

 

Ce que je vois, c'est que tu prends ces décisions à plusieurs niveaux différents. L'enfant qui décide d'aller dans la rue pour jouer dans le trafic ne fait pas le choix de mourir. Il fait peut-être un certain nombre d'autres choix, mais mourir n'en fait pas partie. La mère sait cela.

 

Le problème, ici, n'est pas que l'enfant ait choisi de mourir, mais qu'il ait fait des choix qui pourraient mener à plus d'un résultat, y compris sa mort. Ce fait n'est pas clair pour lui ; il lui est inconnu. En fait, l'information qui lui manque empêche l'enfant de faire un choix éclairé, un meilleur choix.

 

Alors, tu vois, tu as tout analysé parfaitement.

 

Eh bien, moi, en tant que Dieu, Je n'interférerai jamais avec tes choix — mais Je saurai toujours ce qu'ils sont.

 

Par conséquent, tu tiens peut-être pour acquis que si une chose t'arrive, c'est parfait ainsi — car rien n'échappe à la perfection dans le monde de Dieu.

 

La trame de ta vie — les gens, les endroits et les événements qui y figurent — a été parfaitement créée par le parfait créateur de la perfection même : toi. Et moi... en toi, en tant que toi, et grâce à toi.

 

Alors, nous pouvons travailler ensemble, dans ce processus de cocréation, d'une façon consciente ou inconsciente. Tu peux vivre ta vie d'une façon consciente ou inconsciente. Tu peux suivre ta voie endormi ou éveillé.

 

À toi de choisir.

 

Attends ! Revenons à ce commentaire sur le fait de prendre des décisions à plusieurs niveaux. Tu disais que si je voulais que la vie soit plus calme, je devais cesser de changer d'idée à propos de qui je suis et de qui je veux être. Quand j'ai dit que ce n'était peut-être pas facile, tu as fait remarquer que nous faisions tous nos choix à plusieurs niveaux. Peux-tu élaborer ? Qu'est-ce que cela signifie ? Quelles en sont les implications ?

 

Si tes désirs correspondaient à ceux de ton âme, tout serait très simple. Si tu écoutais la partie de toi qui est âme pure, toutes tes décisions seraient faciles et tous les résultats, joyeux. C'est parce que  les choix de l'esprit sont toujours les plus élevés.

 

Il n'est pas essentiel de les comprendre après coup. II n'est pas nécessaire de les analyser ni de les évaluer. Il suffit de les suivre, d'agir en fonction d'eux.

 

Mais tu n'es pas seulement une âme. Tu es un être en trois parties, fait d'un corps, d'un esprit et d'une âme. C'est à la fois ta gloire et ton prodige. Car tu prends souvent des décisions et tu effectues des choix aux trois niveaux simultanément qui ne coïncident pas toujours.

 

Il n'est pas rare que ton corps veuille une chose, tandis que ton esprit en cherche une autre et que ton âme en désire une troisième. C'est vrai, en particulier, des enfants, qui, souvent, n'ont pas encore suffisamment de maturité pour faire des distinctions entre ce qui paraît «amusant» pour le corps et ce qui a du sens pour l'esprit — encore moins pour ce qui est en résonance avec l'âme. Par conséquent, l'enfant va se dandiner dans la rue.

 

Alors, en tant que Dieu, Je suis conscient de tous vos choix — même de ceux que vous faites d'une façon subconsciente. Je n'interférerai jamais avec eux, bien au contraire. Ma tâche consiste à faire en sorte que vos choix se réalisent. (En vérité, c'est vous qui vous les accordez. Je n'ai fait que mettre en place un système qui vous le permet, soit le processus de création, et il est expliqué en détail dans le tome 1.)

 

Lorsque vos choix se trouvent en conflit — quand le corps, l'esprit et l'âme n'agissent pas d'une façon unifiée — le processus de création fonctionne sur tous les plans, en produisant des résultats mitigés. Si, par contre, votre être est en harmonie et que vos choix sont unifiés, des choses étonnantes peuvent se produire.

 

Vos jeunes gens ont une expression — «s'organiser» — qui pourrait décrire l'état unifié de l'être.

 

Dans votre prise de décision, il y a également des niveaux à l'intérieur de niveaux. C'est particulièrement vrai au sujet de l'esprit.

 

Votre esprit peut, et il le fait, prendre des décisions et faire des choix à partir de l'un des trois niveaux intérieurs : la logique, l'intuition, l'émotion — et parfois des trois — en produisant le potentiel de conflits intérieurs supplémentaires.

 

Et au sein de l'un de ces plans — l'émotion —, il y a cinq autres niveaux. Ce sont les cinq émotions naturelles : la peine, la colère, l'envie, la peur et l'amour.

 

Et à l'intérieur de celles-ci, il y a aussi deux derniers niveaux : l'amour et la peur.

 

Les cinq émotions naturelles comprennent l'amour et la peur, qui sont la base de toutes les émotions. Les trois autres sont des excroissances de ces deux-là.

 

En définitive, toutes les pensées sont parrainées par l'amour ou la peur. C'est la grande polarité. C'est la dualité primale. Tout, en fait, revient à l'une ou l'autre des deux émotions. Les pensées, les idées, les concepts, les façons de comprendre, les décisions, les choix et les actions sont fondés sur l'une d'elles.

 

Et à la fin, il n'y en a vraiment qu'une : l'amour.

 

En vérité, il n'y a que l'amour. Même la peur est une excroissance de l'amour, et quand on l'utilise efficacement, elle exprime l'amour.

 

La peur exprime l'amour ?

 

Sous sa forme la plus élevée, oui. Tout exprime l'amour, quand l'expression est sous sa forme la plus élevée.

 

Le parent qui sauve l'enfant de la mort dans la rue exprime-t-il la peur ou l'amour ?

 

Eh bien, les deux, je suppose. La peur pour la vie de l'enfant, et l'amour — assez pour risquer sa vie afin de sauver l'enfant.

 

Précisément. Ainsi, nous voyons que la peur, sous sa forme la plus élevée, devient de l'amour... est de l'amour... exprimé en tant que peur.

 

De même, en remontant l'échelle des émotions naturelles, la peine, la colère et l'envie sont toutes des formes de la peur, qui, en retour, est une forme de l'amour.

 

Une chose mène à une autre. Vois-tu ?

 

Le problème survient lorsque l'une ou l'autre des cinq émotions naturelles devient faussée. Alors, elles deviennent toutes grotesques et ne sont pas du tout reconnaissables en tant qu'excroissances de l'amour, encore moins en tant que Dieu, qui est l'Amour absolu.

 

J'ai déjà entendu parler des cinq émotions naturelles à partir de ma merveilleuse association avec le Dr Elisabeth Kübler-Ross. Elle m'a enseigné à ce sujet.

 

En effet. Et c'est moi qui lui ai donné l'inspiration d'enseigner à ce sujet.

 

Alors, je constate que lorsque je fais des choix, bien des choses dépendent de «l'espace d'où je viens», et que ce «d'où je viens» pourrait avoir plusieurs couches.

 

Oui, c'est bien cela.

 

S'il te plaît, dis-moi tout sur les cinq émotions naturelles. J'aimerais l'entendre encore, car j'ai oublié une grande partie de ce que Elisabeth m'a enseigné.

 

La peine est une émotion naturelle. C'est la part de toi qui te permet de dire adieu quand tu ne veux pas ; d'exprimer — de pousser, de propulser - la tristesse en toi lorsque tu éprouves une forme quelconque de perte. Ce peut être aussi bien la perte d'un être aimé, que la perte d'un verre de contact.

 

Lorsqu'on vous permet d'exprimer votre peine, vous vous en débarrassez. Les enfants à qui on permet d'être tristes lorsqu'ils le sont arrivent à l'âge adulte en ayant une attitude très saine envers la tristesse et, par conséquent, passent très rapidement à travers elle.

 

Les enfants auxquels on dit : «Voyons, voyons, ne pleure pas», ont de la difficulté à pleurer une fois devenus adultes. Après tout, on leur a appris toute leur vie à ne pas le faire. Pourtant, ils répriment leur peine.

 

La peine continuellement réprimée devient donc dépression chronique, une émotion qui n'est pas du tout naturelle.

 

A cause de cette dépression chronique, des gens ont même tué. Des guerres ont éclaté, des pays se sont effondrés.

 

La colère est une émotion naturelle. C'est l'outil qui vous permet de dire : «Non, merci.» Elle n'a pas à être offensante et ne doit jamais nuire à personne.

 

Lorsqu'on permet aux enfants d'exprimer leur colère, ils arrivent à l'âge adulte en ayant une attitude très saine à cet égard et dépassent donc habituellement très vite leur colère.

 

Les enfants à qui on fait sentir que la colère n'est pas correcte — qu'il est mauvais de l'exprimer, et qu'en fait, ils ne devraient même pas la ressentir — auront de la difficulté, devenus adultes, à être en contact avec leur colère d'une façon appropriée.

 

La colère sans cesse réprimée devient de la rage, une émotion qui n'est aucunement naturelle.

 

À cause de la rage, des gens ont tué. Des guerres ont éclaté, des pays se sont effondrés.

 

L'envie est une émotion naturelle. C'est l'émotion qui fait qu'un enfant de cinq ans souhaite pouvoir atteindre la poignée de porte comme le fait sa soeur — ou monter sur sa bicyclette. L'envie est l'émotion naturelle qui vous amène à vouloir refaire une chose ; à fournir plus d'effort ; à continuer à lutter jusqu'à ce que vous y arriviez. II est très sain et très naturel d'être envieux. Lorsqu'on permet aux enfants d'exprimer leur envie, ils arrivent à l'âge adulte en ayant une attitude très saine à cet égard et dépassent très rapidement leur envie.

 

Les enfants auxquels on fait sentir que l'envie n'est pas correcte — qu'il est mal de l'exprimer, et qu'en réalité, ils ne devraient même pas la ressentir — auront de la difficulté, une fois devenus adultes, à être en contact avec leur envie d'une façon juste.

 

L'envie continuellement réprimée devient de la jalousie, une émotion qui n'est pas du tout naturelle.

 

À cause de la jalousie, des gens ont tué. Des guerres ont éclaté, des pays sont tombés.

 

La peur est une émotion naturelle. Tous les bébés naissent avec seulement deux peurs : la peur de tomber et la peur des bruits forts. Toutes les autres peurs sont des réactions acquises par l'enfant, dans son entourage et, développées par ses parents. Le but de la peur naturelle est de permettre à l'individu d'intégrer un peu de prudence. La prudence est un outil qui aide à garder le corps en vie. C'est une excroissance de l'amour. L'amour du Soi.

 

Les enfants à qui on fait sentir que la peur n'est pas correcte — qu'il est mal de l'exprimer, et qu'en réalité, ils ne devraient même pas la ressentir — auront de la difficulté, une fois devenus adultes, à être en contact avec leur peur de façon appropriée.

 

La peur continuellement réprimée devient de la panique, une émotion qui n'est pas du tout naturelle.

 

À cause de la panique, des gens ont tué. Des guerres ont éclaté, des pays se sont effondrés.

 

L'amour est une émotion naturelle. Lorsqu'on laisse un enfant l'exprimer et le recevoir normalement et naturellement, sans limites ni condition, sans inhibition ni gêne, il n'exige rien d'autre. Car la joie de l'amour exprimé et reçu de cette façon se suffit à elle-même. Mais l'amour conditionné, limité, faussé par les règles et les règlements, les rituels et les restrictions, maîtrisé, manipulé et retenu, n'est plus du tout naturel.

 

Les enfants auxquels on fait sentir que leur amour naturel n'est pas correct — qu'il est mal de l'exprimer, et qu'en réalité, ils ne devraient même pas le ressentir — auront de la difficulté, une fois devenus adultes, à être en contact avec l'amour de façon juste.

 

L'amour sans cesse réprimé devient de la possessivité, une émotion qui n'est aucunement naturelle.

 

À cause de la possessivité, des gens ont tué. Des guerres ont éclaté, des pays se sont effondrés.

 

Ainsi, les émotions naturelles, lorsqu'elles sont réprimées, produisent des réactions et des réponses qui ne sont pas naturelles. Et chez la plupart des gens, l'ensemble des émotions naturelles sont réprimées.

 

Pourtant, ce sont vos amies. Ce sont vos dons. Ce sont les outils divins avec lesquels vous façonnez votre expérience.

 

Vous recevez ces outils à la naissance. Ils sont là pour vous aider à négocier la vie.

 

Pourquoi ces émotions sont-elles réprimées chez la plupart des gens ?

 

Parce qu'on leur a enseigné à le faire.

 

Qui le leur a dit ?

 

Leurs parents. Ceux qui les ont élevés.

 

Pourquoi ? Pourquoi font-ils cela ?

 

Parce qu'ils l'ont appris eux-mêmes de leurs parents et que leurs parents l'ont appris des leurs.

 

Oui, oui. Mais pourquoi ? Qu'est-ce qui se passe ?

 

Ce qui se passe, c'est que ce sont les mauvaises personnes qui s'occupent des enfants.

 

Que veux-tu dire ? Qui sont ces «mauvaises personnes» ?

 

La mère et le père.

 

La mère et le père sont les mauvaises personnes pour élever les enfants ?

 

Lorsque les parents sont jeunes, oui. Dans la plupart des cas, oui. En fait, c'est un miracle qu'un si grand nombre d'entre eux s'en occupent aussi bien.

 

Personne n'est plus mal nanti pour élever des enfants que les jeunes parents. D'ailleurs, personne ne le sait mieux qu'eux-mêmes. La plupart des parents doivent assumer cette tâche en ayant très peu d'expérience de la vie. Ils viennent à peine de finir d'être élevés eux-mêmes. Ils cherchent encore des réponses, des indications.

 

Ils ne se sont même pas encore découverts eux-mêmes et essaient de guider et de nourrir la découverte chez d'autres, encore plus vulnérables qu'eux. Ils ne se sont même pas définis et se jettent dans l'acte de définir les autres. Ils essaient encore de surmonter la fausse définition que leur ont donnée leurs parents.

 

Ils n'ont même pas encore découvert qui ils sont et ils tentent de vous dire qui vous êtes. Et la pression est très forte pour qu'ils le fassent bien — mais ils ne peuvent même pas s'occuper correctement de leur vie. Alors, ils se trompent sur toute la ligne : leur vie et celle de leurs enfants.

 

Avec de la chance, le tort qu'ils auront fait à leurs enfants ne sera pas trop grand. Les enfants le dépasseront - mais probablement pas avant de l'avoir transmis à leurs propres enfants.

 

La plupart d'entre vous développerez la sagesse, la patience, la compréhension et l'amour nécessaires pour être de merveilleux parents après la fin des années pendant lesquelles vous avez élevé des enfants.

 

Pourquoi donc ? Je ne comprends pas. Je constate que tes observations sont correctes dans bien des cas, mais pourquoi est-ce ainsi ?

 

Parce que les jeunes gens qui font des enfants n'ont jamais été destinés à les élever. Les années pendant lesquelles vous élevez des enfants devraient vraiment commencer au moment où cette étape est terminée.

 

Je me sens encore un peu perdu, ici.

 

Du point de vue biologique, les êtres humains sont capables de créer des enfants alors qu'ils sont eux-mêmes des enfants — et cela étonnera peut-être la plupart d'entre vous, mais ils le sont pendant quarante ou cinquante ans.

 

Les humains sont «eux-mêmes des enfants» pendant quarante ou cinquante ans ?

 

D'un certain point de vue, oui. Je sais que c'est difficile à croire, mais regarde autour de toi. Les comportements de ta race vont peut-être m'aider à faire ma démonstration.

 

La difficulté réside dans le fait que, dans votre société, on vous dit d'être «adulte» et prêt pour le monde dès l'âge de vingt et un ans. Ajoutez à cela le fait que nombre d'entre vous ont été élevés par des mères et des pères qui, eux-mêmes, avaient à peine plus de vingt et un ans lorsqu'ils ont commencé à vous élever, et vous commencerez à saisir le problème.

 

Si ceux qui font des enfants étaient destinés à les élever, enfanter ne serait pas possible à moins d'avoir cinquante ans !

 

Enfanter était une activité destinée aux jeunes, dont les corps sont forts et bien développés. Élever des enfants était une activité destinée aux aînés, dont l'esprit est fort et bien développé.

 

Dans votre société, vous avez insisté pour donner à ceux qui engendrent les enfants la responsabilité de les élever. Par conséquent, non seulement vous avez rendu très difficile le processus d'élever des enfants, mais vous avez détourné un grand nombre des énergies entourant l'acte sexuel.

 

Euh... pourrais-tu expliquer ?

 

Oui.

 

Bien des humains ont observé ce que Je viens de soulever. C'est-à-dire qu'un grand nombre d'entre eux — la plupart, peut-être — ne sont pas véritablement en mesure d'élever des enfants au moment où ils sont à même de les avoir. Cependant, ayant découvert cela, les humains ont instauré exactement la mauvaise solution.

 

Plutôt que de permettre aux jeunes de goûter aux joies du sexe, et s'il produit des enfants, de les faire élever par les aînés, vous leur dites de ne pas s'adonner au sexe jusqu'à ce qu'ils soient prêts à assumer la responsabilité d'élever les enfants. Vous avez fait en sorte qu'il était «mal» pour eux d'avoir des expériences sexuelles avant cette période, et ainsi, vous avez créé un tabou autour de ce qui était censé être l'une des plus joyeuses célébrations de la vie.

 

Bien sûr, c'est un tabou auquel la progéniture accordera peu d'attention — et pour une bonne raison : il n'est absolument pas naturel de s'y soumettre.

 

Les êtres humains désirent s'accoupler et copuler dès qu'ils sentent le signal interne leur indiquant qu'ils sont prêts. Telle est la nature humaine.

 

Mais leur conception de leur propre nature aura davantage à voir avec ce que vous, en tant que parents, leur avez dit, plutôt qu'avec ce qu'ils ressentent. Vos enfants vous demandent de leur dire ce qu'est la vie.

 

Ainsi, lorsqu'ils ressentent leur premier besoin de se regarder les uns les autres, de jouer innocemment les uns avec les autres, d'explorer leurs «différences» mutuelles, ils vous demandent des signes à cet égard. Cette partie de leur nature humaine est-elle «bonne» ? Est-elle «mauvaise» ? Reçoitelle votre approbation? Doit-elle être étouffée ? Retenue ? Découragée ?

 

On observe que ce que bien des parents ont dit à leur progéniture à propos de cette partie de leur nature humaine trouve son origine dans toutes sortes de choses : ce qu'on leur a dit; ce que défend leur religion ; ce que pense leur société — tout, sauf l'ordre naturel des choses.

 

Dans l'ordre naturel de votre espèce, la sexualité éclôt entre l'âge de neuf ans et de quatorze ans. À partir de l'âge de quinze ans, elle est très présente et s'exprime chez la plupart des humains. Ainsi commence une course contre le temps : les enfants se bousculent pour libérer à fond leur joyeuse énergie sexuelle, et les parents font de même pour les arrêter.

 

Dans cette lutte, les parents ont besoin de toute l'assistance et de toutes les alliances possibles, car, comme on l'a noté, ils demandent à leurs enfants de ne pas faire une chose qui fait pourtant partie intégrante de leur nature.

 

Ainsi, les adultes ont inventé toutes sortes de pressions, de restrictions et de limites familiales, culturelles, religieuses, sociales et économiques pour justifier les exigences artificielles qu'ils imposent à leurs enfants. Ce faisant, les enfants en sont venus à accepter que leur propre sexualité n'était pas naturelle. Comment une chose «naturelle» peut-elle être si couverte de honte, si systématiquement entravée, si contrôlée, tenue à l'écart, restreinte, dominée et niée ?

 

Eh bien, je pense que tu exagères un peu, ici. Ne le crois-tu pas ?

 

Vraiment ? Selon toi, qu'est-ce qu'un enfant de quatre ou cinq ans retient lorsque les parents n'utilisent même pas le terme exact désignant certaines des parties de son corps ? Dites-vous à l'enfant que vous êtes à l'aise à cet égard ? Lui dites-vous qu'il peut l'être ?

 

Euh...

 

Oui... «euh»... en effet.

 

Eh bien, «on n'utilise pas ces mots-là, c'est tout», disait ma grand-mère. Seulement «zizi» et «foufounes», c'est plus joli.

 

Et parce que vous avez un aussi grand «bagage» négatif rattaché aux noms réels de ces parties du corps, vous pouvez à peine utiliser les mots dans une conversation ordinaire.

 

En bas âge, bien entendu, les enfants ne savent pas pourquoi leurs parents pensent ainsi, mais on leur laisse l'impression que certaines parties du corps ne sont «pas correctes» et que tout ce qui s'y rapporte est gênant — sinon «mal».

 

Lorsque les enfants grandissent et que survient l'adolescence, ils peuvent réaliser que cela n'est pas vrai. Mais alors, on leur explique en termes très clairs le rapport entre la grossesse et la sexualité et on leur rappelle qu'ils auront à élever les enfants qu'ils créent. Dès lors, ils ont une autre raison de croire que l'expression sexuelle est «mauvaise» — et la boucle est bouclée.

 

Ce que tout cela a provoqué dans votre société, ce sont de la confusion et des dégâts non négligeables — résultats incontournables lorsqu'on fait des gaffes avec la nature.

 

Vous avez créé la gêne, la répression et la honte vis-à-vis du sexe, ce qui a mené à l'inhibition, à la dysfonction et à la violence sexuelles.

 

En tant que société, vous avez toujours été inhibés devant ce qui vous gêne, toujours eu une dysfonction face à des comportements réprimés, et avez toujours agi d'une manière violente en guise de protestation contre le fait qu'on vous ait appris à avoir honte de choses dont vous n'auriez jamais dû avoir honte, d'après votre coeur.

 

Freud avait donc raison d'affirmer qu'une immense proportion de la colère de l'espèce humaine est peut-être reliée à la sexualité, là où une rage profonde découle du fait de devoir réprimer des instincts, des intérêts et des désirs physiques fondamentaux et naturels.

 

Nombre de vos psychiatres ont avancé cette idée. L'être humain est en colère parce qu'il sait qu'il ne devrait ressentir aucune honte à propos d'une chose qui donne autant de plaisir — et pourtant, il ressent de la honte et de la culpabilité.

 

Tout d'abord, l'être humain se met en colère contre le Soi parce qu'il a tellement de plaisir à propos d'une chose censée être si «mauvaise», de toute évidence.

 

Puis, lorsqu'ils se rendent compte qu'on les a dupés — que la sexualité est supposée être une part merveilleuse, honorable et splendide de l'expérience humaine —, les êtres humains se mettent en colère contre les autres. Contre les parents, qui les ont réprimés, contre la religion, qui leur a donné la honte, contre les membres du sexe opposé, qui les ont mis au défi, et contre la société entière, qui les a dominés.

 

Finalement, ils se mettent en colère contre eux-mêmes, s'en voulant d'avoir laissé tout cela les inhiber.

 

Une grande part de cette colère réprimée a été canalisée vers la construction de valeurs morales faussées et peu judicieuses dans une société qui glorifie et honore, avec monuments, statues, timbres commémoratifs, films, images et émissions de télévision, certains des actes de violence les plus laids du monde, mais qui cache — ou pire encore, qui déprécie — certains des actes d'amour les plus beaux.

 

Et tout cela — tout cela — a émergé d'une seule pensée : que ceux qui engendrent des enfants portent également la seule responsabilité de les élever.

 

Mais si les gens qui mettent des enfants au monde ne sont pas responsables de les élever, qui l'est ?

 

La communauté entière. En particulier les aînés.

 

Les aînés ?

 

Parmi les races et les sociétés les plus évoluées, les aînés élèvent, nourrissent, forment la progéniture et lui transmettent la sagesse, les enseignements et les traditions de leur espèce. J'y reviendrai plus tard, lorsque nous parlerons de certaines de ces civilisations avancées.

 

Dans toute société où la procréation à un jeune âge n'est pas considérée comme «mauvaise» — parce que les aînés de la tribu élèvent les enfants et qu'il n'y a, par conséquent, aucun sentiment de responsabilité et de fardeau écrasants —, la répression sexuelle est inconnue, ainsi que le viol, la déviance et la dysfonction sociosexuelle.

 

Y a-t-il de telles sociétés sur notre planète ?

 

Oui, bien qu'elles soient en train de disparaître. Vous avez tenté de les éradiquer, de les assimiler, parce que vous les avez prises pour des barbares. Dans ce que vous avez appelé vos sociétés non barbares, les enfants (de même que les conjoints, d'ailleurs) sont considérés comme une propriété, comme des biens personnels. Et par conséquent, ceux qui engendrent des enfants doivent devenir ceux qui les élèvent, parce qu'ils doivent prendre soin de ce qu'ils «possèdent».

 

Une pensée racine se trouve à la base d'un grand nombre des problèmes de vos sociétés : l'idée selon laquelle les conjoints et les enfants sont des biens personnels, qu'ils sont «à vous».

 

Nous examinerons plus tard cette question de la «propriété», en explorant et en discutant de la vie chez les êtres hautement évolués. Mais pour l'instant, songez seulement à ceci : Y a-t-il des gens vraiment prêts à élever des enfants à l'époque où ils sont physiquement prêts à les avoir ?                        ashtar-sheran.org

 

En vérité, la plupart des humains ne sont pas munis pour élever des enfants, même au cours de leur trentaine et de leur quarantaine - et il ne faut pas s'attendre à ce qu'ils le soient. Ils n'ont pas vraiment assez vécu en tant qu'adultes pour transmettre une sagesse profonde à leurs enfants.

 

J'ai déjà entendu cette réflexion. Mark Twain en a parlé. On rapporte qu'il a fait ce commentaire : «Quand j'avais dix-neuf ans, mon père ne savait rien. Mais quand j'ai eu 35 ans, j'ai été étonné de voir tout ce que le vieux avait appris.»

 

Il l'a parfaitement exprimé. Vos jeunes années n'ont jamais été faites pour l'enseignement de la vérité, mais pour la cueillette de la vérité. Comment pouvez-vous enseigner aux enfants une vérité que vous n'avez pas encore trouvée ?

 

Bien sûr, vous ne le pouvez pas. Alors, vous finissez par leur dire la seule vérité que vous connaissez — celle des autres. De votre père, de votre mère, de votre culture, de votre religion. Tout, absolument tout, sauf la vôtre. Vous êtes encore en train de la chercher.

 

Et vous allez chercher, expérimenter, trouver, échouer, former et reformer votre vérité, l'idée que vous vous faites de vous-même, jusqu'à ce que vous ayez atteint un demi-siècle sur cette planète, ou presque.

 

Puis, vous commencerez peut-être enfin à vous établir, et à vous installer, avec votre vérité. Et la vérité la plus grande à laquelle vous vous accorderez, probablement, c'est qu'il n'y a aucune vérité constante; que la vérité, comme la vie même, est une chose changeante, une chose en croissance, une chose en évolution — et qu'au moment même où vous croyiez que ce processus d'évolution s'était arrêté, il ne s'est pas arrêté, il ne fait que commencer.

 

Oui, j'en suis déjà arrivé là. J'ai plus de cinquante ans, et c'est là que j'en suis.

 

Bien. À présent, tu es un homme plus sage. Un aîné. À présent, tu devrais élever des enfants. Mieux encore, dans dix ans. Ce sont les aînés qui devraient élever les enfants — et qui y étaient destinés.

 

Ce sont eux qui connaissent la vérité et la vie. Ce qui est important et ce qui ne l'est pas. Ce que veulent vraiment dire des termes comme intégrité, honnêteté, loyauté, amitié et amour.

 

Je vois l'argument que tu viens de soutenir. Il est difficile à accepter, mais nombre d'entre nous venons à peine de passer du statut d'enfant à celui d'étudiant lorsque nous avons des enfants à notre tour et avons l'impression de devoir commencer à leur enseigner. Alors, nous nous disons : Eh bien, je vais leur enseigner ce que mes parents m'ont enseigné.

 

C'est ainsi que les péchés du père sont transmis au fils, même jusqu'à la septième génération.

 

Comment pouvons-nous changer cela ? Comment pouvons-nous mettre fin au cycle ?

 

Faites élever vos enfants par vos aînés qui sont respectés. Les parents voient les enfants chaque fois qu'ils le veulent, vivent avec eux s'ils le veulent, mais ne sont pas les seuls responsables de leurs soins et de leur éducation. Les besoins physiques, sociaux et spirituels des enfants sont satisfaits par la communauté entière, et l'éducation et les valeurs sont offertes par les aînés.

 

Plus tard dans notre dialogue, lorsque nous parlerons des autres cultures dans l'univers, nous examinerons certains modèles de vie. Mais ces modèles ne s'accordent pas à la structure actuelle de votre vie.

 

Qu'entends-tu par là ?

 

Je veux dire que ce n'est pas seulement l'art d'élever des enfants qui correspond à un modèle inefficace, mais toute votre façon de vivre.

 

Encore une fois, que veux-tu dire ?

 

Vous vous êtes éloignés les uns des autres. Vous avez démembré vos familles, désassemblé vos petites communautés en faveur de villes immenses. Dans ces grandes villes, il y a plus de gens, mais moins de «tribus», de groupes ou de clans dont les membres savent que leur responsabilité inclut celle de l'ensemble. Alors, en effet, vous n'avez pas d'aînés. Aucun à portée de la main, en tout cas.

 

Vous avez fait pire que de vous éloigner de vos aînés : vous les avez repoussés. Vous les avez marginalisés. Vous leur avez enlevé leur pouvoir. Et vous avez même gardé de la rancune envers eux.

 

Oui, certains membres de votre société ont même de la rancune vis-à-vis des aînés parmi vous, prétendant qu'ils profitent du système, qu'ils exigent des avantages sociaux que les jeunes doivent payer dans une proportion de plus en plus grande de leurs revenus.

 

C'est vrai. À présent, certains sociologues prédisent une guerre des générations : on blâme les personnes âgées d'être de plus en plus exigeantes, tout en participant de moins en moins. Il y a tellement plus de citoyens âgés maintenant, les «baby boomers» arrivent à l'âge avancé, et les gens vivent en général plus longtemps.

 

Mais si vos aînés ne contribuent pas, c'est parce que vous ne leur avez pas permis de le faire. Vous avez exigé qu'ils se retirent de leur emploi au moment même où ils pouvaient vraiment profiter à la compagnie et qu'ils se retirent d'une participation plus active et plus significative à la vie au moment même où leur participation pouvait donner du sens aux débats.

 

Ce n'est pas seulement dans l'éducation des enfants, mais en politique, en économie et même dans le domaine de la religion, où les aînés avaient au moins un pied, que vous êtes devenus une société qui adore les jeunes et écarte les moins jeunes.

 

Votre société est également devenue singulière, plutôt que plurielle, soit une société composée d'individus plutôt que de groupes.

 

Comme vous avez centré votre société à la fois sur l'individualisme et la jeunesse, vous avez perdu une grande part de sa richesse et de ses ressources. À présent, ces deux dernières vous manquent, car trop d'entre vous vivent dans la pauvreté et l'épuisement émotionnels et psychologiques.

 

Encore une fois, y a-t-il un moyen de mettre fin à ce cycle ?

 

D'abord, observez et reconnaissez que tout cela est réel. Un si grand nombre d'entre vous vivent dans le déni ! Un si grand nombre d'entre vous font semblant de ne pas reconnaître ce qui existe ! Vous vous mentez à vous-mêmes et vous ne voulez pas entendre la vérité, encore moins la dire.

 

Cela aussi, nous en reparlerons lorsque nous jetterons un regard sur les civilisations hautement évoluées, car ce reniement, cet échec à observer et à reconnaître ce qui existe, ce n'est pas rien. Et si vous voulez vraiment changer les choses, j'espère que vous vous permettrez seulement de m'entendre.

 

Le temps est venu de dire la vérité, purement et simplement. Es-tu prêt ?

 

Je le suis. C'est pour cela que je me suis adressé à toi. C'est ainsi que toute cette conversation a commencé.

 

La vérité est souvent inconfortable. Elle ne réconforte que ceux et celles qui ne veulent pas l'ignorer. Pour eux, la vérité est plus que réconfortante : elle devient inspirante.

 

Tout ce dialogue en trois parties, je le trouve inspirant. Continue, s'il te plaît.

 

Il y a une bonne raison de se réjouir, de se sentir optimiste. Je vois que les choses commencent à changer. Plus que jamais au cours des dernières années, votre espèce met davantage l'accent sur la création d'une communauté et l'élaboration de familles élargies. De plus en plus, vous honorez vos aînés, en produisant du sens et de la valeur dans, et à partir de, leur vie. C'est là un grand pas dans une direction merveilleusement utile.

 

Alors, les choses «s'inversent». Votre culture semble avoir entrepris cette étape. À présent, vous avancez à partir de là.

 

Vous ne pourrez effectuer ces changements en un jour. Vous ne pourrez, par exemple, transformer toute votre façon d'élever des enfants, le point de départ de cet enchaînement de pensée, d'une seule traite. Mais vous pouvez modifier votre avenir, étape par étape.

 

La lecture de ce livre constitue l'une de ces étapes. Avant de tirer à sa fin, ce dialogue reviendra sur bien des points importants. Cette répétition ne sera pas accidentelle, mais servira à insister sur certains points.

 

Alors, tu as demandé des idées pour la construction de ton avenir. Commençons par examiner ton passé.


 

 

 

 

(2)

 

2

 

 

Quel est le rapport entre le passé et l'avenir ?

 

Lorsque tu connais le passé, tu peux mieux connaître tous tes futurs possibles. Tu es venu me rencontrer en me demandant de mieux faire fonctionner ta vie. II te serait utile de savoir comment tu es arrivé à ton état actuel.

 

Je te parlerai du pouvoir et de la force — et de la différence entre les deux. Et je t'entretiendrai de ce personnage de Satan que vous avez inventé, des raisons et de l'origine de son invention, et de la façon dont vous en êtes venus à croire que votre Dieu était masculin, et non féminin.

 

Je te parlerai de qui Je suis vraiment, plutôt que de la façon dont vous me décrivez dans vos mythologies. Je te parlerai de mon état d'Être d'une telle façon que tu remplaceras avec joie la mythologie par la cosmologie : la véritable cosmologie de l'univers, et sa relation avec moi. Je te ferai connaître la vie, comment elle fonctionne et pourquoi elle est ainsi. Ce chapitre concerne tout cela.

 

Lorsque tu connaîtras ces choses, tu pourras déterminer de quelles créations de ta race tu veux te débarrasser. Car cette troisième partie de notre conversation, ce troisième livre, se rapporte à la construction d'un nouveau monde, la création d'une autre réalité.

 

Vous avez vécu trop longtemps, mes enfants, dans une prison que vous avez vous-mêmes conçue. II est temps de vous en libérer.

 

Vous avez emprisonné vos cinq émotions naturelles, les avez réprimées et changées en émotions non naturelles, ce qui a entraîné malheur, mort et destruction dans votre monde.

 

Depuis des siècles sur cette planète, le modèle de comportement est : ne «cède» pas à tes émotions. Si tu ressens de la peine, dépasse-la ; si tu te sens en colère, refoule-la ; si tu ressens de l'envie, aies-en honte ; si tu ressens de la peur, passe par-dessus ; si tu ressens de l'amour, contrôle-le, limite-le, garde-le, fuis-le : fais tout ton possible pour cesser de l'exprimer, complètement, sur-le-champ, ici même.

 

Il est temps que tu te libères.

 

En vérité, tu as emprisonné ton Soi sacré. Et il est temps de libérer ton Soi.

 

Je commence à être fébrile, maintenant. Comment commençons-nous ? Où commençons-nous ?

 

Dans notre brève étude sur la façon dont tout cela s'est dessiné ainsi, retournons à l'époque où votre société s'est réorganisée. C'est alors que les hommes sont devenus l'espèce dominante, puis ont trouvé inconvenant d'exposer les émotions — ou même, dans certains cas, d'en avoir.

 

Qu'entends-tu par «lorsque la société s'est réorganisée» ? De quoi parle-t-on ici ?

 

À une époque antérieure de votre histoire, vous avez vécu dans une société matriarcale. Puis, à la suite d'un changement, le patriarcat a émergé. Lorsque vous avez effectué ce changement, vous vous êtes éloignés de l'expression de vos émotions. Vous avez traité de «faibles» ceux qui s'y adonnaient. C'est au cours de cette période que les mâles ont également inventé le diable et le Dieu masculin.

 

Les mâles ont inventé le diable ?

 

Oui. Satan est essentiellement une invention des hommes. En définitive, toute la société s'y est pliée, mais le fait de se détourner des émotions et d'inventer un «malin», faisait partie d'une rébellion masculine contre le matriarcat, cette période durant laquelle les femmes gouvernaient tout à partir de leurs émotions. Elles détenaient l'ensemble des postes gouvernementaux, toutes les positions ayant trait au pouvoir religieux, tous les lieux d'influence dans le commerce, la science, l'enseignement supérieur et la guérison.

 

Quel pouvoir les hommes avaient-ils ?

 

Aucun. Les hommes devaient justifier leur existence, car ils avaient très peu d'importance au-delà de leur capacité de fertiliser des oeufs femelles et de déplacer des objets lourds. Ils étaient telles des fourmis et des abeilles ouvrières. Ils se chargeaient du lourd travail physique et faisaient en sorte que l'on produisait et que l'on protégeait les enfants.

 

Les hommes mirent des siècles à trouver et à se tailler une place importante dans le tissu de leur société. Des siècles s'écoulèrent avant même que l'on autorise les mâles à participer aux affaires de leur clan, à avoir une voix ou un vote dans les décisions communautaires. Les femmes ne les trouvaient pas suffisamment intelligents pour comprendre ces questions.

 

Dis donc ! il est difficile d'imaginer une société quelconque interdisant à toute une classe de gens de voter en se basant tout simplement sur son sexe.

 

J'aime ton sens de l'humour à ce propos. Je l'aime vraiment. Puis-je continuer ?

 

Je t'en prie.

 

D'autres siècles ont passé avant qu'ils puissent vraiment détenir les positions de leadership pour lesquelles ils eurent finalement la chance de voter. D'autres postes d'influence et de pouvoir au sein de leur culture leur étaient encore refusés.

 

Tout de même, accordons-leur une chose : lorsque les mâles ont enfin obtenu des positions d'autorité au sein de la société, lorsqu'au moins ils se sont élevés au-dessus de leur position antérieure de faiseurs de bébés et de quasi-esclaves physiques, ils ne se sont jamais vengés des femmes, mais leur ont toujours accordé le respect, le pouvoir et l'influence que tous les humains méritent, sans égard à leur sexe.

 

Voilà cet humour qui revient.

 

Oh, pardon ! Suis-je sur la bonne planète ?

 

Revenons à notre récit. Mais avant de passer à la création du «diable», parlons un peu du pouvoir. Car c'est, bien sûr, la source et le fondement de l'invention de Satan.

 

À présent, tu vas souligner le fait que tous les hommes ont tout le pouvoir dans la société actuelle, non ? Permets-moi de te devancer et de te dire pourquoi, selon moi, cela s'est produit.

 

Tu as dit qu'au cours de la période matriarcale, les hommes ressemblaient beaucoup à des abeilles ouvrières au service de la reine. Tu as dit aussi qu'ils se chargeaient du difficile travail physique et qu'ils faisaient en sorte que l'on produise et que l'on protège les enfants. Et j'ai eu envie d'ajouter : «Alors, qu'est-ce qui a changé ? Ce qu'ils font maintenant !» Et je parie que bien des hommes diraient probablement que pas grand-chose n'a vraiment changé - sauf qu'ils ont exigé un prix pour le maintien de leur «rôle ingrat». Ils ont vraiment plus de pouvoir.

 

En fait, la plus grande part du pouvoir.

 

D'accord, la plus grande part du pouvoir. Mais l'ironie que je constate ici est la suivante : l'homme, tout comme la femme, croit s'occuper des tâches ingrates alors que l'autre a tout le plaisir. Les hommes en veulent aux femmes qui tentent de reprendre une part de leur pouvoir, car ils croient être fichus s'ils font tout ce qu'ils font pour la culture sans avoir au moins le pouvoir qu'il faut pour le faire.

 

Quant aux femmes, elles en veulent aux hommes d'avoir gardé tout le pouvoir et se disent elles-mêmes fichues si elles continuent à faire ce qu'elles font pour la culture en restant privées de pouvoir.

 

Ton analyse est correcte. Les hommes, comme les femmes, sont condamnés à répéter leurs propres erreurs dans un cycle sans fin de misère qu'ils se sont infligée à eux-mêmes, jusqu'à ce que les uns et les autres comprennent que la vie n'a rien à voir avec le pouvoir, mais plutôt avec la force; qu'elle n'a rien à voir avec la séparation, mais plutôt avec l'unité. Car c'est dans l'unité qu'existe la force intérieure, et dans la séparation qu'elle se dissipe et laisse à chacun un sentiment de faiblesse et d'impuissance — et, par conséquent, d'être aux prises avec une lutte de pouvoir.

 

Je te dis ceci : Guérissez la faille qui vous sépare, mettez fin à cette illusion de la séparation, et vous reviendrez à la source de votre force intérieure. C'est là que vous trouverez le pouvoir véritable. Le pouvoir de faire quoi que ce soit. Le pouvoir d'être quoi que ce soit. Le pouvoir d'avoir quoi que ce soit. Car le pouvoir de créer provient de la force intérieure qui jaillit de l'unité.

 

Cela s'applique également à ta relation avec ton Dieu et avec ton prochain.

 

Cesse de te considérer comme séparé, et tout le pouvoir véritable qui origine de la force intérieure de l'unité sera à toi — en tant que société mondiale et en tant que partie de cet ensemble. Ainsi, tu pourras l'utiliser à ta volonté.

 

Mais rappelle-toi ceci :

 

Le pouvoir provient de la force intérieure. La force intérieure ne provient pas du pouvoir brut. Cela, la majeure partie de l'humanité le comprend à rebours.

 

Sans force intérieure, le pouvoir est une illusion. Sans unité, la force intérieure est un mensonge. Un mensonge qui n'a pas servi la race, mais qui s'est néanmoins incrusté dans votre conscience raciale. Car vous croyez que la force intérieure naît de l'individualité et de l'état de séparation, et ce n'est tout simplement pas le cas. La cause de votre dysfonction et de votre souffrance provient du fait que vous êtes séparés de Dieu et les uns des autres. Mais la séparation continue de passer pour la force, et votre politique, votre économie et même vos religions ont perpétué ce mensonge.

 

Ce mensonge est pourtant la genèse de toutes les guerres et de toutes les luttes de classes qui mènent à la guerre ; de toute l'animosité entre les races et entre les sexes, et de toutes les luttes de pouvoir qui mènent à l'animosité ; de toutes les épreuves et les tribulations personnelles, et de toutes les luttes internes qui mènent aux tribulations.

 

Mais vous vous accrochez d'une façon tenace à ce mensonge, même si vous savez où il vous mène — même s'il vous a mené, jusqu'ici, à votre propre destruction.

 

À présent, je te dis ceci : Connais la vérité, et la vérité te libérera. Il n'y a aucune séparation. Ni les uns des autres, ni de Dieu, ni de quoi que ce soit.

 

Cette vérité, Je la répéterai à maintes reprises dans ces pages. Cette observation, Je la ferai à plusieurs reprises.

 

Agis comme si tu n'étais séparé de rien ni de personne, et tu guériras ton monde demain matin.

 

Voilà le plus grand secret de tous les temps. C'est la réponse que l'homme cherche depuis des millénaires. C'est la solution qu'il a cherchée, la révélation qu'il a appelée de ses prières.

 

Agissez comme si vous n'étiez séparé de rien et vous guérirez le monde.

 

Comprenez qu'il s'agit de pouvoir avec et non de pouvoir sur.

 

Merci. J'ai compris. Alors, pour récapituler, les femmes exerçaient d'abord le pouvoir sur les mâles, et maintenant, c'est le contraire. Et les mâles ont inventé le diable afin d'arracher ce pouvoir des «cheffes» de la tribu ou du clan ?

 

Oui. Ils ont utilisé la peur, leur seul outil.

 

Encore là, rien n'a vraiment changé. Les hommes perpétuent encore cela. Parfois, avant même de faire appel à la raison, ils utilisent la peur. Surtout les hommes grands et forts. (Ou le pays grand ou fort.) Parfois, ce comportement semble vraiment incrusté chez eux. Cela semble génétique. La raison du plus fort est toujours la meilleure. Le plus fort détient tout le pouvoir.

 

Oui. C'est ainsi depuis l'abolition du matriarcat.

 

Comment est-ce arrivé ?

 

C'est ce que raconte cette courte histoire.

 

Alors, poursuit, s'il te plaît.

 

Ce que les hommes ont eu à faire pour prendre le contrôle durant la période matriarcale, ce n'était pas de convaincre les femmes de leur accorder plus de pouvoir sur leurs vies, mais de convaincre d'autres hommes.

 

Après tout, la vie était douce, et les hommes auraient pu vivre un plus mauvais sort que de passer leur journée à se valoriser par le travail physique pour ensuite faire l'amour. Alors, il ne fut pas facile pour les hommes sans pouvoir d'en convaincre d'autres sans pouvoir d'acquérir du pouvoir. Jusqu'à ce qu'ils découvrent la peur.

 

La peur est la seule chose avec laquelle les femmes n'avaient pas compté.

 

Elle a commencé, cette peur, par des germes de doute semés par les plus mécontents parmi les mâles. C'étaient habituellement les moins «désirables» ; ceux qui n'étaient ni musclés ni parés — et par conséquent, ceux auxquels les femmes accordaient le moins d'attention.

 

Et je parie que, parce qu'il en était ainsi, leurs plaintes étaient considérées comme des cris de rage provenant de leur frustration sexuelle.

 

C'est juste. Mais les hommes mécontents durent utiliser le seul outil qu'ils connaissaient. Ils cherchèrent donc à cultiver la peur à partir des germes du doute. Et si les femmes avaient tort ? demandèrent-ils. Et si leur façon de diriger le monde n'était pas la meilleure ? Et si elles étaient en train de mener la société entière — toute la race — vers un anéantissement sûr et certain ?

 

Voilà une réalité que bien des hommes ne pouvaient imaginer. Après tout, les femmes n'étaient-elles pas en communication directe avec la déesse ? N'étaient-elles pas, en fait, des répliques physiques exactes de la déesse ? Et la déesse n'était-elle pas bonne ?

 

L'enseignement s'avérait si puissant, si étendu, que les hommes n'eurent d'autre choix que d'inventer un diable, un Satan, pour contrer la bonté illimitée de la Grande Mère imaginée et adorée par les adeptes du matriarcat.

 

Comment sont-ils arrivés à convaincre qui que ce soit de l'existence d'un «malin» ?

 

L'unique chose que toute leur société comprenait, c'était la théorie de la «pomme pourrie». Même les femmes voyaient et savaient, par expérience, que certains enfants devenaient tout simplement «mauvais», peu importe ce qu'ils faisaient. Surtout, comme chacun le savait, les enfants mâles, tout simplement impossibles à maîtriser.

 

Alors, on a créé un mythe.

 

Un jour, disait le mythe, la Grande Mère, la déesse des déesses, a engendré un enfant qui se trouva ne pas être bon. Malgré toutes les tentatives de sa mère, l'enfant n'était pas bon. Finalement, il se battit contre sa mère pour lui arracher son trône.

 

C'en était trop, même pour une mère remplie d'amour et de pardon. Le garçon fut banni à jamais — mais continua d'apparaître sous d'habiles déguisements et costumes, se faisant même parfois passer pour la Grande Mère elle-même.

 

Ce mythe amena les hommes à se demander : «Comment savons-nous que la déesse que nous adorons est bel et bien une déesse ? C'est peut-être ce mauvais enfant, qui a maintenant grandi et qui veut nous tromper !»

 

Par ce procédé, les hommes incitèrent d'autres hommes à s'inquiéter, puis à se mettre en colère du fait que les femmes ne prenaient pas leurs inquiétudes au sérieux et, enfin, à se rebeller.

 

C'est ainsi que fut créé l'être qu'à présent vous appelez Satan. Il ne fut pas difficile d'élaborer un mythe autour d'un «mauvais enfant» ni de convaincre les femmes du clan de la possibilité de l'existence d'une telle créature. Il ne fut pas difficile, non plus, d'amener quiconque à accepter que le mauvais enfant était mâle. Les mâles n'étaient-ils pas du sexe inférieur ?

 

Ce stratagème fut utilisé pour créer une controverse mythologique. Si le «mauvais enfant» était mâle, si le «malin» était masculin, qui pourrait le vaincre ? Sûrement pas une déesse féminine. Car, dirent habilement les hommes, en matière de sagesse et d'intuition, de clarté et de compassion, de planification et de réflexion, personne ne doutait de la supériorité féminine. Mais en matière de force brute, n'avait-on pas besoin d'un mâle ?

 

Auparavant, selon la mythologie de la déesse, les mâles n'étaient que des consorts  — des compagnons des femmes qui jouaient un rôle de serviteurs et comblaient le robuste appétit de célébration charnelle de leurs magnifiques déesses.

 

Mais à présent, il fallait un mâle qui pourrait faire davantage ; un mâle qui pourrait également protéger la déesse et défaire l'ennemi. Cette transformation ne se produisit pas du jour au lendemain, mais s'étala sur de nombreuses années. Graduellement, très graduellement, les sociétés commencèrent, dans leurs mythologies spirituelles, à considérer le consort mâle comme le protecteur mâle, car maintenant qu'il y avait quelqu'un pour protéger la déesse, un tel protecteur était clairement nécessaire.

 

Passer de mâle protecteur à mâle partenaire égal maintenant debout aux côtés de la déesse ne fut pas un saut majeur. Le dieu mâle fut créé et, pendant un certain temps, dieux et déesses gouvernèrent ensemble dans la mythologie.

 

Puis, graduellement encore, on accorda de plus grands rôles aux dieux. Le besoin de protection et de force, peu à peu remplaça le besoin de sagesse et d'amour. Une nouvelle sorte d'amour naquit dans ces mythologies. Un amour qui protégeait par la force brute. Mais cet amour convoitait également ce qu'il protégeait. Il était jaloux de ses déesses ; il ne servait plus seulement leurs appétits féminins, mais se battait et mourait pour elles.

 

Surgirent alors des mythes sur des dieux d'un pouvoir énorme, qui se querellaient, se battaient pour des déesses d'une indicible beauté. Ainsi naquit le dieu jaloux.

 

C'est fascinant.

 

Attends. Nous arrivons à la fin, mais reste un court passage.

 

Avant longtemps, la jalousie des dieux ne fut plus limitée aux déesses, mais s'étendit à toutes les créations de tous les mondes. Ces dieux jaloux exigeaient qu'on aime Dieu, et aucun autre, sinon !

 

Puisque les mâles étaient l'espèce la plus puissante et que les dieux étaient les plus puissants des mâles, cette nouvelle mythologie laissait peu de place à l'argumentation.

 

Surgirent des histoires sur des gens qui avaient discuté et perdu. Le Dieu courroucé était né.

 

Bientôt, toute l'idée de déité fut renversée. Au lieu d'être la source de tout amour, elle devint la source de toute peur.

 

Un modèle d'amour largement féminin — l'amour infiniment tolérant d'une mère pour son enfant et même l'amour d'une femme pour son homme pas très brillant mais, après tout, utile — fut remplacé par l'amour jaloux et courroucé d'un Dieu exigeant et intolérant qui ne consentit à aucune interférence, ne permit aucune insouciance, n'ignora aucune offense.

 

Le sourire amusé de la Déesse éprouvant l'amour sans limites et se soumettant doucement aux lois de la nature fut remplacé par la contenance pas très amusée du Dieu proclamant son pouvoir sur les lois de la nature et limitant à jamais l'amour.

 

Voilà le Dieu que vous adorez aujourd'hui, et c'est ainsi que vous en êtes arrivés là.

 

Étonnant. Intéressant et étonnant. Mais pourquoi me dis-tu tout cela ?

 

II t'importe de savoir que vous avez tout inventé. L'idée selon laquelle «le pouvoir c'est le droit» ou «le pouvoir c'est la force» est née de tes mythes théologiques masculins de la création.

 

Le Dieu de la colère et de la jalousie était imaginaire. Mais comme vous l'avez imaginé pendant si longtemps, il est devenu réel. Encore aujourd'hui, certains d'entre vous le considèrent comme réel. Mais il n'a rien à voir avec l'ultime réalité ni avec ce qui se passe ici.

 

Et qu'est-ce que c'est ?

 

En fait, votre âme désire l'expérience d'elle-même la plus élevée qu'elle puisse imaginer. Elle est venue ici dans ce but - se réaliser (c'est-à-dire se rendre réelle) par son expérience.

 

Puis, elle a découvert les plaisirs de la chair - pas seulement le sexe, mais toutes les sortes de plaisirs - et, en goûtant ces plaisirs, elle a graduellement oublié ceux de l'esprit.

 

Ce sont également des plaisirs - des plaisirs plus grands que le corps ne pourrait jamais vous en donner. Mais l'âme a oublié cela.

 

D'accord, à présent, nous nous éloignons de toute cette histoire et nous revenons à une chose que tu as soulevée auparavant dans ce dialogue. Pourrais-tu y revenir ?

 

Eh bien, nous n'allons pas vraiment nous éloigner de cette histoire. Nous sommes en train de tout rassembler. Tu vois, c'est vraiment très simple. Le but de ton âme - sa raison d'intégrer le corps - est d'être et d'exprimer qui tu es vraiment. L'âme aspire à cela ; elle désire ardemment se connaître et connaître sa propre expérience.

 

Cette aspiration à connaître est la vie cherchant à être. C'est Dieu choisissant de s'exprimer. Le Dieu de vos récits n'est pas le Dieu véritable. Voilà l'essentiel. Votre âme est l'outil par l'intermédiaire duquel Je m'exprime et fais l'expérience de moi-même.

 

Cela ne limite-t-il pas un peu ton expérience ?

 

Oui, à moins que non. Ça dépend de toi. Tu en viens à être mon expression et mon expérience à quelque niveau que tu choisisses. Certains ont retenu des formes d'expression magnifiques. Aucun n'a dépassé Jésus, le Christ — bien que certains l'aient égalé.

 

Le Christ n'est pas l'exemple le plus élevé ? Il n'est pas Dieu fait homme ?

 

Le Christ est l'exemple le plus élevé. Mais il n'est pas le seul exemple à avoir atteint cet état le plus élevé. Le Christ est Dieu fait homme. Il n'est tout simplement pas le seul homme fait de Dieu.

 

Tout homme est «Dieu fait homme». Tu es moi, s'exprimant sous ta forme actuelle. Mais ne t'inquiète pas de me limiter; ne t'inquiète pas des limites que cela me donne. Car Je ne suis pas limité et ne l'ai jamais été. Crois-tu être la seule forme que J'ai choisie ? Croyez-vous être les seules créatures que j'ai imbues de mon essence ?

 

Je te le dis, Je suis dans chaque fleur, chaque arc-en-ciel, chaque étoile des cieux et dans chaque chose qui se trouve dans et sur chaque planète tournant autour de chaque étoile.

 

Je suis le murmure du vent, la chaleur de votre soleil, l'incroyable individualité et l'extraordinaire perfection de chaque flocon de neige.

 

Je suis la majesté du vol des aigles qui montent en flèche et l'innocence du cerf dans le champ ; le courage des lions, la sagesse des Anciens.

 

Et Je ne suis pas limité aux seuls modes d'expression que l'on voit sur votre planète. Tu ne sais pas qui Je suis, tu crois seulement que tu le sais. Mais ne pense pas que qui Je suis se limite à toi, ou que ma divine essence — ce très Saint-Esprit — t'a été donnée à toi seul. Ce serait là une pensée arrogante et mal informée.

 

Mon état d'être est en chaque chose. Chaque chose. La totalité est mon expression. L'intégralité est ma nature. II n'y a rien que Je ne sois, et une chose que Je ne suis pas ne peut exister.

 

Mon but, en vous créant, mes créatures bénies, consistait à pouvoir avoir une expérience de moi-même en tant que Créateur de ma propre expérience.

 

Certaines personnes ne comprennent pas. Aide-nous à saisir le sens de ces paroles.

 

L'aspect de Dieu que seule une créature très particulière pouvait créer était l'aspect de moi-même en tant que Créateur.

 

Je ne suis ni le Dieu de vos mythologies ni la Déesse. Je suis Le Créateur - celui qui crée. Mais Je choisis de me connaître dans ma propre expérience.

 

Tout comme Je connais la perfection de mon dessin par l'intermédiaire d'un flocon de neige, mon incroyable beauté par celui d'une rose, ainsi, aussi, Je connais mon pouvoir créateur - par ton intermédiaire.

 

À toi, J'ai donné la capacité de créer consciemment ton expérience, qui est la capacité que J'ai.

 

Par ton entremise, Je peux connaître chaque aspect de moi. La perfection du flocon de neige, l'incroyable beauté de la rose, le courage des lions, la majesté des aigles, tout réside en toi. En toi, J'ai placé toutes ces choses et une de plus : la conscience de cela.

 

Ainsi êtes-vous devenus conscients du Soi. Ainsi avez-vous reçu le plus grand cadeau, car vous avez été conscients d'être vous-mêmes - ce qui est exactement ce que Je suis.

 

Je suis moi-même, conscient de moi-même étant moi-même.

 

C'est ce que signifie l'énoncé : Je suis ce que je suis.

 

Tu es cette part de moi qui est la conscience en pleine expérience.

 

Et ce dont tu fais l'expérience (et ce dont Je fais l'expérience par ton intermédiaire), c'est moi, en train de me créer.

 

Je suis dans l'acte continuel de me créer.

 

Cela veut-il dire que Dieu n'est pas une constante ? Que tu ne sais pas ce que tu seras à l'instant suivant ?

 

Comment puis-je le savoir ? Tu ne l'as pas encore décidé !

 

Attends, il faut que je comprenne. C'est moi qui décide tout cela ?

 

Oui. Tu es moi choisissant d'être moi.

 

Tu es moi, choisissant d'être ce que Je suis — et choisissant ce que Je serai.

 

Vous tous, collectivement, êtes en train de créer cela. Vous le faites individuellement, à mesure que vous décidez qui vous êtes et en faites l'expérience, collectivement, en tant que collectif de cocréation.

 

Je suis l'expérience collective de vous tous !

 

Et tu ne sais vraiment pas qui tu seras à l'instant suivant ?

 

Je plaisantais. Bien sûr, que Je sais. Comme je connais déjà toutes vos décisions, Je sais qui Je suis, qui J'ai toujours été et qui Je serai toujours.

 

Comment peux-tu savoir ce que je vais choisir d'être, de faire et d'avoir à l'instant suivant et ce que toute la race humaine choisira ?

 

C'est simple. Tu as déjà choisi. Tout ce que tu seras jamais, feras ou auras, tu l'as déjà fait. Tu es en train de le faire, maintenant !

 

Vois-tu ? Le temps n'existe pas.

 

Ça aussi, on en a déjà parlé.

 

II vaut la peine d'y revenir ici.

 

Oui. Explique-moi encore comment ça marche.

 

Le passé, le présent et le futur sont des concepts que vous avez construits, des réalités que vous avez inventées, afin de créer un contexte dans lequel encadrer votre expérience présente. Autrement, toutes vos (nos) expériences se superposeraient.

 

En réalité, elles se superposent — c'est-à-dire qu'elles arrivent en même «temps» - mais vous ne le savez pas. Vous vous êtes placés dans un cadre perceptuel qui obstrue la réalité totale.

 

J'ai expliqué cela en détail dans le tome 2. Il serait bon que tu relises ce contenu afin de replacer dans son contexte ce qui est dit ici.

 

Ce que j'avance, c'est que tout arrive en même temps. Tout. Alors oui, Je sais vraiment ce que Je «vais faire», ce que Je «suis» et ce que J'«étais». Je sais toujours cela... et de toutes les manières.

 

Ainsi, vois-tu, il t'est impossible de me surprendre.

 

Ton histoire - le drame terrestre - a été créée afin que tu puisses savoir qui tu es dans ta propre expérience. Elle a également été conçue pour t'aider à oublier qui tu es, afin que tu puisses te rappeler une fois de plus qui tu es, et le créer.

 

Car je ne peux créer qui je suis si je fais déjà l'expérience de qui je suis. Je ne peux créer le fait de mesurer un mètre quatre-vingt-cinq si je mesure déjà un mètre quatre-vingt-cinq. Il faudrait que je mesure moins d'un mètre quatre-vingt-cinq - ou du moins que je le croie.

 

Exactement. Tu comprends parfaitement. Et puisque c'est le plus grand désir de l'âme (Dieu) de faire l'expérience d'elle-même en tant que Créateur, et puisque tout a déjà été créé, nous n'avions d'autre choix que de trouver une façon de tout oublier de notre création.

 

Je suis étonné que nous ayons trouvé une façon. Essayer d'«oublier» que nous ne faisons tous qu'Un, et que cet Un que nous sommes est Dieu, c'est comme essayer d'oublier qu'il y a un éléphant rose dans la pièce. Comment pouvions-nous être hypnotisés à ce point ?

 

Eh bien, tu viens de mettre le doigt sur la raison secrète de toute vie physique. C'est la vie sous la forme physique qui t'a hypnotisé à ce point - et à raison, car après tout, c'est une aventure extraordinaire!

 

Ce que nous avons utilisé ici pour nous aider à oublier, c'est ce que certains d'entre vous qualifieraient de principe du plaisir.

 

La nature la plus élevée de tout plaisir, c'est l'aspect du plaisir qui te pousse à créer qui tu es vraiment dans ton expérience ici et maintenant, en ce moment même — et de recréer sans cesse à nouveau qui tu es au niveau de magnificence suivant. C'est le plus grand plaisir de Dieu.

 

La nature inférieure de tout plaisir constitue cette part du plaisir qui te pousse à oublier qui tu es vraiment. Ne condamne pas la nature inférieure, car sans elle, tu ne pourrais faire l'expérience de la nature supérieure.

 

Un peu comme si les plaisirs charnels nous poussaient au départ à oublier qui nous sommes, puis devenaient la voie même qui nous amène à nous rappeler !

 

Tu y es. Tu l'as dit. Et pour utiliser le plaisir physique en tant que voie afin de te rappeler qui tu es, il faut élever, par l'intermédiaire du corps, l'énergie de base de toute vie.

 

C'est l'énergie que vous appelez parfois «énergie sexuelle», et elle s'élève le long de la colonne «intérieure» de votre être, jusqu'à ce qu'elle atteigne la zone que vous appelez le troisième oeil. C'est la zone qui se trouve juste derrière le front, entre les yeux, légèrement au-dessus. À mesure que vous élevez l'énergie, vous la poussez à circuler dans votre corps. Tel un orgasme interne.

 

Comment cela se fait-il ? Comment y arrive-t-on ?

 

Tu l'inventes par la pensée. C'est bien ce que je veux dire, tel que Je l'ai dit. Par la pensée, tu «inventes» littéralement la voie interne de ce que vous avez appelé vos «chakras». Lorsqu'on élève l'énergie vitale à maintes reprises, on acquiert un goût pour cette expérience, tout comme l'appétit sexuel se développe.

 

L'expérience de l'élévation de l'énergie est fort sublime. Elle devient rapidement l'expérience la plus désirée. Mais vous ne perdez jamais complètement votre appétit pour la descente de l'énergie - pour les passions fondamentales - et vous ne devriez pas non plus essayer. Car dans votre expérience, le supérieur ne peut exister sans l'inférieur — comme Je te l'ai fait remarquer à maintes reprises. Une fois en haut, tu dois redescendre en bas afin d'expérimenter à nouveau la remontée.

 

C'est le rythme sacré de toute vie. Tu n'y arrives pas seulement en faisant circuler l'énergie dans ton corps. Tu y arrives aussi en faisant circuler la grande énergie dans le corps de Dieu.

 

Vous vous incarnez en tant que formes inférieures, puis évoluez vers des états supérieurs de conscience. Vous élevez tout simplement l'énergie dans le corps de Dieu. Vous êtes cette énergie. Et lorsque vous arrivez à l'état le plus élevé, vous en faites pleinement l'expérience, puis vous décidez ce que vous choisirez ensuite de vivre, et où, dans le royaume de la relativité, vous choisirez d'aller afin d'en faire l'expérience.

 

Vous pourriez souhaiter refaire l'expérience de devenir vous-même  - c'est là une expérience grandiose, en effet - et ainsi, recommencer à nouveau dans la Roue cosmique.

 

S'agit-il ici de la «roue karmique» ?

 

Non. Il n'y a pas de «roue karmique». Pas celle que vous avez imaginée. Nombre d'entre vous ont imaginé qu'ils sont non pas sur une roue, mais sur un tapis de jogging où ils règlent activement les dettes de leurs actions passées et tentent vaillamment de ne pas en encourir de nouvelles. C'est ce que certains d'entre vous ont appelé la «roue karmique». Elle n'est pas tellement différente de certaines de vos théologies occidentales, car dans les deux paradigmes, on vous considère comme un pécheur indigne cherchant à gagner la pureté afin de passer au niveau spirituel suivant.

 

L'expérience que j'ai décrite ici, par contre, je l'appelle la Roue cosmique, car elle ne comporte ni indignité, ni remboursement de dettes, ni punition, ni «purification». La Roue cosmique décrit tout simplement la réalité ultime, ou ce qu'on pourrait appeler la cosmologie de l'univers.

 

C'est le cycle de la vie, ou ce que j'appelle parfois «le processus».

 

C'est une image de style qui décrit la nature sans-commencement-ni-fin des choses ; la voie continue qui aboutit à l'ensemble et en provient, et sur laquelle l'âme voyage joyeusement tout au long de l'éternité.

 

C'est le rythme sacré de toute vie par lequel vous faites circuler l'énergie de Dieu.

 

Terrible! On ne m'a jamais expliqué tout cela aussi simplement! Je ne crois pas avoir jamais compris cela aussi clairement.

 

Eh bien, la clarté est ce dont tu es venu faire l'expérience ici. C'est le but de ce dialogue. Alors Je suis heureux que tu y arrives.

 

En vérité, sur la Roue cosmique, il n'y a aucun endroit «inférieur» ou «supérieur».

 

Comment pourrait-il y en avoir, puisqu'il s'agit d'une roue, et non d'une échelle ?

 

C'est une excellente image et un parfait concept. Par conséquent, ne condamne pas ce que tu appelles les instincts inférieurs, fondamentaux, animaux de l'homme, mais bénis-les, honore-les, car ils sont la voie par l'intermédiaire de laquelle tu retrouves ton chemin.

 

Cela soulagerait bien des gens d'une masse de culpabilité rattachée au sexe.

 

C'est pourquoi J'ai dit : «Jouez, jouez, jouez avec le sexe — et avec toute la vie !»

 

Mélangez ce que vous nommez le sacré avec le sacrilège, car jusqu'à ce que vous considériez vos autels comme le lieu ultime de l'amour, et vos chambres à coucher comme le lieu ultime de la vénération, vous ne verrez rien du tout.

 

Vous croyez que le «sexe» est séparé de Dieu ? Je vous dis ceci : «Tous les soirs, je suis dans votre chambre à coucher !»

 

Alors, allez-y ! Fusionnez ce que vous appelez le profane avec le profond — afin que vous puissiez voir qu'il n'y a aucune différence — et faites l'expérience du Tout en tant qu'Un. Puis, à mesure que vous évoluerez, vous n'abandonnerez pas le sexe, mais l'apprécierez tout simplement à un niveau supérieur. Car toute la vie est SEXE (Synergie d'échange extraordinaire de l'énergie).

 

Et si vous comprenez cela à propos du sexe, vous saisirez cela à propos de toute la vie. Même en ce qui concerne la fin de la vie — ce que vous appelez la mort. À l'instant de votre mort, vous ne vous verrez pas abandonner la vie, mais tout simplement y goûter à un niveau supérieur.

 

Lorsque, enfin, vous verrez qu'il n'y a aucune séparation dans le Monde de Dieu - c'est-à-dire rien qui ne soit Dieu -, alors, enfin, vous abandonnerez cette invention de l'homme que vous avez nommée Satan.

 

Si Satan existe, c'est sous la forme de chaque pensée que vous avez jamais eue d'être séparé de moi. Vous ne pouvez être séparé de moi, car Je suis tout ce qui est.

 

Les hommes ont conçu le diable pour effrayer les gens afin de les amener à faire ce qu'ils voulaient, sous la menace de la séparation de Dieu s'ils n'acceptaient pas. La condamnation, le fait d'être jeté dans le feu éternel de l'enfer, fut l'ultime tactique de peur. Mais à présent, vous n'avez plus rien à craindre. Car rien ne peut, ni ne va jamais, vous séparer de moi.

 

Toi et moi ne faisons qu'Un. Nous ne pouvons être rien d'autre si Je suis ce que Je suis : Tout ce qui est.

 

Pourquoi, alors, me condamnerais-Je ? Et comment le ferais-Je ? Comment pourrais-Je me séparer de moi-même alors que mon Soi est Tout ce qui est et qu'il n'y a rien d'autre ?

 

Mon but est l'évolution, et non la condamnation  ; la croissance, et non la mort; la création d'expériences, et non leur négation. Mon but est d'Être, et non de cesser d'Être.

 

Je n'ai aucun moyen de me séparer de vous - ni de quoi que ce soit. «L'enfer», c'est tout simplement ne pas savoir cela. Le salut, c'est de le savoir et de le comprendre complètement. Vous êtes maintenant sauvés. Vous n'avez plus besoin de vous inquiéter de ce qui vous arrivera «après la mort».


 

 

 

 

(3)

 

3

 

 

Pouvons-nous parler de la mort un instant ? Tu as dit que ce troisième livre allait se rapporter à des vérités supérieures, universelles. Eh bien, au cours de notre conversation, nous n'avons pas tellement parlé de la mort et de ce qui se passe par la suite. Parlons-en. Venons-y.

 

Très bien. Que veux-tu savoir ?

 

Que se passe-t-il quand on meurt ?

 

Que choisis-tu de faire arriver ?

 

Tu veux dire que ce qui survient, c'est tout ce que nous choisissons de faire arriver ?

 

Crois-tu que du seul fait d'être mort, tu cesses de créer ?

 

Je ne sais pas. C'est pour ça que je te le demande.

 

Bien. (Tu le sais, incidemment, mais Je vois que tu as oublié - c'est merveilleux. Tout se déroule selon le plan.)

 

Quand tu meurs, tu n'arrêtes pas de créer pour autant. Est-ce assez certain pour toi ?

 

Oui.

 

Bien.

 

À présent, la raison pour laquelle tu ne cesses de créer quand tu meurs, c'est qu'en fait tu ne meurs jamais. Tu ne le peux pas. Car tu es la vie même. Et la vie ne peut pas ne pas être la vie. Par conséquent, tu ne peux mourir.

 

Alors... tu continues de vivre.

 

Voilà pourquoi tant de gens qui sont «morts» ne le croient pas - car ils n'ont pas fait l'expérience de la mort. Au contraire, ils se sentent très vivants (car ils le sont). Il y a donc une confusion.

 

Le Soi peut voir le corps étendu là, recroquevillé, immobile, mais le Soi bouge soudainement dans toute la pièce. II vole littéralement dans toute la pièce - puis se retrouve partout dans l'espace, en même temps. Et lorsqu'il désire un point de vue particulier, il se trouve soudainement à en faire l'expérience.

 

Si l'âme (le nom que nous donnerons maintenant au Soi) se demande: «Eh, pourquoi mon corps ne bouge-t-il pas ?» elle se trouve exactement là, planant au-dessus du corps, en train d'en observer l'immobilité avec une grande curiosité.

 

Si quelqu'un entre dans la pièce et que l'âme pense : «Qui est-ce ?» immédiatement, l'âme est devant ou à côté de cette personne.

 

Ainsi, en un très court laps de temps, l'âme apprend qu'elle peut aller n'importe où - à la vitesse de sa pensée.

 

Un incroyable sentiment de liberté et de légèreté s'empare de l'âme, et il faut habituellement un certain temps à l'entité pour «s'habituer» à tout ce rebondissement à chaque pensée.

 

Si la personne avait des enfants, et qu'elle pense à eux, l'âme se trouve immédiatement en présence de ces enfants, où qu'ils soient. Ainsi, l'âme apprend que non seulement elle peut être partout où elle le veut à la vitesse de sa pensée, mais qu'elle peut aussi être à deux endroits en même temps. Ou trois. Ou cinq.

 

Elle peut exister, observer et mener dans ces lieux des activités simultanées, sans difficulté ni confusion. Puis elle peut se «rassembler», revenir en un même endroit, tout simplement en refaisant le point.

 

L'âme se rappelle dans l'autre vie ce qu'elle aurait mieux fait de se rappeler dans celle-ci - que tout effet est créé par la pensée et que la manifestation est un résultat de l'intention.

 

Ce sur quoi je fais le point en tant qu'intention devient ma réalité.

 

Exactement. La seule différence est la vitesse à laquelle tu expérimentes le résultat. Dans la vie physique, il peut y avoir un délai entre la pensée et l'expérience. Dans le royaume de l'âme, il n'y a aucun délai ; les résultats sont instantanés.

 

Par conséquent, les âmes qui viennent de partir apprennent à surveiller très attentivement leurs pensées, car elles font l'expérience de tout ce à quoi elles pensent.

 

J'utilise ici le terme «apprendre» d'une façon très large, plus comme une figure de style que comme une description réelle. L'expression «se rappeler» serait plus précise.

 

Si les âmes matérialisées apprenaient à maîtriser leurs pensées aussi rapidement et aussi efficacement que les âmes spiritualisées, toute leur vie changerait.

 

Dans la création de la réalité individuelle, tout est dans la maîtrise de la pensée, ce que certains appelleraient la prière.

 

La prière ?

 

La maîtrise de la pensée est la forme la plus élevée de la prière. Par conséquent, ne pense qu'à de bonnes choses, qu'à des choses justes. Ne t'arrête pas à la négativité et à l'obscurité. Et même dans les moments où les événements se présentent plutôt mal - surtout dans ces moments-là -, ne vois que la perfection, n'exprime que la gratitude et n'imagine que la manifestation de la perfection que tu choisis ensuite.

 

Dans cette voie se trouve la tranquillité. Dans ce processus réside la paix. Dans cette conscience existe la joie.

 

Voilà une information extraordinaire. Merci de la transmettre par mon intermédiaire.

 

Merci de la laisser passer. À certains moments, tu es plus «dégagé» qu'à d'autres. Tu es plus ouvert - telle une passoire rincée qui devient plus «ouverte», qui laisse voir plus.

 

Voilà une bonne image pour exprimer ce concept.

 

Je fais de mon mieux.

 

Alors, pour récapituler, disons ceci : les âmes rapidement libérées du corps se souviennent de surveiller et de maîtriser très soigneusement leurs pensées, car tout ce à quoi elles pensent, elles le créent et en font l'expérience.

 

Je le redis, il en va de même pour les âmes qui résident encore dans un corps, sauf qu'en général, les résultats ne sont pas aussi immédiats. Et c'est le délai entre la pensée et la création - qui peut s'étaler sur des jours, des semaines, des mois ou même des années - qui crée l'illusion que les choses t'arrivent, et non que c'est toi qui les fais survenir. C'est une illusion qui te pousse à oublier que tu es en cause dans ce cheminement.

 

Comme je l'ai décrit plusieurs fois, cet oubli est «intégré au système». Il fait partie du processus. Car tu ne peux créer qui tu es à moins d'oublier qui tu es. Ainsi, l'illusion qui provoque l'oubli est un effet délibérément créé.

 

Lorsque tu quitteras ton corps, ce sera donc pour toi une grande surprise que de voir le lien instantané et évident entre tes pensées et tes créations. La surprise sera d'abord bouleversante, puis très agréable, lorsque tu commenceras à te rappeler que tu es en cause dans la création de ton expérience et non le simple récepteur des effets.

 

Pourquoi ce délai entre la pensée et la création avant notre mort, et aucun délai après ?

 

Parce que tu gardes l'illusion du temps. S'il n'y a aucun délai entre la pensée et la création lorsque tu es hors du corps, c'est que tu es également hors du paramètre du temps.

 

En d'autres termes, comme tu l'as si souvent dit, le temps n'existe pas.

 

Pas au sens où tu l'entends. Le phénomène du «temps» se résume vraiment à une question de perspective.

 

Pourquoi existe-t-il alors que nous sommes dans le corps ?

 

Tu as provoqué son existence en entrant dans ta perspective actuelle et en l'assumant. Tu utilises cette perspective comme un outil pour explorer et examiner à fond tes expériences une à une plutôt que d'un seul coup.

 

La vie est un seul et même événement, un événement cosmique qui est en train d'arriver maintenant. Tout cela est en train d'arriver. Partout.

 

II n'y a d'autre «temps» que maintenant. II n'y a d'autre «lieu» qu'ici. Ici et maintenant se trouve tout ce qui existe.

 

Mais tu as choisi de faire l'expérience, dans ses moindres détails, de la magnificence de l'ici-et-maintenant et de ton Soi divin en tant que créateur, ici-et-maintenant, de cette réalité. II n'y avait que deux façons - deux champs d'expérience - à partir desquelles tu pouvais le faire : le temps et l'espace.

 

Si magnifique était cette pensée, que tu as littéralement explosé de délice !

 

Dans cette explosion de délice fut créé l'espace entre les parties de toi et le temps qu'il fallait pour passer d'une partie de toi-même à une autre.

 

Ainsi, tu t'es littéralement éclaté pour te voir en morceaux. On peut dire que tu étais si heureux que tu as éclaté en morceaux.

 

Et depuis lors, tu les ramasses.

 

C'est l'histoire de toute ma vie ! Je ne fais que rassembler les pièces en essayant de voir si elles se complètent.

 

Et c'est par l'intermédiaire du stratagème appelé temps que tu as réussi à séparer les morceaux, à diviser l'indivisible et, ainsi, à le voir et à en faire une expérience plus complète, à mesure que tu la crées.

 

Même lorsque tu regardes un objet solide au microscope et que tu vois qu'il n'est pas du tout solide, mais qu'il s'agit en fait de l'agglomération d'un million d'effets différents - de choses diverses qui arrivent en même temps et créent ainsi le grand effet -, ainsi utilises-tu le temps en tant que microscope de ton âme.

 

Considère la parabole de la Roche.

 

II était une fois une Roche pleine d'innombrables atomes, protons, neutrons et particules de matière subatomiques. Ces particules circulaient continuellement, en formant un pattern, chaque particule allant d'«ici» à «là» en prenant le «temps», mais si rapidement, que la Roche même semblait ne pas bouger du tout. Elle se contentait d'être. Elle était posée là, buvant le soleil, s'imbibant de la pluie, sans bouger.

 

«Qu'est-ce qui bouge à l'intérieur de moi ?» demanda la Roche.

 

«C'est toi», dit une voix lointaine.

 

«Moi ?» s'exclama la Roche. «Mais c'est impossible. Je ne bouge pas du tout. Tout le monde peut le constater.»

 

«Oui, de loin, admit la voix. De loin, d'ici, tu parais vraiment solide, fixe, immobile. Mais quand je me rapproche - quand je regarde très attentivement ce qui se passe réellement -, je vois que tout ce qui comprend ce que tu es bouge. Cela bouge à une vitesse incroyable, dans le temps et l'espace, en un pattern particulier qui te crée sous la forme de cette chose appelée «Roche». Alors, tu parais magique ! Tu bouges et tu es immobile en même temps.»

 

«Mais, demanda la Roche, où est l'illusion ? L'unité, l'immobilité, de la roche, ou la séparation et le mouvement de ses parties ?»

 

Ce à quoi la voix lointaine répondit : «Alors, quelle est l'illusion ? L'unité, l'immobilité de Dieu ? Ou la séparation et le mouvement de ses parties ?»

 

Et Je te dis ceci : Sur cette pierre, Je bâtirai mon église. Car c'est la pierre de l'éternité. C'est la vérité éternelle qui ne laisse aucune pierre en place. Je t'ai déjà expliqué tout cela, dans cette petite histoire. C'est la cosmologie.

 

La vie est une série de mouvements infinitésimaux d'une rapidité incroyable. Ces mouvements n'affectent aucunement l'immobilité et l'état d'être de tout ce qui est. Cependant, comme pour les atomes de la pierre, c'est le mouvement qui crée l'immobilité, sous ton regard même.

 

À cette distance, il n'y a aucune séparation. Il ne peut y en avoir, car tout ce qui est est tout ce qu'il y a, et il n'y a rien d'autre. Je suis celui qui bouge sans bouger.

 

De la perspective limitée à partir de laquelle tu vois tout ce qui est, tu te vois comme séparé et à part, non pas comme un même être impossible à bouger, mais comme un grand nombre d'êtres en mouvement constant.

 

Les deux observations sont justes. Les deux réalités sont «réelles».

 

Et quand je «meurs», je ne meurs pas du tout : je ne fais que me glisser dans la conscience du macrocosme - où il n'y a ni «temps» ni «espace», ici et là, avant et après.

 

Précisément. Tu saisis.

 

Voyons si je peux te le répéter. Voyons si je peux le décrire.

 

Vas-y.

 

D'une macroperspective, aucune séparation n'existe et de  «loin là-bas», toutes les particules de tout ressemblent tout simplement au Tout.

 

En regardant la pierre à nos pieds, on voit la pierre, ici même et tout de suite, entière, complète et parfaite. Mais même dans la fraction d'instant où l'on entretient cette pierre dans notre conscience, bien des choses se passent à l'intérieur de cette pierre - ses particules bougent à une vitesse incroyable. Et que font ces particules ? Elles font de cette pierre ce qu'elle est.

 

Lorsqu'on observe cette pierre, on ne voit pas ce processus. Même si on en est conscients du point de vue conceptuel, pour nous, tout cela arrive «maintenant». La pierre n'est pas en train de devenir une pierre ; c'est une pierre, ici-et-maintenant.

 

Mais si l'on était la conscience de l'une des particules submoléculaires à l'intérieur de cette pierre, on ferait l'expérience de bouger à une vitesse folle, d'abord «ici», puis «là». Et si une voix, à l'extérieur de la pierre, nous disait : «Tout cela se passe en même temps», on la croirait celle d'un menteur ou d'un charlatan.

 

Mais, dans la perspective d'une distance par rapport à la pierre, l'idée que n'importe quelle partie de la pierre soit séparée d'une autre, et, en plus, se déplace à une vitesse folle, apparaîtrait comme un mensonge. À cette distance, on pourrait voir ce qu'on ne pourrait pas remarquer de près - que tout ne fait qu'Un et que ce mouvement n 'a rien déplacé.

 

Tu as bien compris. Tu en as une idée. Selon tes propos - et tu as raison -, toute la vie est une question de perspective. Si tu continues à voir cette vérité, tu commenceras à comprendre la macroréalité de Dieu. Et tu auras déverrouillé un secret de tout l'univers : tout cela est la même chose.

 

L'univers est une molécule du corps de Dieu !

 

En fait, ce n'est pas si loin de la réalité.

 

Et c'est à la macroréalité que nous retournons dans la conscience lorsque nous faisons l'acte de «mourir» ?

 

Oui. Mais même la macroréalité à laquelle on retourne n'est qu'une microréalité d'une macroréalité encore plus grande, qui est une petite partie d'une réalité encore plus grande - et ainsi de suite, sans fin, pour toujours et encore toujours, dans les siècles des siècles.

 

Nous sommes Dieu - le «Ça qui est» - constamment en train de créer notre Soi, constamment en train d'être ce que nous sommes maintenant... jusqu'à ce que nous ne soyons plus cela, mais que nous devenions autre chose.

 

Même la pierre ne sera pas éternellement une pierre : elle n'en sera une que pour ce qui «paraît une éternité». Avant d'être une pierre, c'était autre chose qui s'est fossilisé dans cette pierre, à travers un processus exigeant des centaines de milliers d'années. Cela avait déjà été autre chose, et ce sera autre chose encore.

 

II en va de même pour toi. Tu n'as pas toujours été celui que tu es maintenant. Tu étais autre. Et aujourd'hui, tel que tu es, dans ton extrême magnificence, tu es vraiment... «autre chose à nouveau».

 

Terrible ! Étonnant ! En fait, c'est absolument étonnant ! Je n'ai jamais rien entendu de semblable. Tu as pris toute la cosmologie de la vie et tu l'as exprimée dans des termes que je peux saisir. C'est fabuleux.

 

Eh bien, merci. J'apprécie. Je fais de mon mieux.

 

Tu travailles diablement bien !

 

Ce n'est sans doute pas l'expression que tu aurais dû choisir ici.

 

Houp !

 

Je plaisantais. Pour alléger les choses. Pour qu'on s'amuse un peu. En fait, Je ne peux pas être «offensé». Mais tes semblables humains se permettent souvent de l'être en mon nom.

 

Oui, j'ai remarqué. Mais, pour revenir sur nos propos, je crois que je viens de saisir quelque chose.

 

Qu'est-ce que c'est ?

 

Toute l'explication s'est déroulée à partir d'une seule question : «Comment se fait-il que le «temps» existe alors que nous sommes dans le corps, et non quand l'âme est libérée ? «Et tu sembles affirmer, que le «temps» est en fait une perspective ; qu'il n’«existe» pas ni ne «cesse d'exister», mais que lorsque l'âme change de perspective, nous faisons l'expérience de l'ultime réalité de façons différentes.

 

C'est exactement ce que Je dis ! Tu as bien saisi !

 

Et tu soulignais un point plus considérable : dans le macrocosme, l'âme est consciente de la relation directe entre la pensée et la création, entre les idées et l'expérience.

 

Oui, au macroniveau, c'est comme la différence entre voir la roche et y voir le mouvement à l'intérieur. II n'y a pas de «temps» entre le mouvement des atomes et l'apparition de la roche qu'il crée. La roche «est», alors même que les mouvements ont lieu. En effet, parce que les mouvements ont lieu. Cette relation de cause à effet est instantanée. Le mouvement se produit, et la pierre est «en train d'être», tout en «même temps».

 

C'est ce que réalise l'âme au moment de ce que vous appelez la «mort». C'est un simple changement de perspective. Comme tu vois davantage, tu comprends davantage.

 

Après la mort, tu n'es plus limité à ta compréhension. Tu vois la roche, et tu vois dans la roche. Tu regarderas ce qui semble être à présent les aspects les plus complexes de la vie et tu diras : «Bien sûr». Tout sera très clair pour toi.

 

Puis, de nouveaux mystères s'offriront à ta contemplation. À mesure que tu te déplaceras sur la Roue cosmique, il y aura des réalités de plus en plus grandes - des vérités de plus en plus grandes.

 

Mais si tu peux te rappeler cette vérité - selon laquelle ta perspective crée tes pensées, et que tes pensées créent tout, et si tu peux te la rappeler avant de quitter ton corps, et non après, toute ta vie changera.

 

Et la façon de maîtriser les pensées, c'est de changer de point de vue.

 

Exactement. Adopte une nouvelle perspective et tout te paraîtra différent. Ainsi, tu auras appris à maîtriser ta pensée : pour la création de ton expérience, tout est dans la maîtrise de cette pensée.

 

Certaines personnes appellent cela la prière constante.

 

Tu as déjà dit cela, mais je ne crois pas avoir songé à la prière de ce point de vue.

 

Pourquoi n'examines-tu pas ce qui se passerait si tu le faisais ? Si tu imaginais que le fait de maîtriser et de diriger tes pensées est la forme la plus élevée de la prière, tu ne penserais qu'à de bonnes choses, qu'à des choses justes. Tu ne t'enfoncerais pas dans la négativité et l'obscurité, bien que tu puisses t'y baigner. Et lorsque les choses se présentent plutôt mal - peut-être surtout dans ces moments-là -, tu ne verrais que la perfection.

 

Tu es revenu là-dessus à maintes reprises.

 

Je te donne des outils. Avec ces outils, tu pourras transformer ta vie. Je répète les plus importants d'entre eux. Je les répète souvent, car la répétition engendrera la re-connaissance - «le fait de connaître à nouveau» - lorsque tu en auras le plus grand besoin.

 

Tout ce qui se produit - tout ce qui s'est produit, se produit et se produira jamais - est la manifestation physique extérieure de tes pensées, de tes choix, de tes idées et de tes déterminations les plus intimes concernant qui tu es et qui tu choisis d'être. Par conséquent, ne condamne pas les aspects de la vie avec lesquels tu es en désaccord. Cherche plutôt à les changer, ainsi que les conditions qui les ont rendus possibles.

 

Regarde l'obscurité, mais ne la maudis pas. Éclaire-la plutôt, et ainsi, transforme-la. Laisse luire ta lumière devant les hommes afin que ceux qui se tiennent dans l'obscurité soient illuminés par la lumière de ton être et que vous tous voyiez, enfin, qui vous êtes vraiment.

 

Sois un Messager de la Lumière. Car ta lumière peut éclairer davantage que ton propre chemin. Elle peut vraiment éclairer le monde.

 

Continue de briller, alors, ô luminaire ! Continue de briller ! Que le moment de ta plus grande obscurité puisse devenir ton plus grand cadeau. Et alors même que tu reçois un cadeau, ainsi, offre-le aux autres pour leur donner un trésor indicible : eux-mêmes.

 

Que ce soit ta tâche, que ce soit ta plus grande joie : redonner les gens à eux-mêmes. Même à l'heure la plus sombre. Surtout à cette heure-là.

 

Le monde t'attend. Guéris-le. Maintenant. Là où tu te trouves. Ton action peut être considérable.

 

Car mes brebis sont perdues, et il faut maintenant les retrouver. Soyez donc de bons bergers et ramenez-les-moi.


 

 

 

 

(4)

 

4

 

 

Merci. Merci pour cet appel et ce défi. Merci d'avoir placé cet objectif devant moi. Merci de toujours me garder dans la direction que, tu le sais, je veux vraiment prendre. C'est pour cela que je viens vers toi. C'est pourquoi j'aime et bénis ce dialogue. Car c'est en conversant avec toi que je trouve le Divin en moi et que je commence à le voir chez les autres.

 

Mon très cher, les cieux se réjouissent lorsque tu exprimes cela. C'est la raison même pour laquelle Je suis venu vers toi et viendrai vers quiconque m'appellera. Tout comme Je suis venu vers ceux qui lisent maintenant ces lignes. Car cette conversation n'a jamais été destinée à toi seul ; elle s'adressait à des millions de gens dans le monde. Et elle a été placée entre les mains de chacun, au moment exact où il le fallait, parfois de la façon la plus miraculeuse. Elle les a amenés vers la sagesse qu'eux-mêmes ont invoquée, parfaitement adaptée à cet instant de leur vie.

 

Voilà le miracle de ce qui se manifeste ici : le fait que chacun de vous arrive à ce résultat. Comme si quelqu'un d'autre vous avait offert ce livre, vous avait mené vers cette conversation, vous avait ouvert à ce dialogue. Et pourtant, c'est vous qui vous êtes amené ici.

 

Alors, explorons maintenant les autres questions que tu gardes encore dans ton coeur.

 

Pouvons-nous, s'il te plaît, reparler de la vie après la mort ? Comme tu étais en train d'expliquer ce qui survient à l'âme après la mort, je veux en savoir autant que possible là-dessus.

 

Soit. Nous en parlerons jusqu'à ce que ton désir ait été satisfait.

 

J'ai déjà dit que ce qui arrivait, c'était ce que tu voulais voir arriver.

 

J'étais sérieux. Tu crées ta propre réalité, non seulement lorsque tu es dans ton corps, mais aussi, lorsque tu en es détaché.

 

Au début, tu ne le réalises peut-être pas et, par conséquent, tu ne crées peut-être pas consciemment ta réalité. Ton expérience sera alors créée par l'une ou l'autre de ces énergies : tes pensées non maîtrisées ou la conscience collective.

 

Si tes pensées non maîtrisées sont plus fortes que la conscience collective, elles deviendront ton expérience de la réalité. Par contre, si la conscience collective est acceptée, absorbée et intériorisée, c'est elle qui deviendra ton expérience de la réalité.

 

C'est exactement de la même façon que tu crées ce que tu nommes réalité dans la vie présente. À tout moment, dans la vie, tu te trouves devant trois choix :

 

1. Tu peux laisser tes pensées non maîtrisées créer l'instant.

2. Tu peux laisser ta conscience créative créer l'instant.

3. Tu peux laisser la conscience collective créer l'instant.

 

Voici l'ironie de la chose : dans ta vie présente, tu trouves difficile de créer consciemment à partir de ta conscience individuelle et tu tiens souvent pour acquis que tes notions personnelles sont fausses, étant donné tout ce que tu vois autour de toi. Par conséquent, tu abdiques devant la conscience collective, que cela te serve ou non.

 

Par contre, dès tes premiers instants dans ce que tu appelles l'au-delà, tu trouveras peut-être difficile d'abdiquer devant la conscience collective, étant donné tout ce que tu verras autour de toi (et qui te semblera peut-être incroyable) : tu seras donc tenté de t'accrocher à tes propres vues, qu'elles te servent ou non.

 

Je te rappelle ceci : Lorsque tu t'entoures d'une conscience inférieure, tu tires le plus grand avantage du fait de garder tes propres vues ; quand tu t'entoures d'une conscience supérieure, tu tires le plus grand avantage de l'abdication.

 

Par conséquent, il est peut-être sage de chercher des êtres d'une conscience supérieure. Je ne peux trop insister sur l'importance de la compagnie que tu choisis.

 

Dans ce que tu appelles l'au-delà, tu n'as pas à t'inquiéter à ce propos, car tu seras instantanément et automatiquement entouré d'êtres à la conscience élevée - et de cette conscience élevée elle-même.

 

Cependant, tu ne sauras peut-être pas que tu es enveloppé aussi affectueusement ; tu ne comprendras peut-être pas immédiatement. Par conséquent, il te semblera peut-être que les choses t'«arrivent» ; que tu es à la merci des hasards qui fonctionneront à cet instant. En vérité, tu feras alors l'expérience de la conscience dans laquelle tu meurs.

 

Certains d'entre vous ont des attentes sans même le savoir. Toute votre vie, vous pensez à ce qui se produit après la mort, et lorsque vous «mourez», ces pensées se manifestent, et soudainement, vous réalisez (vous rendez réel) ce à quoi vous aviez pensé. Et ce sont vos pensées les plus fortes, celles que vous avez entretenues avec le plus de ferveur qui, comme toujours dans la vie, prévaudront.

 

Ainsi, une personne pourrait aller en enfer. Si des gens ont cru toute leur vie que l'enfer existe vraiment, que Dieu jugera «les vivants et les morts», qu'il séparera «le bon grain de l'ivraie» et les «chèvres des brebis», et qu'immanquablement ils «iront en enfer» étant donné toutes leurs offenses envers Dieu, alors ils iront en enfer ! Ils brûleront dans les flammes éternelles de la damnation! Comment pourraient-ils y échapper ? Tu as répété, tout au long de ce dialogue, que l'enfer n'existait pas. Mais tu as dit, également, que nous créons notre propre réalité et que nous avons le pouvoir de créer toute réalité, à partir de nos pensées. Alors, le feu de l'enfer et la damnation pourraient exister et existent vraiment pour ceux qui y croient.

 

Dans l'ultime réalité, rien n'existe, sinon ce qui est. Tu as raison de souligner que l'on peut créer la réalité que l'on choisit - y compris l'expérience de l'enfer telle que tu la décris. Je n'ai jamais affirmé, à aucun moment de tout ce dialogue, qu'on ne pouvait pas faire l'expérience de l'enfer; J'ai simplement dit que l'enfer n'existait pas. La plus grande partie de ce dont vous faites l'expérience n'existe pas, mais cela ne vous empêche pas d'en faire l'expérience.

 

C'est incroyable  ! Un ami à moi, Barnet Bain, vient de produire un film là-dessus.

 

Exactement là-dessus. Au moment où j'écris ces lignes, nous sommes le 7 août 1998. J'insère ceci dans le dialogue, dans le texte d'une discussion qui date de deux ans, ce que je n'ai jamais fait auparavant. Mais juste avant d'envoyer ce manuscrit à l'éditeur, au moment où j'étais en train de le relire une dernière fois, j'ai pris conscience que Robin Williams venait de tourner dans un film qui traite exactement de ce dont nous parlons ici. Ce film s'intitule What Dreams May Come (Au-delà de nos rêves) et décrit de manière renversante, par le biais du cinéma, ce que tu viens de dire.

 

Je le connais.

 

Tu le connais ? Dieu va au cinéma ?

 

Dieu fait des films.

 

Génial !

 

Oui. Tu n'as jamais vu Oh, God ?

 

Oui, bien sûr, mais...

 

Et quoi, tu crois que Dieu se contente d'écrire des livres ?

 

Alors, le film avec Robin Williams est-il à prendre au pied de la lettre ? Je veux dire : cela se passe-t-il de la sorte ?

 

Non. Aucun film, aucun livre ni aucune autre explication humaine du Divin n'est à prendre au pied de la lettre.

 

Pas même la Bible ? La Bible n'est pas à prendre au pied de la lettre ?

 

Non. Tu le sais, Je crois.

 

Eh bien, et ce livre-ci ? Ce livre-ci est sûrement à prendre au pied de la lettre !

 

Non. Je n'aime pas te le dire, mais tu transmets ceci à travers ton filtre personnel. Bon, d'accord : ton filtre est plus mince, plus fin. Tu es devenu un très bon filtre. Mais tu es tout de même un filtre.

 

Je sais. Je voulais seulement que cela soit dit une fois de plus, ici, car certaines personnes prennent les livres comme celui-ci et les films comme Au-delà de nos rêves, au pied de la lettre. Et j'aimerais qu'ils cessent de le faire.

 

Les scénaristes et les producteurs de ce film ont transmis une très grande vérité à travers un filtre imparfait. L'argument qu'ils ont cherché à défendre est le suivant : après la mort, tu feras exactement l'expérience de ce à quoi tu t'attends, de ce dont tu choisis de faire l'expérience. Ils ont défendu cet argument d'une façon très efficace.

 

Bon, revenons à notre discussion.

 

Oui. J'aimerais savoir précisément ce que je voulais savoir en regardant ce film. S'il n'y a pas d'enfer, mais que je fais l'expérience de l'enfer, quelle est la différence, bon Dieu ?

 

Il n'y en a aucune, aussi longtemps que tu demeures dans la réalité que tu as créée. Mais tu ne créeras pas une telle réalité pour toujours. Certains d'entre vous n'en feront pas l'expérience plus longtemps que ce qu'ils appelleraient une «nanoseconde». Par conséquent, vous ne ferez pas l'expérience, pas même en imagination, d'un endroit de tristesse ou de souffrance.

 

Qu'est-ce qui m'empêcherait de créer un tel endroit pour l'éternité, si j'ai cru toute ma vie qu'il existe et que l'un de mes gestes me l'a fait mériter ?

 

Ta connaissance et ta compréhension.

 

Tout comme, dans cette vie, ton prochain instant sera créé à partir des notions nouvelles que tu as acquises de ton dernier instant, dans ce que tu appelles l'au-delà, tu créeras un nouvel instant à partir de ce que tu es arrivé à savoir et à comprendre dans l'instant précédent.

 

Et l'une des choses que tu arriveras à connaître et à saisir très rapidement est celle-ci : tu peux toujours choisir ton expérience. Car dans l'au-delà, les résultats sont instantanés, et tu ne manqueras pas d'établir le lien entre tes pensées et l'expérience qu'elles créent.

 

Tu comprendras que tu crées ta propre réalité.

 

Cela expliquerait pourquoi certains ont une expérience heureuse, et d'autres, une expérience effrayante ; pourquoi certains ont une expérience profonde, tandis que d'autres n'en ont quasiment aucune; et pourquoi il existe tant de récits divers sur ce qui se passe dans les instants qui suivent la mort.

 

Certains reviennent d'expériences du seuil de la mort remplis de paix et d'amour, et n'ont plus jamais peur de la mort, tandis que d'autres en reviennent très effrayés, convaincus d'avoir rencontré des forces obscures et maléfiques.

 

L'âme réagit à - et recrée - la suggestion la plus forte de l'esprit et la reproduit dans son expérience.

 

Certaines âmes demeurent quelque temps dans cette expérience, en la rendant très réelle - tout comme elles demeuraient dans leurs expériences lorsqu'elles étaient dans le corps, même si elles étaient tout aussi irréelles et fugitives. D'autres âmes s'ajustent rapidement, prennent l'expérience pour ce qu'elle est, commencent à produire de nouvelles pensées et passent immédiatement à d'autres expériences.

 

Tu veux dire que dans l'au-delà, les choses ne se passent pas d'une façon particulière ? Et qu'il n'existe pas de vérités éternelles à l'extérieur de notre esprit ? Après notre mort, continuons-nous de créer des mythes, des légendes et des expériences factices jusque dans la réalité suivante ? Quand sommes-nous libérés de ces attaches ? Quand en arrivons-nous à connaître la vérité ?

 

Quand vous choisissez de le faire. C'était ce que voulait dire le film avec Robin Williams. C'est l'argument avancé ici. Si votre seul désir est de connaître l'éternelle vérité de tout ce qui est, de comprendre les grands mystères, de faire l'expérience de la réalité la plus grande, vous y arriverez.

 

Oui, il y existe une unique grande vérité ; il existe une réalité finale. Mais vous recevrez toujours ce que vous choisissez, sans égard à cette réalité - précisément parce qu'en réalité, vous êtes une créature divine, créant divinement votre réalité au moment même où vous en faites l'expérience.

 

Mais si vous choisissez de cesser de créer votre propre réalité individuelle et commencez à comprendre et à faire l'expérience d'une réalité plus vaste, unifiée, vous aurez une occasion immédiate de le faire.

 

Ceux qui «meurent» dans l'état de ce choix, de ce désir, de cette volonté et de cette connaissance, passent immédiatement à l'expérience de l'unité. Les autres n'en font l'expérience que s'ils le désirent, comme ils le veulent et quand ils le veulent.

 

II en va précisément de même lorsque l'âme est avec le corps.

 

Tout est question de désir, de choix, de création et, en définitive, de création de «l'incréable» ; c'est-à-dire que vous faites ainsi l'expérience de ce qui a déjà été créé.

 

C'est le créateur créé. Celui qui bouge sans bouger. C'est l'alpha et l'oméga, l'avant et l'après, l'aspect maintenant-alors-toujours de tout, que vous appelez Dieu.

 

Je ne t'abandonnerai pas, mais Je ne m'imposerai pas à toi. Je ne l'ai jamais fait et ne le ferai jamais. Tu me reviendras chaque fois que tu le voudras. À présent, tandis que tu es avec ton corps, ou après que tu l'auras quitté. Chaque fois qu'il te plaira, tu pourras retourner à l'Un et faire l'expérience de la perte de ton être individuel. Tu pourras également recréer l'expérience de ton Soi individuel.

 

Tu peux faire l'expérience, comme il te plaira, de n'importe quel aspect de tout ce qui est, dans une proportion infime ou grandiose. Tu peux faire l'expérience du microcosme ou du macrocosme.

 

Je peux faire l'expérience de la particule ou de la pierre.

 

Oui. Bien. Tu comprends.

 

Quand tu résides dans le corps humain, tu fais l'expérience d'une portion inférieure au tout, c'est-à-dire d'une portion du microcosme (bien que ce n'en soit aucunement la plus petite). Lorsque tu résideras hors du corps (dans ce que certains appelleraient le «monde des esprits»), tu auras élargi ta perspective par sauts quantiques. Tu auras l'impression soudaine de tout connaître, et il t'apparaîtra clairement que tout ce qui est est encore plus grand que la réalité dont tu feras alors l'expérience. Cela te remplira immédiatement d'étonnement et d'anticipation, d'émerveillement et d'excitation, de joie et d'hilarité, car alors, tu sauras et comprendras ce que Je sais et comprends : que le jeu ne finit jamais.

 

Arriverai-je un jour à un espace de sagesse véritable ?

 

Durant la période qui suivra ta «mort», tu pourras choisir de recevoir une réponse à chaque question que tu t'es jamais posée - et de t'ouvrir à de nouvelles questions dont tu n'as jamais rêvé l'existence. Tu pourras choisir de faire l'expérience de l'unité avec tout ce qui existe. Et tu auras une chance de décider de ce que tu veux être, faire et avoir ensuite.

 

Choisis-tu de retourner à ton corps le plus récent ? Choisis-tu de refaire l'expérience de la vie sous une forme humaine, ou sous une autre ?

 

Choisis-tu de rester où tu es, dans le «monde des esprits», au niveau dont tu feras alors l'expérience? Choisis-tu de continuer, d'aller plus loin, dans ta connaissance et ton expérience ? Choisis-tu de «perdre ton identité» complètement et de faire partie de l'Un ?

 

Que choisis-tu ? Que choisis-tu ? Que choisis-tu ?

 

Toujours, voilà la question que Je te poserai. Toujours, voilà l'interrogation de l'univers. Car l'univers ne sait rien d'autre que de t'accorder ton souhait le plus cher, ton désir le plus grand. En effet, il fait cela à chaque instant, chaque jour. La différence entre toi et moi, c'est que tu n'en es pas conscient.

 

Moi, je le suis.

 

Dis-moi... ma famille, les êtres qui me sont chers, me rencontreront-ils après ma mort et m'aideront-ils à comprendre ce qui se passe, comme certaines gens disent qu'ils le feront ? Retrouverai-je «ceux qui sont partis avant moi» ? Serons-nous capables de passer l'éternité ensemble ?

 

Que choisis-tu ? Choisis-tu que ces choses arrivent ? Alors elles arriveront.

 

D'accord, je suis confus. Es-tu en train de dire que nous profitons tous du libre arbitre et que ce libre arbitre s'étend même au-delà de notre mort ?

 

Oui, c'est bien ce que Je dis.

 

Si telle est la vérité, le libre arbitre des gens qui me sont chers devrait coïncider avec le mien - ces individus devraient avoir la même pensée et un désir identique au mien, au même moment -, sinon ils ne seraient pas là à l'instant de ma mort. Et si je voulais passer le reste de l'éternité avec eux, mais que certains d'entre eux voulaient passer à autre chose ? Peut-être que l'un d'entre eux voudrait monter toujours plus haut, dans cette expérience de réunification avec l'un, comme tu l'exprimes. Que se passerait-il, alors ?

 

Aucune contradiction n'existe dans l'univers. Il y a des choses qui ressemblent à des contradictions, mais en fait, il n'y en a aucune. S'il se produisait une situation semblable à celle que tu décris (d'ailleurs, c'est une très bonne question), vous seriez tous capables de recevoir ce que vous auriez choisi.

 

Tous ?

 

Tous.

 

Puis-je te demander comment ?

 

Tu peux.

 

D'accord. Comment...

 

Quelle idée te fais-tu de Dieu ? Crois-tu que Je n'existe qu'en un seul endroit ?

 

Non. Je crois que tu existes partout en même temps. Je crois que Dieu est omniprésent.

 

Eh bien, tu as raison là-dessus. II n'est aucun endroit où Je ne sois pas. Comprends-tu cela ?

 

Je crois bien.

 

Bien. Alors, qu'est-ce qui te fait croire que ce soit différent dans ton cas ?

 

Parce que tu es Dieu et que je ne suis qu'un simple mortel.

 

Je vois. Nous voilà encore aux prises avec cette histoire de «simple mortel»...

 

D'accord, d'accord... supposons que je tienne pour acquis, aux fins de cette discussion, que moi aussi, je suis Dieu - ou du moins, que je suis fait de la même étoffe que Dieu. Alors, es-tu en train de dire que je peux aussi être partout, tout le temps ?

 

Tout ce qui compte, c'est ce que la conscience choisit d'entretenir dans sa réalité. Dans ce que tu appellerais le «monde des esprits», ce que tu peux imaginer, tu peux l'expérimenter. Si tu veux donc faire l'expérience de n'être qu'une seule âme, en un seul endroit, en un seul «temps», tu peux le faire. Mais si tu veux faire l'expérience du fait que ton esprit est plus grand que cela, qu'il se trouve à plus d'un endroit en même «temps», tu peux également le faire. En effet, tu pourras faire l'expérience que ton âme se trouve partout où tu le voudras, n'importe «quand». Car en vérité, il n'y a qu'un seul «temps» et un seul «lieu», et tu t'y trouves partout, toujours. Tu pourras ainsi faire l'expérience de toute partie, ou toutes les parties que tu veux, chaque fois que tu le choisiras.

 

Et si je veux que les membres de ma famille soient avec moi, mais que l'un d'entre eux veut faire «partie du Tout» qui est ailleurs ? Que se passera-t-il, alors ?

 

II est possible que ta famille et toi ne vouliez pas la même chose. Toi et moi, et ta famille et moi - nous tous - ne formons qu'un seul et même être.

 

Quand tu désires une chose, c'est moi qui désire une chose, puisque tu es tout simplement moi en train de jouer l'expérience appelée désir. En somme, ton désir est aussi le mien.

 

Ta famille et moi ne faisons qu'un, également. Par conséquent, leur désir est aussi le mien et il s'ensuit que tes désirs sont aussi ceux de ta famille.

 

Sur Terre, il est également vrai que vous désirez tous les mêmes choses. Vous désirez la paix, la prospérité, la joie et l'accomplissement. Vous désirez la satisfaction et l'expression de soi dans votre travail, l'amour dans votre vie, la santé dans votre corps. Vous désirez tous les mêmes choses.

 

Crois-tu que ce soit une coïncidence ? Non. C'est ainsi que fonctionne la vie. C'est ce que je suis en train de t'expliquer.

 

La seule chose qui soit différente, sur Terre, de la façon dont les choses se déroulent dans ce que vous appelez le monde des esprits, est la suivante : sur Terre, alors que vous désirez tous la même chose, vous avez des idées différentes sur la façon d'y arriver. Ainsi, vous allez tous dans des directions diverses, pour, en fait, chercher la même chose !

 

Ce sont ces idées différentes qui produisent des résultats autres. Ces idées, on pourrait les appeler vos pensées racines. Je t'en ai déjà parlé.

 

Oui, dans le tome 1.

 

Parmi ces pensées que partagent un grand nombre d'entre vous, il y a votre idée d'insuffisance. Beaucoup d'entre vous croient au plus profond de leur être qu'il y a un manque. Un manque de tout.

 

Un manque d'amour, d'argent, de nourriture, un manque de vêtements, de logements, un manque de temps, de bonnes idées en circulation et, certainement, un manque de vous.

 

Cette pensée racine vous pousse à utiliser toutes sortes de stratégies et de tactiques pour chercher à acquérir ce qui, selon vous, «manque». Ce sont des approches que vous abandonneriez immédiatement si vous saviez clairement qu'il y a assez, pour chacun, de tout ce que vous désirez.

 

Dans ce que vous appelez le «ciel», vos idées de «manque» disparaissent, car vous devenez conscient du fait qu'il n'y a aucune séparation entre vous et ce que vous désirez.

 

Vous avez conscience qu'une quantité plus que suffisante de vous s'y trouve. Vous avez conscience du fait que vous pouvez être à plus d'un endroit à n'importe quel «moment» donné : il n'y a donc aucune raison de ne pas vouloir ce que veut votre frère, de ne pas choisir ce que choisit votre soeur. S'ils vous veulent dans leur espace au moment de leur mort, le seul fait qu'ils pensent à vous vous appelle vers eux - et vous n'avez aucune raison de ne pas courir vers eux, puisque le fait d'y aller n'enlève rien à tout ce que vous pouvez être en train de faire.

 

Cet état, celui de n'avoir aucune raison de dire non, c'est celui dans lequel Je réside à tout moment. Tu l'as déjà entendu dire, et c'est vrai : Dieu ne dit jamais non.

 

Je te donnerai exactement tout ce que tu désires, toujours. Tout comme Je le fais depuis le début des temps.

 

Donnes-tu vraiment toujours à chacun exactement ce qu'il désire à n 'importe quel moment donné ?

 

Oui, mon bien-aimé, c'est bien ce que Je fais.

 

Ta vie est un reflet de ce que tu désires et de ce que tu crois pouvoir obtenir de ce que tu désires. Je ne peux te donner ce que tu ne crois pas pouvoir recevoir - peu importe à quel point tu le désires -, car Je ne dérogerai pas de l'idée que tu t'en fais. Je ne peux pas. C'est la loi cosmique.

 

Croire qu'on ne peut avoir quelque chose, c'est comme ne pas la désirer, car cela produit le même résultat.

 

Mais sur Terre, nous ne pouvons avoir tout ce que nous désirons. Nous ne pouvons nous trouver à deux endroits en même temps, par exemple. Et il y a bien d'autres choses que nous pouvons désirer sans pouvoir les obtenir puisque, sur la Terre, nous sommes tous limités.

 

Je sais que tu vois les choses ainsi et que, par conséquent, cela se passe ainsi pour vous, car une chose demeure éternellement vraie : vous recevez toujours l'expérience que vous croyez devoir recevoir.

 

Ainsi, si vous dites que vous ne pouvez vous trouver à deux endroits en même temps, vous ne pourrez y être. Mais si vous affirmez que vous pouvez être partout où vous le voulez, à la vitesse de votre pensée, et que vous pouvez même vous manifester sous la forme physique à plus d'un endroit à n'importe quel moment donné, alors vous pourrez le faire.

 

Là je ne te suis plus. Je veux bien croire que cette information provient directement de Dieu, mais quand tu tiens des propos semblables, ça m'énerve parce que je ne peux pas y adhérer. Je ne pense pas que ce que tu viens de dire soit vrai. Rien, dans l'expérience humaine, ne l'a démontré.

 

Au contraire. Des saints et des sages de toutes les religions ont déclaré avoir fait ces choses. Faut-il avoir un degré de foi très élevé ? Un degré de foi extraordinaire ? Le degré de foi atteint par un seul être en un millier d'années ? Oui. Cela veut-il dire que c'est impossible ? Non.

 

Comment puis-je produire cette foi ? Comment puis-je atteindre ce degré de foi ?

 

Tu ne peux pas y arriver. Tu ne peux qu'y être. Et Je n'essaie pas de jouer sur les mots. C'est exactement ce que Je veux dire. Ce genre de foi - que J'appellerais connaissance complète - n'est pas quelque chose qu'on essaie d'acquérir. En fait, si tu tentes de l'acquérir, tu ne peux pas l'avoir. C'est quelque chose qu'on est, tout simplement. Tu es tout simplement cette connaissance. Tu es cet être.

 

Un tel état d'être provient d'un état de conscience totale. Il ne peut provenir que d'un tel état. Si tu cherches à devenir conscient, tu ne peux l'être.

 

C'est comme essayer de «faire» un mètre quatre-vingt-cinq alors que tu mesures un mètre soixante. Tu «feras» un mètre quatre-vingt-cinq quand tu deviendras assez grand pour l'accepter. Quand tu seras d'un mètre quatre-vingt-cinq, tu seras alors capable de faire tout ce que peuvent faire les gens d'un mètre quatre-vingt-cinq. Et quand tu seras dans un état de conscience totale, tu seras à même de faire tout ce que peuvent faire les êtres dans un état de conscience totale.

 

II est donc inutile d'«essayer de croire» que tu peux faire ces choses. Essaie plutôt de passer à un état de conscience totale. Ainsi, il ne sera plus nécessaire de croire. La connaissance complète accomplira ses merveilles.

 

Un jour, alors que je méditais, j'ai fait l'expérience de l'unité totale, de la conscience totale. C'était merveilleux. C'était l'extase. Depuis ce jour, je tente de revivre cette expérience. Je m'assois en position de méditation et j'essaie de retrouver cette conscience totale. Mais je n'en ai jamais été capable. Voilà la raison, n'est-ce pas ? Tant que je chercherai à obtenir une chose, je ne pourrai l'avoir, puisque le seul fait de la chercher, c'est affirmer que je ne l'ai pas. C'est la sagesse que tu m'as transmise tout au long de ce dialogue.

 

Oui, oui. Maintenant, tu comprends. Cela devient plus clair pour toi. C'est pourquoi nous continuons de tourner en rond, de répéter des choses et de revoir des choses. Tu saisis la troisième fois, la quatrième, peut-être la cinquième.

 

Bon, je suis heureux d'avoir posé la question, car ça peut être dangereux, cette histoire de «pouvoir être à deux endroits en même temps», ou de «pouvoir faire tout ce qu'on veut». C'est le genre de chose qui pousse des gens à sauter du haut de l'Empire State Building en criant : «Je suis Dieu ! Regardez-moi ! Je peux voler !»

 

Avant de faire cela, mieux vaut se trouver dans un état de conscience totale. Si tu essaies de prouver que tu es Dieu en en faisant la démonstration aux autres, alors tu ne sais pas que tu l'es, et cette «inconnaissance» s'exprimera dans ta réalité. Bref, tu tomberas de haut.

 

Dieu ne cherche pas à prouver quoi que ce soit, car Dieu n'a pas besoin de le faire. Dieu Est, et c'est ce qui est. Ceux qui savent qu'ils sont en union avec Dieu, ou qui font l'expérience intérieure de Dieu, n'ont pas besoin et n'essaient pas de le prouver à qui que ce soit, surtout pas à eux-mêmes.

 

Et ainsi, lorsqu'ils le tentèrent en disant : «Si tu es le Fils de Dieu, descends de cette croix !», l'homme appelé Jésus n'en fit rien.

 

Mais trois jours plus tard, calmement et discrètement, alors qu'il n'y avait ni témoins ni foules, ni personne à qui prouver quoi que ce soit, il fit une chose beaucoup plus étonnante - et depuis lors, le monde en parle.

 

Et dans ce miracle se trouve ton salut, car on t'a montré la vérité, non seulement celle de Jésus, mais celle de Qui Tu Es, et tu pourrais ainsi être sauvé du mensonge qu'on t'a raconté à propos de toi-même et que tu as pris pour ta vérité.

 

Dieu t'invite toujours à l'idée la plus élevée que tu te fais de toi-même. Présentement, sur votre planète, des gens ont manifesté déjà un grand nombre de ces pensées élevées ; entre autres, ils ont fait apparaître et disparaître des objets matériels, eux-mêmes sont apparus et disparus, ils ont même «vécu à jamais» dans le corps, ou sont revenus au corps pour revivre - et tout cela a été rendu possible par leur foi. Par leur connaissance. Par leur immuable clarté quant à la nature et au sens des choses.

 

Par le passé, chaque fois que des gens ont fait cela sous leur forme terrestre, vous avez appelé ces événements des miracles et avez fait de ces gens des saints et des sauveurs ; pourtant, ils ne sont pas plus saints ni plus sauveurs que vous. Car vous êtes tous des saints et des sauveurs. Et c'est le message même qu'ils vous ont apporté.

 

Comment puis-je croire cela ? Je veux croire cela de tout mon cœur, mais je ne peux pas. Je ne peux tout simplement pas.

 

En réalité, tu ne peux pas le croire. Tu ne peux que le savoir.

 

Comment puis-je le savoir ? Comment puis-je en arriver là ?

 

Tout ce que tu choisis pour toi-même, donne-le à un autre. Si tu ne peux en arriver là, aide quelqu'un d'autre à en arriver là. Dis à quelqu'un d'autre qu'il y est déjà. Louange-le pour cela. Honore-le pour cela.

 

Voilà l'avantage d'avoir un gourou. Tout est là. En Occident, on a accolé beaucoup d'énergie négative au mot «gourou». II est quasiment devenu péjoratif. Être un «gourou», c'est être un charlatan... ou presque. Prêter allégeance à un gourou, c'est comme céder ton pouvoir.

 

Honorer ton gourou, ce n'est pas céder ton pouvoir. C'est recevoir ton pouvoir. Car lorsque tu honores le gourou, lorsque tu loues ton maître, ce que tu lui dis, c'est : «Je te vois.» Et ce que tu vois chez un autre, tu peux commencer à le voir en toi-même. C'est la preuve extérieure de ta réalité intérieure, de ta vérité intérieure, celle de ton être.

 

C'est la vérité transmise par toi dans les livres que tu écris.

 

Je ne considère pas que j'écris ces livres. C'est toi, Dieu, que je considère comme leur auteur, et je n'en suis que le scribe.

 

Dieu en est l'auteur... et toi aussi. Il n'y a aucune différence entre le fait que Je les écrive et le fait que tu les écrives. Tant que tu penseras le contraire, tu n'auras pas saisi le message même de ces écrits. Mais la plus grande partie de l'humanité n'a pas saisi cet enseignement. Ainsi, Je vous envoie de nouveaux maîtres, d'autres maîtres, tous avec le même message que les maîtres d'antan.

 

Je comprends ta résistance à accepter l'enseignement comme étant ta propre vérité. Si tu te promenais en prétendant, oralement ou par écrit, ne faire qu'Un avec Dieu - ou même avec une part de Dieu - le monde ne saurait que penser de toi.

 

Les gens peuvent croire tout ce qu'ils veulent sur moi. Je sais au moins ceci : je ne mérite pas d'être le récipiendaire de l'information donnée ici et dans les autres livres. Je ne me sens pas digne d'être le messager de cette vérité. Je travaille à ce troisième livre, mais je sais, avant même sa parution, qu'entre tous - à cause des erreurs que j'ai faites et des gestes égoïstes que j'ai commis - je ne suis tout simplement pas digne d'être le messager de cette merveilleuse vérité.

 

Mais cela, c'est peut-être le plus merveilleux message de cette trilogie : le fait que Dieu ne reste caché aux yeux de personne, mais s'adresse à tout le monde, même au moins digne d'entre nous. Car si Dieu me parle, Dieu s'adressera directement au cœur de chaque homme, femme et enfant qui cherche la vérité.

 

Ainsi donc, il y a de l'espoir pour nous tous. Aucun d'entre nous n'est horrible à un point tel que Dieu l'abandonnerait, ni si indigne du pardon à un point tel que Dieu se détournerait de lui.

 

Est-ce bien là ce que tu crois - tout ce que tu viens d'écrire ?

 

Oui.

 

Alors, ainsi soit-il, et ainsi en sera-t-il de toi.

 

Mais Je te dis ceci. Tu es digne. Comme tous les autres. L'indignité est la pire condamnation jamais adressée à la race humaine. Tu as fondé ton sentiment de dignité sur le passé, tandis que je le fonde sur l'avenir.

 

L'avenir, l'avenir, toujours l'avenir! C'est là que se trouve ta vie, non pas dans le passé. C'est là que se trouve ta vérité, non pas dans le passé.

 

Ce que tu as fait n'a aucune importance en comparaison de ce que tu es sur le point de faire. L'étendue de ton erreur est insignifiante par rapport à la façon dont tu es sur le point de créer.

 

Je te pardonne tes erreurs. Toutes. Je pardonne tes passions déplacées. Toutes. Je pardonne tes conceptions erronées, tes notions peu judicieuses, tes gestes nuisibles, tes décisions égoïstes. Tout.

 

D'autres ne te pardonneront peut-être pas, mais moi, si. D'autres ne te déchargeront peut-être pas de ta culpabilité, mais moi, si. D'autres ne te laisseront peut-être pas oublier, continuer, devenir quelque chose de neuf, mais moi, si. Car Je sais que tu n'es pas ce que tu as été, mais que tu es et seras toujours ce que tu es maintenant.

 

En une minute, un pécheur peut devenir un saint. En une seconde. En un souffle.

 

En vérité, il n'y a pas de pécheur, car on ne peut pécher à l'endroit de personne - encore moins à mon endroit. Voilà pourquoi Je dis que Je te «pardonne». J'utilise cette expression parce que tu sembles la comprendre.

 

En vérité, Je ne te pardonne pas et ne te pardonnerai jamais quoi que ce soit. Je n'ai pas à le faire. II n'y a rien à pardonner. Mais Je peux te décharger. Et Je le fais à présent. Maintenant. Une fois de plus. Comme Je l'ai si souvent fait par le passé, à travers les enseignements de tant d'autres maîtres.

 

Pourquoi ne les avons-nous pas entendus ? Pourquoi n'avons-nous pas cru cela, ta plus grande promesse ?

 

Parce que vous ne pouvez croire en la bonté de Dieu. Alors, ne pensez plus à croire en ma bonté. Croyez plutôt en la simple logique.

 

La raison pour laquelle Je n'ai pas besoin de vous pardonner est la suivante : Vous ne pouvez ni m'offenser, ni me faire du tort, ni me détruire.

 

Mais vous vous croyez capables de m'offenser, et même de me blesser. Quelle illusion ! Quelle magnifique obsession !

 

Vous ne pouvez me blesser ni me faire de tort, d'aucune façon. Car Je suis l'inblessable. Et ce qu'on ne peut blesser ne peut et ne veut blesser personne.

 

Tu comprends, à présent, la logique derrière la vérité selon laquelle Je ne condamne pas, ni ne punis, ni n'ai besoin d'exiger un châtiment. Je n'ai aucun besoin, car Je n'ai jamais été, et ne pourrai jamais être, offensé ni détruit ni blessé d'aucune manière.

 

Parce que vous imaginez la destruction, vous exigez la revanche. Parce que vous faites l'expérience de la douleur, vous avez besoin qu'un autre en fasse l'expérience en guise de rétribution. Mais quelle justification peut-on avoir pour infliger de la douleur à un autre ? Parce que vous imaginez que quelqu'un vous a infligé une blessure, vous trouvez juste et convenable de lui en infliger une en retour ? Ce qui, selon vous, ne doit pas se faire entre humains, vous pouvez le faire, pourvu que vous en ayez la justification ?

 

C'est de la folie. Et ce que vous ne voyez pas dans cette folie, c'est que tous les gens qui infligent de la douleur à d'autres tiennent pour acquis qu'ils ont raison de le faire. Chaque geste posé par une personne représente pour celle-ci le geste à poser, compte tenu de ce qu'elle cherche et désire.

 

Et selon votre définition, c'est mal. Mais selon sa définition à elle, ce n'est pas le cas. Vous n'êtes peut-être pas d'accord avec son modèle du monde, avec ses constructions morales et éthiques, avec ses concepts théologiques, ou avec ses décisions, ses choix et ses gestes... mais ils s'accordent à elle et à ses valeurs.

 

Vous affirmez que ses valeurs sont «mauvaises». Mais qui peut dire que vos valeurs sont «bonnes» ? Seulement vous. Vos valeurs sont «bonnes» parce que vous prétendez qu'elles le sont. Même cela pourrait avoir du sens si vous teniez parole à leur propos, mais vous-même changez constamment quant à ce que vous trouvez «bon» et «mauvais». Vous le faites en tant qu'individu et comme société.

 

Ce que votre société trouvait «bon» il y a seulement quelques décennies, vous le trouvez «mauvais» aujourd'hui. Ce que vous considériez «mauvais» dans un passé pas très lointain, vous le trouvez maintenant «bon». Qui peut faire la différence ? Comment pouvez-vous connaître les joueurs sans carte de pointage ?

 

Et pourtant, nous osons nous juger les uns les autres. Nous osons condamner parce qu'une autre personne n'a pas respecté nos propres idées changeantes à propos de ce qui est permis ou non. Ouf ! Nous sommes vraiment quelque chose. Nous ne pouvons même pas garder une notion constante de ce qui est correct et de ce qui ne l'est pas.

 

Là n'est pas le problème. Le problème, ce n'est pas le fait de changer d'idée sur le «bien» et le «mal». Vous devez transformer ces idées, sinon vous n'évolueriez jamais. Le changement est un produit de l'évolution.

 

Le problème n'est pas que vous ayez changé ni que vos valeurs aient changé. C'est plutôt que vous soyez si nombreux à croire, avec insistance, que les valeurs que vous entretenez à présent sont bonnes et parfaites, et que tous les autres devraient y adhérer. Certains d'entre vous sont devenus autojustificateurs et satisfaits d'eux-mêmes.

 

Accrochez-vous à vos valeurs, si cela vous sert. Cramponnez-vous. N'abandonnez pas. Car vos idées du «bien» et du «mal» sont vos définitions de qui vous êtes. Mais n'exigez pas que d'autres se définissent selon vos termes. Et ne demeurez pas «collés» à vos croyances et coutumes actuelles au point d'arrêter le processus même de l'évolution.

 

En réalité, vous ne pourriez pas le faire, même si vous le vouliez, car la vie continue, avec ou sans vous. Rien ne reste identique, et rien ne peut demeurer inchangé. Rester tel quel, c'est ne pas bouger. Et ne pas bouger, c'est mourir.

 

Toute la vie est mouvement. Même les roches sont pleines de mouvement. Tout bouge. Tout. Il n'y a rien qui ne soit en mouvement. Par conséquent, en raison même du mouvement, rien n'est pareil d'un instant à l'autre. Rien.

 

Rester pareil, ou chercher à le faire, déroge aux lois de la vie. C'est stupide, car dans cette lutte, la vie gagne toujours.

 

Alors, transformez-vous ! Oui, changez vos idées à propos du bien et du mal. Changez vos notions à propos de ceci et de cela. Altérez vos structures, vos constructions, vos modèles, vos théories.

 

Laissez se modifier vos vérités les plus profondes. Modifiez-les vous-mêmes, pour l'amour de Dieu. Littéralement. Modifiez-les vous-mêmes, pour l'amour de Dieu. Car l'idée nouvelle que vous vous faites de qui vous êtes, voilà la direction dans laquelle il faut évoluer. L'idée nouvelle que vous vous faites de ce qui est, voilà où l'évolution s'accélère. L'idée nouvelle que vous vous faites de ces qui, quoi, où, quand, comment et pourquoi, voilà où le mystère se résout, où l'intrigue se dénoue, où l'histoire finit. Alors, vous pourrez commencer une nouvelle histoire, plus grandiose.

 

L'idée nouvelle que vous vous faites à propos de tout cela, voilà où se trouve la passion et la création, où Dieu-en-vous se manifeste et se réalise pleinement.

 

Même si vous croyez que les choses ont été «bonnes», elles peuvent être meilleures. Même si vous croyez que vos théologies, vos idéologies, vos cosmologies sont merveilleuses, elles peuvent se remplir de merveilles encore plus grandes. Car il y a «plus de choses dans le ciel et sur la terre que n'en ont rêvé vos philosophes».

 

Par conséquent, soyez ouverts. Soyez OUVERTS. N'enfermez pas la possibilité d'une vérité nouvelle parce que jusqu'ici vous avez été à l'aise avec une vérité ancienne. La vie commence à la limite de votre zone de confort.

 

Mais ne vous empressez pas de juger les autres. Cherchez plutôt à éviter les jugements, car ce qui est «mal» pour un autre, c'est ce qui était «bien» pour vous hier ; les erreurs d'un autre individu sont vos propres gestes passés, à présent corrigés ; les choix et décisions d'une autre personne sont aussi blessants et nuisibles, aussi égoïstes et impardonnables que l'ont été un grand nombre des vôtres.

 

C'est lorsque vous «ne pouvez tout simplement pas imaginer» comment une autre personne a pu «faire une telle chose», que vous avez oublié d'où vous venez et où vous allez tous les deux.

 

Et à ceux d'entre vous qui se croient méchants, indignes et incurables, Je dis ceci : Aucun d'entre vous n'est perdu à jamais, et aucun ne le sera jamais. Car vous êtes tous, tous, dans le processus du devenir. Vous êtes tous, tous, en train de traverser l'expérience de l'évolution.

 

C'est ce que Je fais.

 

Par votre intermédiaire.


 

 

 

 

(5)

 

5

 

 

Je me rappelle une prière qu'on m'a apprise quand j'étais enfant. «Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis une parole, et mon âme sera guérie.» Tu as prononcé ces paroles, et je me sens guéri. Je ne me sens plus indigne. Tu as une façon de faire en sorte que je me sente digne. Si je pouvais offrir un cadeau à tous les êtres humains, voilà ce que ce serait.

 

C'est le cadeau que tu leur as fait avec ce dialogue.

 

J'aimerais continuer, même une fois cette conversation terminée. Cette conversation ne sera jamais terminée.

 

Eh bien, alors, lorsque cette trilogie sera complète.

 

Tu auras toujours des façons de le faire.

 

J'en suis très heureux, car tel est le cadeau que mon âme désire offrir. Nous avons tous un cadeau à offrir. J'aimerais que celui-ci soit le mien.

 

Alors, vas-y, et donne-le. Fais en sorte que tous ceux dont tu touches la vie se sentent dignes. Accorde à chacun le sentiment de sa propre dignité en tant que personne, le sentiment de la véritable merveille de sa nature. Offre ce cadeau, et tu guériras le monde.

 

Je te demande humblement ton aide.

 

Tu l'auras toujours. Nous sommes amis.

 

Entre-temps, j'adore ce dialogue et j'aimerais poser une question à propos d'une chose que tu as dite.

 

Je t'écoute.

 

Lorsque tu parlais de la vie «entre les vies», pour ainsi dire, tu as dit : «Vous pouvez recréer l'expérience de votre Soi individuel chaque fois que vous le choisissez.» Qu'est-ce que cela signifie ?

 

Simplement que tu peux émerger du Tout chaque fois que tu le désires, sous la forme d'un nouveau «Soi», ou sous la forme du même Soi qu'avant.

 

Tu veux dire que je peux retenir ma conscience individuelle, ma conscience de «moi», et y revenir ?

 

Oui. À tout moment, tu peux faire l'expérience que tu désires.

 

Ainsi, je peux revenir à cette vie - à la Terre - sous la forme de la personne que j'étais avant de «mourir» ?

 

Oui.

 

En chair et en os ?

 

As-tu entendu parler de Jésus ?

 

Oui, mais je ne suis pas Jésus et je ne prétendrai jamais lui ressembler.

 

N'a-t-il pas dit : «Ces choses, et d'autres encore, vous les ferez aussi» ?

 

Oui, mais il ne parlait pas de miracles comme celui-là, je ne pense pas.

 

Je suis désolé que tu ne le penses pas. Car Jésus n'est pas le seul ressuscité.

 

Ah non? Il y en a d'autres ?

 

Oui.

 

Mon Dieu, c'est un blasphème.

 

C'est un blasphème que quelqu'un d'autre que le Christ ait ressuscité ?

 

Oui, certains le diraient.

 

Alors, ces gens n'ont jamais lu la Bible.

 

La Bible ? La Bible rapporte que d'autres gens que Jésus sont revenus dans leur corps après leur mort ?

 

As-tu entendu parler de Lazare ?

 

Oh, ce n'est pas juste. C'est grâce à la puissance du Christ qu'il a été ressuscité d'entre les morts.

 

Précisément. Et tu crois que la «puissance du Christ», comme tu l'appelles, n'était réservée qu'à Lazare ? Une seule personne, dans toute l'histoire du monde ?

 

Je n'y avais pas pensé de cette façon.

 

Je te dis ceci : Beaucoup ont ressuscité d'entre les «morts».

 

Plusieurs sont «revenus à la vie». Cela se produit tous les jours, actuellement, dans vos hôpitaux.

 

Oh, allons ! Ce n'est pas juste, encore une fois. C'est de la médecine, pas de la théologie.

 

Oh, Je vois ! Dieu n'a rien à voir avec les miracles d'aujourd'hui, seulement avec ceux d'hier.

 

Hum... d'accord, je t'accorde ce point pour des raisons d'ordre technique. Mais personne n'a ressuscité des morts de lui-même, comme Jésus l'a fait ! Personne n'est revenu d'entre les «morts» de cette façon.

 

En es-tu certain ?

 

Eh bien... plutôt certain...

 

As-tu jamais entendu parler de Mahavatar Babaji ?

 

Je ne crois pas que nous devrions introduire des mystiques orientaux dans cette discussion. Trop de gens n'y croient pas.

 

Je vois. Alors, bien sûr, ils doivent avoir raison.

 

Dis-moi si je comprends. Es-tu en train de me dire que les âmes peuvent revenir d'entre les soi-disant «morts» sous forme d'esprits ou sous une forme physique, si tel est leur désir ?

 

Tu commences à comprendre, maintenant.

 

Très bien, alors pourquoi n'y a-t-il pas plus de gens à l'avoir fait ? Pourquoi n'en

 

entendons-nous pas parler chaque jour ? Ce genre de chose ferait les manchettes internationales.

 

En réalité, plusieurs le font vraiment, sous forme d'esprits. Peu de gens, Je l'admets, choisissent de revenir au corps.

 

Ah ! Voilà ! Et toc ! Pourquoi pas ? Si c'est si facile, pourquoi n'y a-t-il pas plus d'âmes qui le font ?

 

Ce n'est pas une question de facilité, mais d'avantages.

 

C'est-à-dire ?

 

Très peu d'âmes désirent retourner au plan physique sous la même forme.

 

Si une âme choisit de revenir au corps, elle le fait presque toujours avec un autre corps ; un corps différent. Ainsi, elle commence un nouveau programme, fait l'expérience de nouveaux souvenirs, entreprend de nouvelles aventures.

 

Généralement, les âmes quittent le corps parce qu'elles en ont fini. Elle ont complété ce qu'elles avaient à faire en se joignant au corps. Elles ont expérimenté ce qu'elles cherchaient.

 

Et les gens qui meurent par accident ? Avaient-ils terminé leur expérience, ou a-t-elle été «coupée» ?

 

T'imagines-tu encore que les gens meurent par accident ?

 

Tu veux dire que tel n'est pas le cas ?

 

Rien dans cet univers n'arrive par accident. Il n'y a ni «accident» ni «coïncidence».

 

Si je pouvais me convaincre que cela est vrai, je ne porterais plus jamais le deuil de ceux qui sont morts.

 

Porter le deuil pour eux, c'est la dernière chose qu'ils voudraient que tu fasses.

 

Si tu savais où ils sont et qu'ils sont là selon leur propre choix supérieur, tu célébrerais leur départ. Si, un seul instant, tu faisais l'expérience de ce que tu nommes l'au-delà, en y arrivant avec l'idée la plus grandiose que tu te fasses de toi-même et de Dieu, tu montrerais un large sourire lors des funérailles et tu laisserais ton coeur se remplir de joie.

 

Aux funérailles, nous pleurons notre perte. Nous sommes tristes de savoir que nous ne reverrons jamais cette personne, que nous ne la prendrons jamais plus dans nos bras. Que nous ne serrerons, ne toucherons ni ne rencontrerons plus quelqu'un que nous avons aimé.

 

II est bon de pleurer, alors. Cela honore votre amour et votre bien-aimé. Mais même ce deuil serait court si vous saviez quelles réalités grandioses et quelles expériences merveilleuses attendent l'âme joyeuse qui quitte le corps.

 

À quoi ressemble l'au-delà ? Vraiment. Dis-moi tout.

 

Certaines choses ne peuvent être révélées. Non pas que Je choisis de ne pas le faire, mais parce que, dans votre état actuel, à votre niveau actuel de compréhension, vous seriez incapables de concevoir ce qu'on vous dit. Pourtant, d'autres choses peuvent être dites.

 

Comme nous en avons parlé plus tôt, vous pouvez faire trois choses dans ce que vous appelez l'audelà, tout comme dans la vie dont vous faites actuellement l'expérience. Vous pouvez vous soumettre aux créations de vos pensées incontrôlées, vous pouvez créer votre expérience consciemment, par choix, ou vous pouvez faire l'expérience de la conscience collective de tout ce qui est. Cette dernière expérience s'appelle la réunification, ou le fait de rejoindre le Un.

 

Si vous empruntez la première voie, la plupart d'entre vous ne le feront pas très longtemps (à la différence de la façon dont vous vous comportez sur Terre). Car lorsque vous n'aimerez pas votre expérience, vous choisirez de créer une réalité nouvelle et plus agréable, en mettant tout simplement un frein à vos pensées négatives.

 

En raison de cela, vous ne ferez jamais l'expérience de l'«enfer» dont vous avez si peur, à moins de la choisir. Même dans ce cas, vous serez «heureux», puisque vous obtiendrez ce que vous voulez. (Plus de gens que vous ne le pensez sont «heureux» d'être «malheureux».) Alors, vous continuerez d'en faire l'expérience jusqu'à ce que vous choisissiez autre chose.

 

La plupart d'entre vous, dès qu'ils commenceront à en faire l'expérience, s'en éloigneront afin de créer autre chose.

 

Exactement de la même faon, vous pouvez éliminer l'enfer de votre vie sur Terre.

 

Si vous empruntez la seconde voie et créez consciemment votre expérience, vous ferez sans aucun doute l'expérience d'aller «droit au ciel», car c'est ce que tous ceux qui choisissent librement, et qui croient au ciel, créeraient. Si vous ne croyez pas au ciel, vous ferez l'expérience de tout ce dont vous voulez faire l'expérience - et dès que vous comprendrez cela, vos voeux s'amélioreront sans cesse. Et alors, vous croirez vraiment au ciel !

 

Si vous empruntez la troisième voie et vous soumettez aux créations de la conscience collective, vous connaîtrez très rapidement l'acceptation totale, la paix totale, la joie totale, la conscience totale et l'amour total, car c'est là la conscience du collectif. Alors, vous ne ferez plus qu'un avec l'Unité, et il n'y aura rien d'autre que ce que vous êtes - qui est tout ce qui a jamais été, jusqu'à ce que vous décidiez autre chose. C'est le nirvana, l'expérience de «ne faire qu'un avec l'Unité», que nombre d'entre vous ont vécu très brièvement en méditation ; c'est une extase indescriptible.

 

Lorsque vous aurez fait l'expérience de l'Unité pendant un temps-non-temps infini, vous cesserez d'en faire l'expérience, car vous ne pouvez expérimenter l'Unité en tant qu'Unité à moins et jusqu'à ce qu'existe également ce qui n'est pas un. En comprenant cela, vous créerez, une fois de plus, l'idée et la pensée de la séparation, ou du manque d'unité.

 

Alors, vous continuerez de voyager sur la Roue cosmique, d'avancer, de faire le tour, d'être, toujours et à jamais, et même davantage.

 

Vous retournerez plusieurs fois à l'Unité - un nombre infini de fois et, chaque fois, pour une période infinie - et vous saurez que vous avez les outils nécessaires pour retourner à l'Unité à n'importe quel point de la Roue cosmique.

 

Vous pouvez le faire maintenant, au moment même où vous lisez ces lignes. Vous pourrez le faire demain, au cours de votre méditation. Vous pouvez le faire à tout moment.

 

Et tu as affirmé que nous n'avons pas à rester au niveau de conscience auquel nous sommes lorsque nous mourons ?

 

En effet. Vous pouvez passer à un autre seuil dès que vous le voulez. Ou prendre autant de «temps» que vous le voulez. Si vous «mourez» avec une perspective limitée et des pensées non maîtrisées, vous ferez l'expérience de tout ce que cet état vous apportera, jusqu'à ce que vous ne le vouliez plus. Alors, vous vous «réveillerez» - deviendrez conscient - et commencerez à faire l'expérience de vous-même en train de créer votre réalité.

 

Vous reverrez le premier stade et l'appellerez purgatoire. Le deuxième stade, où vous pouvez obtenir tout ce que vous voulez à la vitesse de votre pensée, vous le nommerez ciel. Le troisième stade, dans lequel vous ferez l'expérience de la félicité de l'Unité, vous l'appellerez nirvana.

 

À ce sujet, j'aimerais explorer autre chose. Non pas l'«après-mort», mais les expériences de décorporation. Peux-tu me les expliquer ? Que se passe-t-il, alors ?

 

L'essence de qui vous êtes a tout simplement quitté le corps physique. Cela peut se produire durant le rêve normal, souvent en état de méditation, et souvent encore de façon sublime, alors que le corps se trouve dans un sommeil profond.

 

Durant une telle «excursion», votre âme peut être partout où elle le veut. Souvent, la personne qui rapporte une telle expérience n'a aucun souvenir d'avoir pris des décisions volontaires à ce propos. Elle peut en tirer la simple expérience de «quelque chose qui m'est arrivé». Cependant, aucune activité de l'âme n'est involontaire.

 

Au cours de ces expériences, comment pouvons-nous nous faire «montrer» des choses et comment des choses peuvent-elles nous être «révélées», si nous ne faisons que créer à mesure que nous avançons ? Ces choses ne pourraient-elles pas nous être révélées que si elles existaient en dehors de nous et non si elles faisaient partie de notre propre création. Explique-moi.

 

Rien n'existe en dehors de vous et rien n'est votre propre création. Même ton apparent manque de compréhension constitue ta propre création ; c'est littéralement une invention de ton imagination. Tu imagines ne pas connaître la réponse à cette question et, par conséquent, tu ne la connais pas. Mais dès que tu imagines le contraire, tu l'expérimentes.

 

Tu te permets ce genre de travail d'imagination afin que le processus puisse continuer.

 

Le processus ?

 

La vie. Le processus éternel.

 

Durant ces instants auxquels tu fais l'expérience de toi-même en train d'être «révélé» à toi-même - que ce soit ce que tu appelles des expériences hors du corps, des rêves ou des instants magiques d'éveil, tu es accueilli par une clarté cristalline -, tu as tout simplement glissé dans le «rappel». Tu te rappelles ce que tu as déjà créé. Et ces rappels peuvent être très forts. Ils peuvent produire une épiphanie personnelle.

 

Lorsque tu as fait une expérience aussi magnifique, il peut être très difficile de revenir à la «vie réelle» d'une façon qui se mêle bien à ce que les autres nomment la réalité, puisque ta réalité a changé. Elle est devenue autre chose. Elle a pris de l'expansion, elle a grandi. Et elle ne peut rétrécir à nouveau. C'est comme essayer de ramener le génie dans la bouteille. C'est impossible.

 

Est-ce pour cette raison que bien des gens revenus d'expériences hors du corps, ou de prétendues expériences du «seuil de la mort», semblent parfois très différents ?

 

Exactement. Et ils sont différents depuis, car ils en savent tellement plus ! Mais il arrive fréquemment que plus ils s'éloignent de ces expériences, plus le temps s'écoule, plus ils retrouvent leurs comportements anciens, car ils ont à nouveau oublié ce qu'ils savent.

 

Y a-t-il une façon de «continuer à se rappeler» ?

 

Oui. Exprimez votre connaissance à chaque instant. Continuez d'agir à partir de ce que vous savez, plutôt qu'à partir de ce que le monde illusoire vous montre. Restez avec, même si les apparences sont trompeuses.

 

C'est ce qu'ont fait, et font, tous les maîtres. Ils ne jugent pas selon les apparences, mais agissent selon ce qu'ils savent.

 

Et il y a une autre façon de se rappeler.

 

Oui ?

 

Amène quelqu'un d'autre à se rappeler. Ce que tu veux pour toi, donne-le à un autre.

 

C'est ce que j'ai le sentiment de faire avec ces livres.

 

C'est exactement ce que tu es en train de faire. Et plus tu le feras, moins tu auras à le faire. Plus tu enverras ce message à un autre, moins tu devras te l'envoyer à toi-même.

 

Parce que mon Soi et l'autre ne font qu'Un et que ce que je donne à un autre, je me le donne à moi-même.

 

Tu vois : maintenant, tu me donnes les réponses. Et bien entendu, c'est ainsi que cela fonctionne.

 

Hourra ! Je viens de donner une réponse à Dieu ! C'est super ! C'est vraiment super !

 

À qui le dis-tu !

 

C'est ça qui est super - le fait que ce soit moi qui te le dise.

 

Et Je vais te dire ceci : Le jour viendra où nous parlerons d'Une même voix. Ce jour viendra pour tous.

 

Eh bien, si ce jour vient pour moi, j'aimerais m'assurer que je comprends exactement ce que tu es en train d'affirmer. Alors, j'aimerais revenir à autre chose, une seule fois. Je sais que tu l'as dit plus d'une fois, mais je veux vraiment m'assurer de bien saisir.

 

Ma compréhension s'avère-t-elle juste : dès que nous atteignons cet état d'Unité que plusieurs appellent nirvana - dès que nous retournons à la Source - nous n'y demeurons pas ? La raison pour laquelle je te le redemande, c'est que cela semble aller à l'encontre de ma compréhension de bien des enseignements ésotériques et mystiques orientaux.

 

Demeurer dans l'état de sublime vacuité, ou unité avec le Tout, rendrait impossible le fait d'y être. Comme Je viens de l'expliquer, ce qui est ne peut être, sinon dans l'espace de ce qui n'est pas. Même la béatitude totale de l'Unité ne peut être ressentie en tant que «béatitude totale», à moins qu'il n'existe quelque chose de moins que la béatitude totale. Alors, il a fallu créer quelque chose de moins que la béatitude totale de l'Unité totale - et il a fallu le créer continuellement.

 

Mais lorsque nous sommes dans cette béatitude totale, quand nous nous sommes à nouveau fondus dans l'Unité, lorsque nous sommes devenus chaque chose/aucune chose, comment pouvons-nous même savoir que nous existons ? Puisque nous ne pouvons faire l'expérience de rien d'autre... je ne sais pas. Je n'ai pas l'impression de comprendre. Je n'ai pas l'impression de savoir comment m'y prendre avec cette question.

 

Tu décris ce que J'appelle le divin dilemme. C'est le dilemme que Dieu a toujours eu - et que Dieu a résolu par la création de ce qui n'était pas Dieu (ou de ce qui croyait ne pas être Dieu).

 

Dieu a donné - et donne encore, à chaque instant - une partie de lui-même à l'expérience moindre de ne pas se connaître, afin que le reste de cela puisse se connaître en tant que qui et ce qu'il est vraiment.

 

Par conséquent, «Dieu donna Son seul fils, afin que vous puissiez être sauvés». Tu vois maintenant d'où est née cette mythologie.                      anges-lumiere.fr

 

Je crois que nous sommes tous Dieu - et que nous sommes constamment, chacun de nous, en transition de la connaissance à l'inconnaissance, puis de retour à la connaissance, de l'être au non-être, puis à nouveau à l'être, de l'Unité à la séparation, puis à nouveau à l'Unité, en un cycle sans fin. C'est le cycle de la vie - ce que tu appelles la Roue cosmique.

 

Exactement. Précisément. C'est bien dit.

 

Mais avons-nous tous à retourner au niveau zéro ? Avons-nous tous à recommencer complètement ? À retourner au début ? À retourner à la case départ ? Ne passez pas «Go», ne ramassez pas 200 $ ? [Fait référence ici au jeu de Monopoly]

 

Vous n'avez rien à faire. Pas dans cette vie-ci ni dans aucune autre. Vous aurez le choix - toujours, vous pourrez choisir librement - d'aller partout où vous le voulez, de faire tout ce que vous voulez, dans votre recréation de l'expérience de Dieu. Vous pouvez passer à n'importe quel point de la Roue cosmique. Vous pouvez «revenir» sous la forme de qui vous voulez, ou dans la dimension, la réalité, le système solaire ou la civilisation de votre choix. Certains de ceux qui ont atteint le lieu d'union totale avec le Divin ont même choisi de «revenir» en tant que maîtres illuminés. Eh oui ! certains étaient des maîtres illuminés lorsqu'ils sont partis et ont ensuite choisi de «revenir» en tant qu'eux-mêmes.

 

Tu dois sûrement être au courant des récits sur des gourous et des maîtres revenus à plusieurs reprises dans votre monde, se manifestant dans des apparitions répétées tout au long des décennies et des siècles.

 

Vous avez une religion entière fondée sur un tel récit. Elle s'appelle l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours et elle est fondée sur le récit de Joseph Smith selon lequel l'être appelé Jésus est revenu sur Terre plusieurs siècles après son départ supposément «final», apparaissant cette fois aux États-Unis.

 

Alors, tu peux revenir à n'importe quel point de la Roue cosmique qu'il te plaira.

 

Mais même cela, ce pourrait être déprimant. N'arrive-t-on jamais à se reposer ? N'arrive-t-on jamais à rester dans le nirvana, à y demeurer ? Sommes-nous condamnés à jamais à ce «va-et-vient» - à ce tapis roulant d'apparitions et de disparitions ? Sommes-nous dans un voyage éternel vers nulle part ?

 

Oui. C'est la vérité la plus grande. II n'y a nulle part où aller, rien à faire, et personne à «être», sinon exactement qui tu es à cet instant. La vérité, c'est qu'il n'y a pas de voyage. Tu es à cet instant même qui tu cherches à être. Tu es à cet instant même là où tu cherches à aller.

 

C'est le maître qui sait cela, et ainsi, qui met fin à la lutte. Et ensuite, le maître cherche à t'aider à mettre fin à ta lutte, tout comme tu chercheras à mettre fin à la lutte des autres lorsque tu atteindras la maîtrise.

 

Mais ce processus - cette Roue cosmique - n'est pas un déprimant tapis roulant. C'est une réaffirmation glorieuse et continue de l'absolue magnificence de Dieu, et de toute la vie - et ce n'est absolument pas déprimant.

 

Mais ça me semble l'être encore.

 

Permets-moi de voir si Je peux t'amener à changer d'idée. Aimes-tu le sexe ?

 

Je l'adore !

 

La plupart des gens aussi, sauf ceux qui s'en font des idées très bizarres. Si Je te disais qu'à partir de demain, tu pourras faire l'amour avec chaque personne envers laquelle tu ressens de l'attirance et de l'amour. Cela te rendrait-il heureux ?

 

Cela irait-il à l'encontre de leur volonté ?

 

Non. Je ferais en sorte que chacune des personnes avec lesquelles tu veux célébrer ainsi l'expérience humaine de l'amour le veuille. Elles ressentiraient toutes beaucoup d'attirance et d'amour pour toi.

 

Super ! Eh... d'accooord !

 

À une seule condition : Tu dois t'arrêter entre l'une et l'autre. Tu ne peux tout simplement pas passer de l'une à l'autre sans interruption.

 

À qui le dis-tu !

 

Pour faire l'expérience de l'extase de ce genre d'union physique, tu dois également faire l'expérience de ne pas être en union sexuelle avec quelqu'un, ne serait-ce que pour une courte période.

 

Je vois où tu veux en venir.

 

Oui, même l'extase physique ne serait pas l'extase s'il n'y avait pas un moment sans extase. C'est aussi vrai en ce qui concerne l'extase spirituelle.

 

Il n'y a rien de déprimant dans le cycle de la vie. II n'y a que de la joie. Tout simplement de la joie, et encore de la joie.

 

Les véritables maîtres ne manquent jamais de joie. Tu trouveras peut-être souhaitable de rester alors au niveau de la maîtrise. Ainsi, tu pourras entrer dans l'extase et en sortir sans cesser d'être joyeux. Tu n'as pas besoin de l'extase pour être joyeux. Tu es joyeux du simple fait de savoir que l'extase existe.


 

 

 

 

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À présent, j'aimerais traiter d'un autre sujet, si possible, et parler des changements à l'échelle terrestre. Mais d'abord, j'aimerais apporter une remarque. Il me semble que beaucoup de choses ici sont dites plus d'une fois. J'ai parfois l'impression d'entendre sans cesse les mêmes informations.

 

C'est bien ! Parce que c'est le cas ! Comme Je l'ai dit plus tôt, tout cela est voulu.

 

Ce message ressemble à un ressort. Lorsqu'il est enroulé, il fait un tour sur lui-même. Un cercle en couvre un autre, et cela semble «tourner en rond». Ce n'est que lorsque le ressort est déroulé que tu vois qu'il s'étire en spirale, plus loin que tu n'aurais jamais pu l'imaginer.

 

Oui, tu as raison. Pour une grande part, ce qui est dit ici l'a été un certain nombre de fois, de façons différentes, parfois aussi de la même façon. L'observation est juste.

 

Lorsque tu auras terminé ce message, tu devrais pouvoir en répéter l'essentiel presque mot à mot. Un jour, peut-être, tu en auras envie.

 

D'accord, c'est bon. Alors, pour passer à autre chose, beaucoup de gens semblent croire que je suis en «ligne directe avec Dieu» et veulent savoir si notre planète est condamnée. Je sais que j'ai déjà posé cette question, mais maintenant, j'aimerais vraiment recevoir une réponse franche. Des changements terrestres se produiront-ils, comme tant de gens l'ont prédit ? Sinon, que voient tous ces médiums ? Est-ce là une vision inventée de toutes pièces ? Devons-nous prier ? Changer ? Pouvons-nous faire quelque chose? Ou bien cela est-il entièrement, hélas, désespéré ?

 

Je serai heureux de répondre à ces questions, mais nous n'allons pas «passer à autre chose».

 

Ah non?

 

Non, car les réponses t'ont déjà été données dans mes quelques explications précédentes sur le temps.

 

Tu veux dire le passage à propos de «tout ce qui arrivera jamais est déjà arrivé» ?

 

Oui.

 

Mais qu'entends-tu par «tout ce qui est déjà arrivé» ? Comment est-ce arrivé ? Qu'est-il arrivé ?

 

Tout cela est arrivé. Tout cela est déjà arrivé. Chaque possibilité existe en tant que fait, en tant qu'événement achevé.

 

Comment est-ce possible ? Je ne comprends toujours pas.

 

Je vais l'énoncer en termes que tu seras à même de saisir. À toi de voir si cela t'est utile. As-tu déjà regardé des enfants utiliser un CD-ROM pour s'amuser avec un jeu vidéo sur ordinateur ?

 

Oui.

 

T'es-tu déjà demandé de quelle manière l'ordinateur sait comment réagir à chaque coup que joue l'enfant avec le joystick ?

 

Oui, vraiment, je me le suis demandé.

 

Tout est sur le disque. L'ordinateur sait comment réagir à chaque mouvement que fait l'enfant parce que chaque mouvement possible a déjà été inscrit sur le disque, avec sa réponse appropriée.

 

C'est effrayant. Presque surréaliste.

 

Quoi, le fait que chaque dénouement, et chaque tour qui le produit, soit déjà programmé sur le disque? II n'y a rien d'«effrayant» là-dedans. Ce n'est que de la technologie. Et si la technologie des jeux vidéo t'impressionne, attends de voir la technologie de l'univers !

 

Imagine la Roue cosmique sous la forme de ce CD-ROM. Tous les dénouements existent déjà. L'univers attend seulement de voir lequel tu choisiras cette fois-ci. Et lorsque la partie est terminée, que tu gagnes, perdes ou fasses match nul, l'univers te demande : «Veux-tu encore jouer ?»

 

Ton disque d'ordinateur se fiche du fait que tu gagnes ou non, et tu ne peux pas l'«offenser». II t'offre seulement une nouvelle chance de jouer. Tous les dénouements existent déjà, et tu feras l'expérience de l'un ou de l'autre, selon les choix que tu feras.

 

Alors, Dieu n'est rien d'autre qu'un CD-ROM ?

 

Je ne le formulerais pas exactement ainsi. Tout au long de ce dialogue, J'ai tenté d'illustrer des concepts de façon que chacun puisse les comprendre. Dans cet esprit, Je crois que l'image du CD-ROM est bonne.

 

À plus d'un égard, la vie est ainsi. Toutes les possibilités existent et se sont déjà produites. À présent, vous devez choisir laquelle vous voulez vivre.

 

Cela se rapporte directement à ta question ayant trait aux changements terrestres.

 

Ce que bien des médiums rapportent à ce propos est vrai. Ils ont ouvert une fenêtre sur l'«avenir» et l'ont vu. Mais la question est la suivante : quel «avenir» ont-ils vu ? Comme pour le dénouement d'un jeu sur CD-ROM, plus d'une version existe.

 

D'après une version, la Terre subira un bouleversement. D'après l'autre, ce ne sera pas le cas. En fait, toutes les versions se sont déjà produites. Rappelle-toi, le temps...

 

... je sais, je sais. «Le temps n'existe pas.»

 

C'est juste. Et alors ?

 

Tout est en train d'arriver en même temps.

 

C'est encore juste. Tout ce qui n'est jamais arrivé, est en train d'arriver, et arrivera jamais, existe maintenant. De la même façon que tous les coups, dans le jeu, existent maintenant sur ce disque. Ainsi, si tu trouves intéressant que les prédictions des médiums se réalisent, concentre toute ton attention làdessus, et c'est ce que tu attireras. Et si tu veux faire l'expérience d'une réalité différente, concentre-toi là-dessus, et c'est le résultat que tu attireras.

 

En somme, tu ne veux pas me dire si les changements terrestres se produiront ou non, c'est bien ça ?

 

J'attends que tu me le dises. Tu décideras, par tes pensées, tes paroles et tes gestes.

 

Et le problème des ordinateurs en rapport avec le début de l'an 2000 ? Certains affirment maintenant que ce que nous appelons aujourd'hui le bogue de l'an 2000 provoquera un grand bouleversement dans nos systèmes sociaux et économiques. Ce sera le cas ?

 

Qu'en penses-tu ? Que choisis-tu ? Crois-tu n'avoir aucun rapport avec tout cela ? Ce serait faux, Je te le dis.

 

Ne voudrais-tu pas nous dire comment tout cela aboutira ?

 

Je ne suis pas ici pour prédire votre avenir et Je ne le ferai pas. C'est tout ce que Je peux te répondre. C'est tout ce que n'importe qui peut te dire. Si tu n'es pas vigilant, tu arriveras exactement là où tu vas. Par conséquent, si tu n'aimes pas la direction vers laquelle tu te diriges, change de direction.

 

Comment faire ? Comment puis-je influencer une issue aussi importante ? Que devonsnous faire face à toutes ces prédictions de désastres que font des gens qui ont une «autorité» médiumnique ou spirituelle ?

 

Tournez-vous vers l'intérieur. Cherchez votre espace de sagesse intérieure. Voyez ce que celle-ci vous appelle à faire. Puis, faites-le.

 

Si cela signifie écrire à vos politiciens et à vos industriels afin de leur demander d'intervenir devant les abus commis envers l'environnement et qui pourraient mener à des changements terrestres, faites-le. Si cela veut dire rassembler les leaders de votre communauté pour travailler au problème de l'an 2000, faites-le. Et si cela se limite à suivre votre voie, en envoyant chaque jour de l'énergie positive et en empêchant ceux qui vous entourent de verser dans une panique qui provoquera un problème, faites-le.

 

Et surtout, n'ayez pas peur. De toute façon, comme vous ne pouvez pas «mourir», il n'y a rien à craindre. Soyez conscient du déroulement du processus et sachez simplement que tout se passera bien en ce qui vous concerne.

 

Cherchez à entrer en contact avec la perfection de toutes choses. Sachez que vous serez exactement là où vous devez être afin de faire l'expérience de ce que vous choisissez sur la voie de la création de qui vous êtes vraiment.

 

C'est la voie de la paix. En toutes choses, voyez la perfection.

 

Finalement, n'essayez pas de «sortir» de quoi que ce soit. Ce à quoi vous résistez persiste. J'ai déjà dit cela dans le premier livre, et c'est toujours vrai.

 

Les gens qui s'attristent de ce qu'ils «voient» dans l'avenir, ou de ce qu'on leur a «dit» à propos de l'avenir, cessent de «rester dans la perfection».

 

D'autres conseils ?

 

Célébrez ! Célébrez la vie ! Célébrez le Soi ! Célébrez les prédictions ! Célébrez Dieu ! Célébrez ! Jouez le jeu.

 

Mettez de la joie dans l'instant, peu importe ce que l'instant semble apporter, car la joie est qui vous êtes et qui vous serez toujours.

 

Dieu ne peut rien créer d'imparfait. Si vous croyez que Dieu peut créer quoi que ce soit d'imparfait, vous ne connaissez rien de Dieu.

 

Alors, célébrez. Célébrez la perfection ! Souriez et célébrez, et ne voyez que la perfection. Ainsi, ce que les autres appellent l'imperfection ne vous touchera d'aucune façon qui soit imparfaite pour vous.

 

Je peux donc éviter le renversement des pôles sur l'axe terrestre, ou le fait d'être écrasé par un météore, ou d'être chiffonné par des tremblements de terre, ou d'être aux prises avec les conséquences confuses et hystériques du bogue de l'an 2000 ?

 

On peut certainement éviter d'être négativement touché par tout cela.

 

Ce n'est pas ce que je t'ai demandé.

 

Mais c'est ce que J'ai répondu. Affronte l'avenir sans peur, en comprenant le processus et en voyant la perfection dans tout cela.

 

Cette paix, cette sérénité, ce calme vous éloigneront de la plupart des expériences et résultats que d'autres qualifieraient de «négatifs».

 

Et si tu te trompais à propos de tout cela ? Et si tu n'étais pas «Dieu», après tout, mais seulement la surcharge de mon imagination fertile ?

 

Ah, encore cette question, hein ?

 

Eh bien, et si c'était le cas ? Et alors ? Peux-tu imaginer une meilleure façon de vivre ?

 

Tout ce que je dis ici se résume à rester calme, paisible et serein devant ces sombres prédictions d'une calamité planétaire, et tu obtiendras le meilleur résultat possible.

 

Même si Je ne suis pas Dieu et que Je ne suis que «toi», en train de tout inventer, peux-tu trouver meilleur conseil ?

 

Non, je ne crois pas.

 

Alors, comme d'habitude, que Je sois «Dieu» ou non, cela ne fait aucune différence.

 

À ce propos, et en rapport avec toute l'information contenue dans les trois livres, contente-toi de vivre la sagesse. Ou, si tu peux trouver une façon de procéder supérieure, vas-y.

 

Écoute, même si, en réalité, seul Neale Donald Walsch s'exprime dans tous ces livres, tu peux difficilement trouver plus juste conseil à suivre sur l'un ou l'autre des sujets couverts. Considère donc les choses ainsi : Ou bien Je suis Dieu en train de te parler, ou bien ce Neale est un gars plutôt brillant.

 

Où est la différence ?

 

Si j'étais convaincu que Dieu était vraiment en train de me transmettre ces messages, j'écouterais plus attentivement.

 

Oh, foutaises ! Je t'ai envoyé des messages mille fois, sous cent formes différentes, et tu as ignoré la plupart d'entre eux.

 

Ouais, je suppose que je l'ai fait.

 

Tu supposes ?

 

D'accord, je l'ai fait.

 

Alors, cette fois, ne l'ignore pas. Qui, d'après toi, t'a amené à ce livre ? C'est toi. Alors, si tu ne peux écouter Dieu, écoute-toi toi-même.

 

Ou mon sympathique médium.

 

Ou ton sympathique médium.

 

Tu plaisantes, mais cela soulève un autre sujet dont je voulais discuter.

 

Je sais.

 

Tu sais ?

 

Bien sûr. Tu veux discuter des médiums.

 

Comment le sais-tu ?

 

Je suis médium.

 

Hé ! j'en suis sûr ! T'es le médium des médiums. T'es le grand patron, la grosse légume, le grand manitou. T'es le chef, le boss, l'unité, le président du conseil.

 

T'as tout compris, mon gars !

 

Tope là !

 

Super, mon cher ! En plein dans le mille !

 

Alors, ce que je veux savoir, c'est : «Qu'est-ce que le pouvoir médiumnique» ?

 

Vous avez tous ce que vous appelez un «pouvoir médiumnique». En fait, c'est un sixième sens. Et vous avez tous un «sixième sens des choses».

 

Le pouvoir médiumnique n'est que la capacité de sortir de votre expérience limitée pour arriver à une vision élargie. De prendre du recul.

 

De sentir plus que ce que sentirait l'individu limité que vous vous imaginez être. D'en savoir plus long que lui ou elle n'en saurait. C'est en fait la capacité de puiser à même la vérité plus grande qui vous entoure; de sentir une énergie différente.

 

Comment développe-t-on cette capacité ?

 

«Développer», voilà un terme approprié. Comparons cela à vos muscles. Vous en avez tous, mais certains d'entre vous choisissent de les développer, tandis que chez d'autres, ils le sont moins et deviennent aussi beaucoup moins utiles.

 

Pour développer votre «muscle» médiumnique, vous devez l'exercer. L'utiliser. Chaque jour. Tout le temps.

 

À présent, le muscle se trouve là, mais il est petit. Il est faible. Il est sous-utilisé. Alors, de temps à autre, vous obtiendrez un «beau coup», mais vous ne le mettrez pas en action. Vous aurez une «petite idée» sur quelque chose, mais vous l'ignorerez. Vous aurez un rêve ou une «inspiration», mais vous les laisserez passer en n'y accordant que peu d'attention.

 

Heureusement que tu as accordé de l'attention au «beau coup» que tu as joué à propos de ce livre ! Autrement, tu ne lirais pas ces mots à présent.

 

Tu crois être arrivé à ces paroles par accident ? Par hasard ?

 

Pour développer le «pouvoir» médiumnique, la première étape consiste à reconnaître que tu l'as et à l'utiliser. Reste attentif à chaque pressentiment, à chaque sentiment, à chaque «beau coup» d'intuition que tu reçois. Reste attentif.

 

Ensuite, agis à partir de ce que tu «sais». Ne laisse pas ton esprit t'en écarter. Ne laisse pas ta peur t'en détourner.

 

Plus tu agis sans peur à partir de ton intuition, plus ton intuition te servira. Elle a toujours été là, mais à présent, tu lui accordes de l'attention.

 

Mais je ne parle pas de cette capacité médiumnique qui nous amène à trouver une place de stationnement dans la rue. Je parle plutôt du véritable pouvoir médiumnique. De celui qui prévoit l'avenir. De celui qui te permet de savoir, à propos des gens, des choses que tu n'aurais aucun moyen de reconnaître autrement.

 

C'est bien de cela que je parlais, aussi.

 

Comment fonctionne ce pouvoir médiumnique ? Devrais-je écouter les gens qui l'ont ? Si un médium émet une prédiction, puis-je la changer, ou mon avenir est-il gravé dans la pierre ? Comment certains médiums peuvent-ils exprimer des commentaires sur moi dès que j'entre dans une pièce ? Et si...

 

Un instant. Il y a là quatre questions différentes. Ralentissons un peu et prenons-les une à une.

 

D'accord. Comment le pouvoir médiumnique fonctionne-t-il ?

 

Ces phénomènes obéissent à trois règles qui te permettront de saisir comment tout cela fonctionne. Étudions-les.

 

1. Toute pensée est énergie.

2. Toutes les choses sont en mouvement.

3. Tout le temps est dans l'instant présent.

 

Les médiums sont des gens ouverts aux expériences que produisent ces phénomènes : des vibrations. Parfois sous forme d'images dans l'esprit. Parfois une pensée sous la forme d'un mot.

 

Le médium devient habile à sentir ces énergies. Ce n'est peut-être pas facile au début, puisque ces énergies sont très légères, très flottantes, très subtiles. Comme la brise la plus légère d'un soir d'été que tu as cru sentir effleurer tes cheveux - sans en être sûr. Comme le moindre son, très loin, que tu crois avoir entendu, sans en être certain. Comme le faible tremblement d'une image dans le coin de ton oeil que tu aurais juré avoir vu mais qui, quand tu le regardes en face, disparaît. S'évanouit. Se trouvait-il vraiment là ?

 

C'est la question que le médium débutant se pose toujours. Le médium accompli ne se la pose jamais, car poser la question écarte la réponse. Poser la question engage l'esprit, et c'est la dernière chose qu'un médium désire. L'intuition ne réside pas dans l'esprit. Pour être médium, il faut perdre la tête. Car l'intuition a son siège dans la psyché. Dans l'âme.

 

L'intuition est l'oreille de l'âme.

 

L'âme est l'unique instrument assez sensible pour «attraper» les moindres vibrations de la vie, «sentir» ces énergies, sentir ces ondes dans le champ, et les interpréter.

 

Tu as six sens, et non cinq. Ce sont : l'odorat, le goût, le toucher, la vue, l'ouïe et... la connaissance. Alors, voici comment agit le «pouvoir médiumnique».

 

Chaque fois que tu as une pensée, elle envoie une énergie. Elle est de l'énergie. L'âme du médium intercepte cette énergie. Le véritable médium ne s'arrêtera pas pour l'interpréter, mais se contentera probablement de laisser échapper ce que lui inspire cette énergie. C'est ainsi qu'un médium peut te dire ce que tu es en train de penser.

 

Chaque sentiment que tu as jamais eu réside dans ton âme. Ton âme est la somme de tous ces sentiments. Elle en est l'entrepôt. Même si tu y as emmagasiné ces sentiments il y a des années, un médium véritablement ouvert peut «percevoir» ces «sentiments» ici et maintenant. C'est que tous ensemble, maintenant...

 

Le temps n'existe pas...

 

C'est ainsi qu'un médium peut t'entretenir de ton «passé».

 

«Demain» n'existe pas non plus. Tout est en train de se produire maintenant. Chaque occurrence émet une onde d'énergie, imprime une image indélébile sur la plaque photographique cosmique. Le médium voit, ou sent, l'image de «demain» comme si elle se produisait maintenant - et c'est le cas. Voilà donc comment certains médiums prédisent «l'avenir».

 

Comment cela s'exprime-t-il du point de vue physiologique ? Sans vraiment savoir ce qu'il fait, peut-être le médium envoie-t-il une véritable composante submoléculaire de lui-même dans l'acte de se concentrer intensément. Sa «pensée», si tu veux, quitte le corps, file à travers l'espace et se rend assez loin, assez vite, pour se retourner et «voir» à distance le «maintenant» dont tu n'as pas encore fait l'expérience.

 

Le voyage submoléculaire dans le temps !

 

On pourrait l'exprimer ainsi.

 

Le voyage submoléculaire dans le temps !

 

Je vois qu'on a décidé de faire du vaudeville !

 

Non, non, je serai sage. Je te promets... vraiment. Continue. Je veux vraiment entendre ça.

 

D'accord. La partie submoléculaire du médium, ayant absorbé l'énergie de l'image obtenue par la concentration, file à nouveau vers le corps du médium, transportant l'énergie avec elle. Le médium «obtient une image» - parfois avec un frisson - ou «a un sentiment» et essaie très fort de ne faire aucun «traitement» des données, mais le décrit tout simplement - et instantanément. II a appris à ne pas remettre en question ce qu'il «pense», «voit» ou «sent» soudainement et se contente de le laisser «entrer» aussi intact que possible.

 

Des semaines plus tard, si l'événement imaginé ou «senti» se produit vraiment, le médium est appelé clairvoyant - ce qui, bien sûr, est vrai !

 

Si tel est le cas, comment se fait-il que certaines «prédictions» soient fausses ; c'est-à-dire qu'elles ne «se produisent» jamais ?

 

Dans ce cas le médium n'a pas «prédit l'avenir», mais s'est contenté d'offrir un aperçu de l'une des «possibles possibilités» observées dans l'éternel instant du maintenant. C'est toujours le sujet de la lecture médiumnique qui a fait le choix. II a pu tout simplement effectuer un autre choix - un choix qui ne s'accordait pas à la prédiction.

 

L'éternel instant contient toutes les «possibles possibilités». Comme je l'ai expliqué plusieurs fois jusqu'ici, chaque événement est déjà arrivé d'un million de façons. Tout ce qu'il te reste à faire, ce sont des choix de perception.

 

Tout est question de perception. Lorsque tu changes ta perception, tu modifies ta pensée, et ta pensée crée ta réalité. Quel que soit le résultat que tu puisses anticiper dans une situation quelconque, il est déjà là pour toi. Tout ce que tu as à faire, c'est de le percevoir. De le savoir.

 

C'est ce que signifie la phrase «Avant même que tu ne poses la question, J'aurai répondu». En vérité, avant même d'être offertes, tes prières reçoivent une «réponse».

 

Alors, comment se fait-il que nous n'obtenions pas tout ce que nous demandons au moyen de la prière ?

 

On en a parlé dans le tome 1. Tu n'obtiens pas toujours ce que tu demandes, mais tu reçois toujours ce que tu crées. La création suit la pensée, qui suit la perception.

 

C'est ahurissant. Même si nous en avons déjà parlé, c'est encore ahurissant.

 

N'est-ce pas ? Voilà pourquoi il est bon de continuer à en parler. Le fait de l'entendre plusieurs fois te donne une chance d'en pénétrer ton esprit. Alors, ton esprit se «désahurit».

 

Si tout est en train d'arriver maintenant, qu'est-ce qui dicte de quelle partie de tout cela je suis en train de faire l'expérience dans mon instant «présent» ?

 

Tes choix - et ta foi en eux. Cette foi sera créée par tes pensées touchant un sujet en particulier, et ces pensées proviennent de tes perceptions - c'est-à-dire de «ta façon de voir».

 

Ainsi, le médium voit le choix que tu es maintenant en train de faire à propos de «demain» et voit cela se dérouler. Mais un véritable médium te dira toujours que ça n'a pas à se dérouler ainsi. Tu peux «faire un nouveau choix» et altérer le résultat.

 

En somme, je transformerais l'expérience que j'ai déjà faite !

 

Exactement ! Maintenant, tu comprends. Maintenant, tu comprends comment on vit dans le paradoxe.

 

Mais si tout cela est «déjà arrivé», à qui est-ce «arrivé» ? Et si je le rectifie, qui est le «moi» qui expérimente ce changement ?

 

Plus d'un «toi» circule sur la ligne du temps. Tout cela était décrit en détail dans le tome 2. Je te suggère de le relire. Puis, de combiner ce qu'il y a là-dedans avec ce qu'il y a ici, afin de mieux comprendre.

 

D'accord. C'est bon. Mais j'aimerais parler un peu plus de ces histoires de médiumnité. Beaucoup de gens prétendent être médiums. Comment distinguer les vrais des faux ?

 

Comme tout le monde est «médium», ils sont tous «vrais». Ce que tu peux examiner, c'est leur but. Cherchent-ils à t'aider ou à s'enrichir ?

 

Les médiums - les soi-disant «médiums professionnels» - qui cherchent à s'enrichir promettent souvent de faire des choses avec leur pouvoir médiumnique - «retour d'un être aimé», «fortune et célébrité», et même perte de poids !

 

Ils affirment faire tout cela - mais seulement pour un certain montant d'argent. Ils feront même une «lecture» d'une autre personne - ton patron, ton amoureux, un ami - et te diront tout à son sujet. Ils te demanderont d'apporter quelque chose : une écharpe, une photo, un échantillon de son écriture.

 

Et ils peuvent te parler de l'autre. Souvent, beaucoup. Car chacun laisse une trace, une «empreinte psychique», une piste énergétique. Et un être véritablement sensible peut la sentir.

 

Mais un intuitif sincère ne t'offrira jamais de faire revenir une autre personne, d'influencer quelqu'un, ou de créer quelque résultat que ce soit avec son «pouvoir» médiumnique. Un véritable médium - qui a consacré sa vie au développement et à l'usage de son don - sait qu'il ne faut jamais jouer avec le libre arbitre d'un autre et qu'il ne faut jamais envahir les pensées d'un autre ni jamais violer son espace psychique.

 

N'as-tu pas affirmé qu'il n'y avait ni «bien» ni «mal» ? Pourquoi tous ces «jamais», tout à coup ?

 

Chaque fois que je pose un «toujours» ou un «jamais», c'est dans le contexte de ce que, Je le sais, tu cherches à accomplir ; de ce que tu essaies de faire.

 

Je sais que vous cherchez tous à évoluer, à grandir spirituellement, à retourner à l'Unité. Vous désirez faire l'expérience de vous-même en tant que la version la plus grandiose de la vision la plus merveilleuse que vous ayez jamais eue à propos de qui vous êtes. Vous cherchez cela individuellement et en tant que race.

 

Dans mon monde, il n'y a ni «bien» ni «mal», ni «obligations» ni «interdits» - comme Je l'ai dit bien des fois -, et tu ne brûleras pas dans les feux éternels de l'enfer si tu choisis «mal», car il n'existe ni «mal» ni «enfer» - à moins, bien entendu, que tu n'y croies.

 

Cependant, des lois naturelles ont été intégrées à l'univers physique - et l'une d'entre elles est la loi de cause à effet.

 

L'une des lois de cause à effet les plus importantes est celle-ci :

 

Tout effet provoqué finit par être ressenti par le Soi.

 

Qu'est-ce que cela signifie ?

 

Tout ce que tu fais vivre à un autre, tu en feras un jour l'expérience. Les membres de votre communauté du Nouvel Âge ont une façon plus colorée de l'exprimer.

 

«Ce qu'on envoie nous revient.»

 

Tout à fait. D'autres connaissent l'injonction de Jésus : «Fais aux autres ce que tu voudrais que l'on te fasse».

 

Jésus enseignait la loi de cause à effet. C'est ce qu'on pourrait appeler la première loi. Un peu comme la prime directive [ne pas interférer dans l'évolution d'un autre système planétaire] donnée à Kirk, à Picard et à Janeway, ces personnages de Star Trek.

 

Eh ! Dieu est un trekkie !

 

Tu plaisantes ! J'ai écrit la moitié des épisodes.

 

Il vaut mieux que Gene ne t'entende pas.

 

Allons... Gene m'a demandé de dire ça.

 

Tu es en contact avec Gene Roddenberry [auteur de Star Trek] ?

 

Et Carl Sagan, et Robert Heinlein, et toute la bande ici, en haut.

 

Tu sais, on ne devrait pas plaisanter de la sorte. Cela enlève de la crédibilité à tout ce dialogue.

 

Je vois. Une conversation avec Dieu doit être sérieuse.

 

Eh bien, du moins crédible.

 

Ce n'est pas crédible que J'aie Gene, Cari et Robert à côté de moi ?

 

Il faut que Je leur dise ça. Eh bien, revenons à la façon dont on peut distinguer un véritable médium d'un «faux». Un véritable médium sait et vit la prime directive. C'est pourquoi, si tu lui demandes de ramener un «être cher disparu il y a longtemps», ou de lire l'aura d'une personne dont tu possèdes un mouchoir ou une lettre, un véritable médium dira :

 

«Je suis désolé, mais je ne fais pas cela. Je n'interférerai jamais avec la voie que parcourt un autre ni n'interviendrai ou ne me mêlerai jamais à celle-ci.                 himmelens-anglar.se

 

«Je ne tenterai pas de diriger ou d'influencer leurs choix, d'aucune façon.

 

«Et je ne te divulguerai pas d'information de nature personnelle ou privée sur quiconque.»

 

Si une personne t'offre de te rendre l'un de ces «services», elle est ce qu'on appellerait un escroc qui joue sur ta propre faiblesse et ta vulnérabilité humaine pour te soutirer de l'argent.

 

Mais que penser des médiums qui aident les gens à retrouver un être cher et manquant - un enfant kidnappé, un adolescent qui s'est enfui et qui est trop orgueilleux pour téléphoner à la maison, même s'il veut désespérément le faire ? Ou que penser du cas classique : le médium qui apporte son aide aux policiers afin de repérer une personne - morte ou vivante ?

 

Bien sûr, ces questions renferment leurs propres réponses. Ce que le médium véritable évite toujours, c'est d'imposer sa volonté à un autre. Il n'est là que pour servir.

 

Est-il correct de demander à un médium de contacter les morts ? Devrions-nous tenter d'atteindre ceux qui sont «partis avant nous» ?

 

Pourquoi voudrais-tu le faire ?

 

Pour voir s'ils ont quelque chose à nous dire, à nous raconter.

 

Si quelqu'un, de «l'autre côté», a quelque chose à te faire savoir, il trouvera une façon de le faire, sois sans crainte.

 

La tante, l'oncle, le frère, la soeur, le père, la mère, le conjoint et l'amant qui sont «partis avant» poursuivent leur propre voyage, font l'expérience de la joie complète et se dirigent vers la compréhension totale.

 

S'ils ont, entre autres intentions, de venir à toi afin de constater comment tu vas ou pour t'indiquer qu'ils vont très bien ou autre chose, garde confiance, ils le feront.

 

Alors, reste à l'affût du «signe» et saisis-le. Ne l'écarte pas comme une création de ton imagination, croyant prendre tes désirs pour des réalités ou une coïncidence. Reste à l'écoute du message, et reçois-le.

 

Je connais une dame qui prenait soin de son mari mourant et qui le suppliait, s'il devait partir, de revenir à elle et de lui faire savoir qu'il allait très bien. Il lui a promis d'acquiescer à sa demande et est mort deux jours plus tard. Moins d'une semaine après, la dame a été réveillée, une nuit, en ayant le sentiment que quelqu'un venait de s'asseoir sur le lit, à côté d'elle. Lorsqu'elle a ouvert les yeux, elle aurait juré avoir vu son mari, assis au pied du lit, lui souriant. Mais lorsqu'elle a cligné des yeux et regardé à nouveau, il était parti. Plus tard, elle m'a raconté l'histoire, presque convaincue d'avoir halluciné.

 

Oui, c'est très fréquent. Tu reçois des signes - des signes irréfutables, évidents - et tu les ignores. Ou tu les écartes, croyant que ton esprit te joue des tours.

 

Tu as le même choix, à présent, avec ce livre.

 

Pourquoi faisons-nous cela ? Pourquoi demandons-nous quelque chose - comme la sagesse que renferment ces trois livres - puis refusons-nous de le croire lorsque nous le recevons ?

 

Parce que vous doutez de la grande gloire de Dieu. Comme Thomas, vous devez voir, sentir, toucher, avant de croire. Mais ce que vous voulez savoir ne peut être vu, senti, ni touché. Cela appartient à un autre domaine. Et vous n'y êtes pas ouverts ; vous n'êtes pas prêts. Mais ne vous inquiétez pas. Lorsque le disciple est prêt, le maître apparaît.

 

Selon tes propos - pour revenir à la ligne d'interrogation originale -, nous ne devons pas nous adresser à un médium ni assister à une séance en cherchant à entrer en contact avec ceux qui sont de l'autre côté.

 

Je ne dis pas que tu doives ou non faire quoi que ce soit. Je ne suis tout simplement pas certain de ce que ça donnerait.

 

Eh bien, supposons que tu aies quelque chose à dire à l'autre, plutôt que quelque chose à entendre de sa part ?

 

T'imagines-tu que tu puisses le dire et qu'il ne puisse pas l'entendre ? Le simple fait de penser à un être se trouvant «de l'autre côté», comme tu dis, fait s'envoler vers toi la conscience de cet être.

 

Tu ne peux avoir de pensée ni d'idée à propos d'une personne qui est «décédée», comme tu dis, sans que l'Essence de cette personne n'en devienne tout à fait consciente. II n'est pas nécessaire d'utiliser un médium pour obtenir une telle communication. L'amour est le meilleur «médium» de communication.

 

Ah, mais que dire de la communication bilatérale ? Un médium peut-il être utile, dans ce cas ? Une telle communication est-elle seulement possible ? Est-ce de la foutaise ? Est-ce dangereux ?

 

À présent, tu parles de la communication avec les esprits. Oui, une telle communication est possible. Est-elle dangereuse ? Presque tout est «dangereux» si tu as peur. Ce que tu crains, tu le crées. Mais il n'y a vraiment rien à craindre.

 

Les bien-aimés ne sont jamais loin de toi, jamais plus loin qu'une pensée, et ils seront toujours là si tu as besoin d'eux, prêts à te procurer conseil ou réconfort. S'il existe chez toi un degré élevé de stress à propos du «bien-être» d'un être cher, celui-ci t'enverra un signe, un signal, un petit «message» te permettant de savoir que tout va bien.

 

Tu n'auras même pas à l'appeler, car les âmes qui t'ont aimé dans cette vie-ci sont attirées vers toi, s'envolent vers toi, dès qu'elles sentent le moindre trouble ou le moindre déséquilibre dans ton champ aurique.

 

Dès les premières occasions, lorsqu'elles se familiarisent avec les possibilités de leur existence nouvelle, elles fournissent aide et réconfort à ceux qu'elles aiment. Et tu sentiras leur présence réconfortante si tu leur es vraiment ouvert.

 

Alors, les récits que nous entendons à propos de ces gens qui «auraient pu jurer» qu'un être cher se trouvait dans la pièce pourraient être vrais.

 

Très certainement. Quelqu'un pourrait même sentir le parfum ou l'eau de Cologne de l'être cher, ou une bouffée du cigare qu'il fumait, ou entendre murmurer une chanson qu'il avait l'habitude de fredonner. Ou bien, de but en blanc, un de ses biens personnels peut soudainement apparaître «sans raison» : un mouchoir, un portefeuille, un bouton de manchette ou un bijou. On le «trouve» sur le coussin d'un fauteuil, ou sous une pile de vieux magazines. Le voilà. II peut aussi s'agir d'une image, d'une photo prise à un moment particulier - à l'instant même où cette personne te manquait et où tu pensais à elle avec tristesse, te remémorant sa mort. Ces choses n'arrivent pas «par hasard». Ces objets ne se contentent pas d'«apparaître» «juste au bon moment» par hasard. Laisse-moi te dire ceci : Aucune coïncidence n'existe dans l'univers.

 

Tous ces phénomènes sont très courants. Vraiment courants. Maintenant, revenons à tes questions : As-tu besoin d'un soi-disant médium ou channel pour communiquer avec des êtres qui sont hors du corps ? Non. Est-ce parfois utile ? Oui. Tout dépend, encore une fois, du médium - et de sa motivation.

 

Si quelqu'un refuse de travailler avec toi - ou de faire toute forme de travail de channeling ou de «médiation» - sans exiger un fort dédommagement, éloigne-toi en courant. II ne désire peut-être que ton argent. Ne sois pas surpris si tu deviens «mordu» au point de retourner le voir à maintes reprises, pendant des semaines ou des mois, ou même des années, à mesure qu'il joue sur ton besoin ou ton désir de contact avec le «monde des esprits».

 

Une personne qui se contente de venir en aide - tout comme l'esprit - ne réclame rien en retour, sinon ce qui s'avère nécessaire afin de poursuivre son travail.

 

Si un médium exprime l'intention de t'aider, fais en sorte d'apporter en retour toute l'aide possible. Ne tire pas avantage d'une générosité aussi extraordinaire de l'esprit en donnant peu, ou en n'offrant rien, quand tu sais pouvoir faire davantage.

 

Cherche à savoir qui sert véritablement le monde, qui cherche vraiment à partager sagesse et connaissance, intuition et compréhension, attention et compassion. Récompense ces gens avec largesse. Accorde-leur le plus grand honneur. Donne-leur la plus grande somme d'argent. Car ce sont les messagers de la Lumière.


 

 

 

 

(7)

 

7

 

 

On a couvert pas mal de terrain, maintenant. Dis donc ! Pouvons-nous faire un autre changement ? Es-tu prêt à continuer ?

 

L'es-tu ?

 

Oui, j'ai à nouveau le vent en poupe. J'ai enfin pris un rythme de croisière. Et je veux te poser toutes les questions que j'accumule depuis trois ans.

 

Ça me va. Vas-y.

 

Super ! J'aimerais maintenant qu'on aborde un autre mystère ésotérique, celui de la réincarnation. Voudrais-tu m'en parler ?

 

Bien sûr.

 

D'après bien des religions, la réincarnation est une fausse doctrine ; nous n'avons qu'une vie ici-bas, qu'une seule chance.

 

Je sais et ce n'est pas exact.

 

Comment peuvent-elles se tromper ainsi sur une question aussi importante ? Comment ne peuvent-elles pas connaître la vérité à propos d'un principe aussi fondamental ?

 

Tu dois comprendre que les humains ont de nombreuses religions fondées sur la peur et que leurs enseignements fondent leur doctrine autour d'un Dieu qu'il faut à la fois adorer et craindre.

 

C'est par le biais de la peur que votre société terrestre s'est réformée du matriarcat au patriarcat. C'est en utilisant la peur que les premiers prêtres ont amené les gens à «corriger leurs moeurs dépravées» et à «entendre la parole du Seigneur». C'est par la peur que les Églises ont rassemblé et contrôlé leurs membres.

 

L'une de ces Églises insistait même pour que Dieu te punisse si tu n'allais pas à l'église tous les dimanches, car c'était là un péché, disait-on.

 

Et pas seulement à n'importe quelle église. Il fallait fréquenter une église en particulier. Si on allait à une église d'une confession différente, c'était là un autre péché. Une telle attitude de la part de l'Église démontrait purement et simplement une tentative de contrôle par la peur. Le plus étonnant, c'est que ça marchait. Et merde, ça marche encore !

 

Dis donc, tu es Dieu ! Ne jure pas !

 

Qui a juré ? Je faisais l'énoncé d'un fait. J'ai dit : «Merde... ça marche encore.»

 

Les gens croiront toujours à l'enfer et en un Dieu qui les enverra là, tout comme ils ont imaginé un Dieu semblable à un homme - cruel, égoïste, impitoyable et vengeur.

 

Jadis, la plupart des gens ne pouvaient imaginer un Dieu s'élevant au-dessus de tout cela. Alors, ils ont accepté l'enseignement de bien des Églises : «Craignez la terrible vengeance du Seigneur.»

 

D'une certaine manière, les gens ne pouvaient se faire suffisamment confiance pour être bons, pour agir d'eux-mêmes de façon convenable pour leurs propres raisons intrinsèques. Par conséquent, ils ont dû créer une religion qui enseignait la doctrine d'un Dieu courroucé et vengeur, afin de maintenir la discipline dans les rangs.

 

Puis, l'idée de réincarnation a saboté tout cela.

 

Comment ? Qu'est-ce qui rendait cette doctrine si menaçante ?

 

L'Église proclamait qu'il valait mieux être gentil, sinon... et c'est alors qu'arrivèrent les «réincarnationnistes», en disant : «Vous aurez une autre chance après, et une autre encore. Et encore d'autres chances. Alors, ne vous inquiétez pas. Faites de votre mieux. Ne vous laissez pas paralyser par la peur au point de ne pas bouger. Promettez-vous de mieux faire, et mettez-vous au travail !»

 

Naturellement, l'Église primitive ne pouvait se rallier à un tel discours et réagit de deux manières. D'abord, elle dénonça la doctrine de la réincarnation comme étant une hérésie. Puis, elle créa le sacrement de la confession, qui offrait aux fidèles ce que promettait la réincarnation. C'est-à-dire : leur accorder une autre chance.

 

Ainsi, nous avions un contexte où Dieu pouvait nous punir pour nos péchés, à moins qu'on ne les confesse. Dans ce cas, on pouvait se sentir en sécurité, sachant que Dieu avait entendu notre confession et nous avait pardonné.

 

Oui, mais une attrape se cachait derrière. Cette absolution ne pouvait venir directement de Dieu. Elle devait passer par l'Église, dont les prêtres donnaient des «pénitences» qu'il fallait accomplir.

 

Habituellement, des prières étaient exigées du pécheur. On avait donc alors deux raisons de garder sa carte de membre.

 

L'Église trouva que la confession représentait un si bon atout qu'elle déclara bientôt que c'était un péché de ne pas aller à la confesse. Chacun devait le faire au moins une fois par année. Sinon, Dieu aurait une autre raison d'être en colère.

 

L'Église se mit à promulguer un nombre de plus en plus grand de règles - plusieurs d'entre elles arbitraires et capricieuses -, chaque règle s'appuyant sur le pouvoir de condamnation éternelle de Dieu, à moins, bien entendu, qu'un manquement soit confessé. Ainsi, le pécheur recevait le pardon de Dieu et évitait la damnation.

 

Mais survint alors un autre problème. Les gens se figurèrent qu'ils pouvaient faire n'importe quoi, pourvu qu'ils le confessent. L'Église se trouva devant un dilemme. La peur avait quitté le coeur des gens. La fréquentation des églises et le nombre d'adhérents se mirent à diminuer. Les gens venaient à la «confesse» une fois par année, exécutaient leurs pénitences, étaient absous de leurs péchés, et leur vie continuait.

 

Aucun doute : il fallait trouver un moyen d'enfoncer à nouveau la peur dans leur coeur. Alors, on inventa le purgatoire.

 

Le purgatoire ?

 

Le purgatoire. On le décrivait comme un endroit semblable à l'enfer, à une exception près : il n'était pas éternel. Selon cette doctrine, Dieu allait vous faire souffrir pour vos péchés, même si vous les confessiez.

 

En fait, une certaine somme de souffrance était décrétée par Dieu pour chaque âme imparfaite, d'après le nombre et le genre de péchés commis. Il y avait des péchés «mortels» et des péchés «véniels». Les premiers vous envoyaient droit en enfer si vous ne les confessiez pas avant votre mort.

 

Une fois de plus, la fréquentation des églises monta en flèche. Les collectes étaient en hausse, surtout les contributions - car la doctrine du purgatoire comprenait également un moyen d'acheter l'évitement de la souffrance.

 

Pardon... ?

 

Selon les enseignements de l'Église, vous pouviez recevoir une indulgence particulière d'un fonctionnaire de l'Église - pas directement de Dieu. Ces indulgences très particulières vous libéraient de la souffrance du purgatoire que vous aviez «méritée» à cause de vos péchés - du moins, en partie.

 

Quelque chose comme «un congé pour bonne conduite» ?

 

Oui. Mais bien entendu, ces sursis n'étaient accordés qu'à très peu de gens. En général, à ceux qui offraient une contribution remarquable à l'Église.

 

Pour une somme vraiment énorme, on pouvait obtenir une indulgence plénière. Cela signifiait qu'on ne passait aucun temps au purgatoire. C'était là un billet sans escale pour le ciel.

 

Cette faveur spéciale de Dieu était offerte à un nombre encore plus restreint. La royauté, peut-être. Et les superriches. La quantité d'argent, de bijoux et de terres cédée à l'Église en échange de ces indulgences plénières était énorme. Mais l'exclusivité de tout cela suscita frustration et ressentiment parmi les masses.

 

Le paysan le plus pauvre n'avait aucun espoir de gagner l'indulgence de l'évêque - par conséquent, les masses perdirent la foi dans le système, et la fréquentation menaça de baisser une fois de plus.

 

Et alors, qu'ont-ils fait ?

 

Ils ont instauré les chandelles de neuvaines.

 

Les gens pouvaient se présenter à l'église et allumer une bougie «pour les pauvres âmes du purgatoire». En récitant une neuvaine (une série de prières dans un ordre particulier qui nécessitait un certain temps avant d'être terminée), ils pouvaient effacer des années à la «sentence» des chers disparus, les tirant du purgatoire plus tôt que Dieu ne l'aurait permis autrement.

 

Ils ne pouvaient rien faire pour eux-mêmes, mais au moins, ils pouvaient prier pour la pitié envers les disparus. Bien entendu, chaque cierge allumé, sous-entendait qu'une pièce, ou deux, était glissée dans la fente tout près.

 

Bien des petites bougies luisirent derrière leur verre rouge, et bien des pesos et des sous tombèrent dans bien des boîtes en fer-blanc, afin de m'amener à «alléger» la souffrance infligée aux âmes du purgatoire.

 

Ouf ! C'est incroyable. Tu veux dire que les gens ne pouvaient pas voir clair dans ce jeu ? Qu'ils ne voyaient pas cela comme une tentative désespérée d'une Église désespérée visant à garder ses membres assez désespérés pour faire n'importe quoi dans le but de se protéger de ce despérado qu'ils appelaient Dieu ? Tu veux dire que les gens ont vraiment cru cela ?

 

Très précisément.

 

Pas étonnant que l'Église ait déclaré que la réincarnation était une fausseté.

 

Oui. Mais quand Je vous ai créés, Je ne l'ai pas fait pour que vous puissiez vivre une seule vie - une période infinitésimale, compte tenu de l'âge de l'univers - et faire les erreurs que vous alliez inévitablement faire, puis espérer le mieux à la fin. J'ai essayé d'imaginer d'établir les choses ainsi, mais Je n'arrivais jamais à trouver dans quel dessein.

 

Vous ne pouviez jamais le trouver, non plus. Voilà pourquoi vous avez répété des phrases comme : «Le Seigneur emprunte des voies mystérieuses pour accomplir ses merveilles.» Mais Je n'emprunte pas des voies mystérieuses. Tout ce que je fais a une raison, et elle est parfaitement claire. Bien des fois, au cours de cette trilogie, J'ai expliqué pourquoi Je vous ai créés et quel était le dessein de votre vie.

 

La réincarnation s'insère parfaitement dans ce dessein, qui, pour moi, se résume à créer et à faire l'expérience de qui je suis, par votre intermédiaire, vie après vie, et par l'intermédiaire des millions d'autres créatures de conscience que J'ai placées dans l'univers.

 

Alors, il y a VRAIMENT de la vie sur d'autres...

 

Bien sûr qu'il y en a ! Croyez-vous vraiment être seuls dans cet univers gigantesque ? Mais c'est un autre sujet sur lequel nous reviendrons.

 

Promis ?

 

Promis.

 

Ainsi, votre dessein en tant qu'âmes est de faire l'expérience de vous-mêmes en tant que tout cela. Nous sommes en évolution. Nous sommes... en devenir.

 

Devenir quoi ? Nous ne le savons pas ! Nous ne pouvons le savoir avant d'y arriver ! Mais pour nous, le voyage est la joie. Et dès que nous «y arrivons», dès que nous créons la prochaine idée la plus élevée de qui nous sommes, nous créons aussi une pensée plus vaste, une idée plus grande, et perpétuons la joie à jamais.

 

Me suis-tu, jusqu'ici ?

 

Oui. À ce stade-ci, je pourrais presque répéter cela mot à mot.

 

Bien.

 

Alors... la raison d'être et le dessein de votre vie se résument à décider et à être qui vous êtes vraiment. Vous le faites chaque jour. A partir de chaque geste, de chaque pensée, de chaque parole. Dans la mesure où vous êtes satisfaits de cela - de qui vous êtes selon votre expérience -, dans cette mesure, vous vous en tiendrez, plus ou moins, à la création, en n'apportant que des ajustements mineurs, ici et là, pour la rapprocher de plus en plus de la perfection.

 

Paramahansa Yogananda est un exemple d'un être très proche de la «perfection» en tant que représentation de ce qu'il pensait de lui-même. II avait une idée très claire de lui-même et de sa relation avec moi, et il a utilisé sa vie pour «représenter» cela. Il désirait faire l'expérience de l'idée qu'il se faisait de lui-même dans sa propre réalité ; se connaître en tant que tel, de façon expérientielle.

 

Babe Ruth [grand joueur de baseball américain des années 30] a fait la même chose. II se faisait une idée très claire de lui-même et de sa relation avec moi, et il a utilisé sa vie pour représenter cela ; pour se connaître dans sa propre expérience.

 

Peu de gens vivent à ce niveau. D'accord, le maître et Babe se faisaient des idées entièrement différentes d'eux-mêmes, mais ils les ont tous deux jouées de façon magnifique.

 

De plus, ils se faisaient tous les deux des idées dissemblables sur moi, c'est sûr, et venaient de niveaux différents de conscience à propos de qui je suis et de leur véritable relation avec moi. Et ces niveaux de conscience se reflétaient dans leurs pensées, leurs paroles et leurs gestes.

 

L'un passa presque toute sa vie dans un espace de paix et de sérénité, et apporta une paix et une sérénité profondes aux autres. L'autre se trouvait dans un espace d'anxiété, d'agitation, de colère occasionnelle (surtout lorsqu'il ne pouvait arriver à ses fins) et apporta de l'agitation à la vie de ceux qui l'entouraient.

 

Mais tous les deux avaient bon coeur - personne n'eut jamais de toucher plus doux que Babe Ruth -, et la différence entre eux, c'est que l'un n'avait presque rien en matière d'acquisitions matérielles, mais ne voulut jamais plus que ce qu'il possédait, tandis que l'autre «avait tout» et n'obtint jamais ce qu'il voulait vraiment.

 

Si c'était la fin pour George Herman [son nom véritable], Je suppose que nous pourrions tous nous sentir un peu tristes, mais l'âme qui s'est incarnée en tant que Babe Ruth est loin d'en avoir terminé avec ce processus appelé évolution. Cet homme a eu une occasion de revoir les expériences qu'il a produites pour lui-même, comme les expériences qu'il a produites pour les autres. Et à présent, il est sur le point de décider de ce dont il aimerait faire l'expérience ensuite, en cherchant à se créer et à se recréer dans des versions de plus en plus grandioses.

 

Nous allons interrompre ici notre récit sur ces deux âmes, car elles ont toutes deux fait leur prochain choix concernant ce dont elles veulent faire l'expérience à présent - et en fait, elles en font maintenant l'expérience.

 

Tu veux dire qu'elles se sont toutes deux réincarnées dans d'autres corps ?

 

Ce serait une erreur que d'assumer que la réincarnation - le retour à un autre corps physique - était la seule option qui leur était offerte.

 

Quelles sont les autres options ?

 

En vérité, tout ce qu'elles veulent.

 

J'ai déjà expliqué dans ce livre ce qui se produit après ce que vous appelez votre mort.

 

Certaines âmes sentent qu'elles aimeraient en connaître bien davantage et se retrouvent à l'«école», tandis que d'autres âmes - que vous appelez les «vieilles âmes» - leur enseignent. Et que leur enseignent-elles ? Qu'elles n'ont rien à apprendre. Qu'elles n'ont jamais rien eu à apprendre. Que tout ce qu'elles ont jamais eu à faire, c'était de se rappeler. Se rappeler qui et ce qu'elles sont vraiment.

 

On leur «enseigne» que l'expérience de qui elles sont s'acquiert dans le fait de le mettre en action ; dans le fait de l'être. On le leur rappelle en le leur montrant gentiment.

 

D'autres âmes se sont déjà rappelé cela au moment où elles sont arrivées - ou peu après leur arrivée - «de l'autre côté». (J'utilise à présent le langage qui vous est familier, en parlant dans votre jargon pour, autant que possible, ne pas nous embarrasser de mots.) Ces âmes peuvent alors chercher la joie immédiate de faire l'expérience d'elles-mêmes en tant que tout ce qu'elles veulent «être». Elles peuvent choisir parmi les millions, les trillions d'aspects de moi, et choisir d'en faire l'expérience, sur place et sur-le-champ. Certaines peuvent aussi choisir de retourner à la forme physique pour le faire.

 

N'importe quelle forme physique ?

 

N'importe laquelle.

 

Il est donc vrai que les âmes peuvent retourner sous la forme d'animaux - que Dieu pourrait être une vache ? Et que les vaches sont vraiment sacrées ? Oh, la vache !

 

Hum...

 

Désolé.

 

Tu as eu toute une vie pour développer une carrière d'humoriste. D'ailleurs, puisque je regarde ta vie, tu as fait un assez bon travail.

 

Cha-boom. C'était un coup sur le rebord de la caisse claire. Si j'avais une cymbale ici, je te donnerais un coup de cymbale.

 

Merci, merci.

 

Mais vraiment...

 

La réponse à la question fondamentale que tu poses - une âme peut-elle retourner sous la forme d'un animal ? - c'est oui, bien sûr. La véritable question est la suivante : le ferait-elle ? La réponse est : sans doute pas.

 

Les animaux ont-ils une âme ?

 

Quiconque a jamais regardé un animal dans les yeux connaît déjà la réponse à cela.

 

Alors, comment saurai-je si ce n'est pas ma grand-mère revenue sous la forme de mon chat?

 

Le processus dont nous parlons ici, c'est l'évolution. L'autocréation et l'évolution. Et l'évolution fonctionne dans un sens. Vers le haut. Toujours vers le haut.

 

Le plus grand désir de l'âme est de faire l'expérience d'aspects de plus en plus élevés d'elle-même. Ainsi, elle cherche à monter, et non à descendre, dans l'échelle de l'évolution, jusqu'à ce qu'elle fasse l'expérience de ce qu'elle a appelé le nirvana - l'Unité totale avec le Tout. C'est-à-dire avec moi.

 

Mais si l'âme désire des expériences de plus en plus élevées d'elle-même, pourquoi se donnerait-elle la peine de revenir sur terre en tant qu'être humain ? Cela ne peut certainement pas être un pas «vers le haut» ?

 

Si l'âme retourne à la forme humaine, c'est toujours dans le but de poursuivre l'expérience et, ainsi, d'évoluer davantage. II y a plusieurs niveaux d'évolution observables et démontrés chez les humains. On pourrait revenir pendant plusieurs vies - plusieurs centaines de vies - et continuer d'évoluer vers le haut. Mais le mouvement vers le haut, le plus grandiose désir de l'âme, ne s'atteint pas par un retour à une forme de vie inférieure. Ainsi, un tel retour ne se produit pas. Pas avant que l'âme n'atteigne l'ultime réunion avec tout ce qui est.

 

Cela doit signifier que de «nouvelles âmes» arrivent tous les jours dans notre système, en prenant des formes de vie inférieures.

 

Non. Chaque âme qui a jamais été créée l'a été en même temps. Nous sommes tous ici maintenant. Mais, comme Je l'ai déjà expliqué, lorsqu'une âme (une part de moi) atteint l'ultime accomplissement, elle a l'option de «recommencer», de «tout oublier» pour tout se rappeler à nouveau et se recréer à neuf une fois de plus. Ainsi, Dieu continue de refaire l'expérience de lui-même.

 

Les âmes peuvent également choisir de se «recycler» à travers une forme de vie particulière, à un certain niveau, aussi souvent qu'elles le désirent.

 

Sans réincarnation - sans la capacité de retourner à une forme physique -, l'âme aurait à accomplir tout ce qu'elle cherche à accomplir en une seule vie, ce qui est un milliard de fois plus court qu'un clin d'oeil sur l'horloge cosmique.

 

Alors, oui, bien sûr, la réincarnation est un fait. Elle est réelle, elle a un but et elle est parfaite.

 

D'accord, mais il y a une chose à propos de laquelle je suis confus. Tu as dit que le temps n'existe pas ; que toutes les choses sont en train de se produire maintenant. Est-ce exact ?

 

Oui.

 

Et ensuite, tu as sous-entendu - comme dans le tome 2, où tu as traité ce sujet en détail - que nous existons «tout le temps» à des niveaux différents, ou à divers points, dans le continuum espace-temps.

 

C'est vrai.

 

D'accord, mais maintenant, voici où ça devient dément. Si l'un des «moi» du continuum espace-temps «meurt», puis revient ici en tant qu'une autre personne... alors... alors, qui suis-je ? Je devrais exister en tant que deux personnes à la fois. Et si je continuais de faire cela durant toute l'éternité - et tu dis que je le fais -, alors je suis cent personnes à la fois ! Mille. Un million. Un million de versions d'un million de gens à un million de points du continuum espace-temps.

 

Oui.

 

Je ne comprends pas cela. Mon esprit ne peut pas saisir cela.

 

En fait, tu t'en es bien tiré. C'est là un concept très avancé.

 

Mais... mais... si c'est vrai, alors «je» - la part de «moi» qui est immortelle - dois être en train d'évoluer d'un milliard de façons différentes sous un milliard de formes diverses, à un milliard de points données de la Roue cosmique dans l'éternel instant présent.

 

Encore juste. C'est exactement ce que je fais.

 

Non, non. Je disais que c'est ce que je dois être en train de faire. Encore juste. C'est ce que je viens de dire.

 

Non, non, j'ai dit...

 

Je sais ce que tu as dit. Et c'est exactement ce que Je t'ai dit. La confusion tient au fait que tu crois encore que nous sommes plus d'un, ici.

 

Ce n'est pas le cas ?

 

Nous n'avons jamais été plus d'un, ici. Jamais. Viens-tu tout juste de t'en apercevoir ?

 

Tu veux dire que je viens de me parler à moi-même, ici ?

 

Quelque chose comme ça.

 

Tu veux dire que tu n'es pas Dieu ? Ce n'est pas ce que J'ai affirmé. Tu veux dire que tu es Dieu ? C'est ce que j'ai dit.

 

Mais si tu es Dieu et tu es moi, et que je suis toi - alors... alors... je suis Dieu ! Tu es Dieu, oui. C'est juste. Tu piges totalement.

 

Mais je ne suis pas seulement Dieu - je suis aussi tous les autres.

 

Oui.

 

Mais cela veut-il dire que personne, et rien d'autre, n'existe à part moi ?

 

N'ai-je pas dit : mon père et moi ne faisons qu'Un ?

 

Oui, mais...

 

Et n'ai-je pas affirmé aussi : nous ne faisons tous qu'Un ?

 

Oui. Mais je ne savais pas que tu l'entendais littéralement. Je croyais que tu parlais au sens figuré. Je croyais que c'était davantage un énoncé philosophique, et non l'affirmation d'un fait.

 

C'est l'énoncé d'un fait. Nous ne faisons tous qu'Un. C'est ce qu'on entend par «chaque fois que vous ferez quelque chose au plus petit d'entre eux... c'est à moi que vous le ferez».

 

Comprends-tu, maintenant ?

 

Oui.

 

Ah, enfin ! Tout de même !

 

Pardonne-moi de remettre cela en question, mais... quand je suis avec d'autres - ma conjointe ou mes enfants -, j'ai l'impression d'être séparé d'eux ; qu'ils sont autres que «moi».

 

La conscience est une chose merveilleuse. Elle peut se diviser en mille morceaux. Un million. Un million multiplié par un million.

 

Je me suis divisé en un nombre infini de «morceaux» - afin que chaque «morceau» de moi puisse se regarder et voir la merveille de qui et de ce que Je suis.

 

Mais pourquoi ai-je à traverser cette période d'oubli, d'incrédulité ? Et même maintenant, je n'y crois pas totalement ! Je suis encore accroché à l'oubli.

 

Ne sois pas si dur envers toi-même. Cela fait partie du processus. C'est bien, si cela se produit ainsi.

 

Alors, pourquoi me dis-tu tout cela maintenant ?

 

Parce que tu commençais à ne pas t'amuser. La vie commençait à ne plus être joyeuse. Tu commençais à être tellement pris dans le processus que tu oubliais que ce n'était qu'un processus.

 

Alors, tu m'as appelé. Tu m'as demandé d'aller vers toi ; de t'aider à comprendre ; de te montrer la vérité divine ; de te révéler le plus grand secret. Le secret que tu t'es caché à toi-même. Le secret de QUI TU ES.

 

Alors, Je l'ai fait. Une fois de plus, on t'a amené à te rappeler. Est-ce que ce sera important ? Cela changera-t-il ta façon d'agir demain ? Cela t'incitera-t-il à voir les choses différemment ce soir ?

 

Vas-tu à présent guérir les douleurs des blessés, calmer l'anxiété des individus apeurés, répondre aux besoins des pauvres, célébrer la magnificence des accomplis et voir la vision de moi partout ?

 

Ce dernier rappel de la vérité transformera-t-il ta vie et te permettra-t-il de changer la vie des autres ?

 

Ou bien retourneras-tu à l'oubli ; retomberas-tu dans l'égoïsme ; retourneras-tu, pour y résider à nouveau, à la petitesse de ce que tu croyais être avant cet éveil ?

 

Qu'est-ce que ce sera ?


 

 

 

 

(8)

 

8

 

 

La vie est vraiment éternelle, n'est-ce pas ?

 

Très certainement, oui.

 

Elle est sans fin.

 

Sans fin.

 

La réincarnation existe vraiment.

 

Vraiment. Tu peux retourner à la forme mortelle - c'est-à-dire à une forme physique qui peut «mourir»

 

- autant de fois et sous autant de formes que tu le voudras.

 

Décidons-nous du moment auquel nous voulons revenir ?

 

«Si» et «quand» - oui.

 

Décidons-nous aussi du moment auquel nous voulons partir ? Choisissons-nous à quel moment nous voulons mourir ?

 

Aucune expérience n'est conférée à aucune âme contre la volonté de celle-ci. C'est, par définition, impossible, puisque l'âme crée chaque expérience.

 

L'âme ne veut rien. L'âme a tout. Toute la sagesse, toute la connaissance, tout le pouvoir, toute la gloire. L'âme est la partie de toi qui ne dort jamais ; qui n'oublie jamais.

 

L'âme désire-t-elle que le corps meure ? Non. Le désir de l'âme est que tu ne meures jamais. Mais l'âme quittera le corps - changera de forme corporelle, laissant derrière elle, en un clin d'oeil, la plus grande part du corps matériel - lorsqu'elle ne verra plus la nécessité de demeurer sous cette forme.

 

Si le désir de l'âme est que nous ne mourions jamais, alors, pourquoi le faisons-nous ?

 

Vous ne mourez pas. Vous changez tout simplement de forme.

 

Si le désir de l'âme est que nous ne faisions jamais cela, alors, pourquoi le faisons-nous ?

 

Ce n'est pas ce à quoi aspire l'âme !

 

Tu es un «changeur de forme» !

 

Lorsqu'il n'y a plus d'utilité à rester sous une forme en particulier, l'âme change de forme  -

 

délibérément, volontairement, joyeusement - et continue sur la Roue cosmique.

 

Joyeusement ?

 

Avec une grande joie.

 

Aucune âme ne meurt à regret ?

 

Aucune âme ne meurt jamais.

 

Je veux dire : aucune âme ne regrette que la forme physique courante change, qu'elle soit sur le point de «mourir» ?

 

Le corps ne «meurt» jamais, mais adopte tout simplement une autre forme avec l'âme. Mais je comprends ce que tu veux dire. Par conséquent, J'utiliserai à présent le vocabulaire que tu as établi.

 

Si tu comprends clairement ce que tu veux créer en ce qui concerne ce que tu as choisi d'appeler l'au-delà, ou si tu as un ensemble très clair de croyances qui soutiennent une expérience de réunion avec Dieu après la mort, alors, non, l'âme n'a jamais, jamais, de regrets à propos de ce que tu appelles la mort.

 

La mort, dans ce cas, est un moment de gloire, une expérience merveilleuse. Dès lors, l'âme peut retourner à sa forme naturelle, à son état normal, où elle retrouve une incroyable légèreté, un sentiment de liberté totale, une absence de limites. Et une conscience de l'Unité à la fois extatique et sublime. II n'est pas possible, pour l'âme, de regretter un tel changement.

 

Alors, tu dis que la mort est une expérience heureuse ? Pour l'âme qui le veut, oui, toujours.

 

Eh bien, si l'âme veut tellement sortir du corps, pourquoi ne le quitte-t-elle tout simplement pas ? Pourquoi traîne-t-elle ?

 

Je n'ai pas dit que l'âme «veut sortir du corps». J'ai dit que l'âme est joyeuse lorsqu'elle en est sortie. Ce sont deux concepts différents.

 

On peut être heureux de faire une chose, et heureux ensuite d'en faire une autre. Le fait d'être joyeux de faire la seconde ne veut pas dire qu'on était malheureux de faire la première.

 

L'âme n'est pas malheureuse d'être avec le corps. Bien au contraire, elle prend plaisir à être toi sous ta forme actuelle. Cela n'écarte pas la possibilité que l'âme puisse prendre autant de plaisir à en être détachée.

 

De toute évidence, il y a bien des choses que je ne comprends pas sur la mort.

 

Oui, et c'est simplement que tu n'aimes pas y penser. Mais tu dois contempler la mort et la perte dès que tu perçois le moindre instant de vie, sinon tu n'auras perçu aucune vie, mais n'en connaîtras que la moitié.

 

Chaque instant se termine aussitôt qu'il commence. Si tu ne vois pas cela, tu ne verras pas ce qu'il y a là d'exquis, et l'instant te semblera ordinaire.

 

Chaque interaction «commence à finir» dès qu'elle «commence à être». Ce n'est que lorsqu'on le contemple véritablement et qu'on le comprend profondément que le trésor entier de chaque instant - et de la vie même - s'ouvre à vous.

 

La vie ne peut se donner à toi si tu ne comprends pas la mort. Tu dois faire plus que la comprendre.

 

Tu dois l'aimer, autant que tu aimes la vie.

 

Le temps que tu passes avec chaque personne serait glorifié si tu savais que c'est la dernière fois que tu es avec elle. Ton expérience de chaque instant serait accrue d'une façon incommensurable si tu pensais que c'est le dernier moment semblable. Ton refus de contempler ta propre mort mène à ton refus de contempler ta propre vie.

 

Tu ne la vois pas vraiment. Tu rates l'instant et tout ce qu'il recèle pour toi. Tu regardes à côté plutôt qu'à travers.

 

Lorsque tu regardes profondément quelque chose, tu vois à travers. Contempler profondément quelque chose, c'est voir à travers. Ainsi, l'illusion cesse d'exister. On voit une chose pour ce qu'elle est vraiment. Et c'est alors, seulement, qu'on peut vraiment en jouir - c'est-à-dire y mettre de la joie. («Jouir», c'est rendre une chose joyeuse.)

 

Même l'illusion, tu peux alors en jouir. Car tu sais que c'est une illusion, et c'est la moitié de la jouissance ! Ce qui cause la douleur, c'est le fait que tu crois que c'est réel.

 

Aucune chose n'est douloureuse si tu comprends qu'elle n'est pas réelle. Permets-moi de le répéter.

 

Aucune chose n'est douloureuse si tu comprends qu'elle n'est pas réelle.

 

C'est comme un film, un drame, joué sur la scène de ton esprit. Tu crées la situation et les personnages. Tu écris les répliques.

 

Rien n'est douloureux dès que tu comprends que rien n'est réel. C'est aussi vrai de la mort que de la vie.

 

Quand tu comprendras que la mort, aussi, est une illusion, alors tu pourras dire : «Ô mort, où est ta victoire ?»

 

Tu pourras même jouir de la mort ! Tu pourras même jouir de la mort de quelqu'un d'autre.

 

Cela te semble-t-il étrange ? Cela te semble-t-il étrange à dire ? Seulement si tu ne comprends pas la mort - et la vie.

 

La mort n'est jamais une fin ; c'est toujours un commencement. Une mort est une porte qui s'ouvre et non une porte qui se ferme.

 

Lorsque tu comprendras que la vie est éternelle, tu comprendras que la mort est une illusion qui te garde fort inquiet et qui, par conséquent, t'aide à croire que tu es ton corps. Mais tu n'es pas ton corps ; ainsi, la destruction de ton corps n'a aucun intérêt pour toi.

 

La mort devrait t'enseigner que ce qui est réel, c'est la vie. Et la vie t'enseigne que ce qui est inévitable n'est pas la vie, mais «l'impermanence».

 

«L'impermanence» est la seule vérité.

 

Rien n'est permanent. Tout se transforme. À chaque instant. À chaque moment.

 

S'il existait quelque chose de permanent, ce ne pourrait pas être. Car pour avoir une signification quelconque, le concept même de permanence dépend de «l'impermanence» . Par conséquent, même la permanence est «impermanente». Regarde cela en profondeur. Contemple cette vérité. Comprends-la, et tu comprendras Dieu.

 

C'est le Dharma et c'est le Bouddha. C'est le Bouddha Dharma. C'est l'enseignement et l'enseignant. C'est la leçon et le maître. C'est l'objet et l'observateur, enroulés ensemble.

 

Ils n'ont jamais été autrement qu'Un. C'est toi qui les as déroulés, afin que ta vie puisse se dérouler devant toi.

 

Mais en regardant ta propre vie se dérouler devant toi, ne te défais pas toi-même. Garde l'unité de ton Soi ! Vois l'illusion ! Jouis-en ! Mais ne la deviens pas !

 

Tu n'es pas l'illusion, mais son créateur.

 

Tu es dans ce monde, mais tu n'en fais pas partie.

 

Alors, utilise ton illusion de la mort. Utilise-la ! Permets-lui d'être la clé qui t'ouvrira à une plus grande part de la vie.

 

Vois la fleur en train de mourir et tu verras la fleur d'un regard triste. Mais considère la fleur comme une partie de tout un arbre en train de changer, et qui portera bientôt ses fruits, et tu verras la fleur dans sa véritable beauté.

 

Observe cela soigneusement, et tu verras que la vie est sa propre métaphore.

 

Rappelle-toi toujours que tu n'es pas la fleur, que tu n'es même pas le fruit. Tu es l'arbre. Et tes racines sont profondes, incrustées en moi. Je suis le sol dont tu as jailli, et tes fleurs et tes fruits retourneront à moi, créant à nouveau un sol riche. Ainsi, la vie engendre la vie et ne peut connaître la mort, jamais.

 

Comme tout cela est beau ! C'est tellement, tellement beau ! Merci. Veux-tu m'entretenir, à présent, d'une chose qui me trouble ? J'ai besoin de parler du suicide. Pourquoi y a-t-il un tel tabou contre le fait de mettre fin à sa vie ?

 

En effet, pourquoi donc ?

 

Tu veux dire qu'il n'est pas mal de se tuer ?

 

Cette question ne peut avoir de réponse qui te satisfasse, car la question même renferme deux faux concepts; elle est fondée sur deux suppositions erronées ; elle contient deux erreurs.

 

La première fausse supposition, est la suivante : le «bien» et le «mal» existent. La seconde, c'est qu'il est possible de tuer. Donc, en soi, ta question se désintègre dès qu'on la dissèque.

 

Le «bien» et le «mal» sont des polarités philosophiques dans un système de valeurs humain qui n'a rien à voir avec la réalité ultime - un argument que J'ai proposé à maintes reprises tout au long de ce dialogue. De plus, non seulement ces constructions ne sont pas constantes au sein de votre propre système, mais ce sont des valeurs qui changent sans cesse, d'un instant à l'autre.

 

Vous-mêmes provoquez le changement, en changeant d'idée comme bon vous semble à propos de ces valeurs (et vous avez bien raison, en tant qu'êtres en évolution), mais vous agissez ainsi en insistant, à chaque pas, sur le fait que tel n'est pas le cas et que seules vos valeurs immuables forment le noyau de l'intégrité de votre société. Ainsi, vous avez construit votre société sur un paradoxe. Vous continuez de transformer vos valeurs, tout en proclamant que c'est aux valeurs immuables que vous... disons, accordez de la valeur !

 

La réponse aux problèmes que présente ce paradoxe n'est pas de jeter de l'eau froide sur le sable pour faire du ciment, mais de célébrer la mouvance du sable. Célébrez sa beauté aussi longtemps qu'il retient la forme de votre château, mais célébrez aussi la nouvelle forme qu'il prendra à mesure que la marée montera.

 

Célèbre les sables mouvants lorsqu'ils forment de nouvelles montagnes que tu grimperas et au sommet desquelles - et avec lesquelles - tu construiras tes nouveaux châteaux. Mais comprends que ces montagnes et ces châteaux sont des monuments au changement et non à la permanence.

 

Rends gloire à ce que tu es aujourd'hui, mais ne condamne pas ce que tu étais hier et n'écarte pas ce que tu pourrais devenir demain.

 

Comprends ceci : le «bien» et le «mal» sont des créations de ton imagination, et dire «ça va» et «ça ne va pas» ne sont que des façons d'énoncer tes dernières préférences et suppositions.

 

Par exemple, la supposition actuelle de la majorité des gens de ta planète, c'est que mettre fin à sa vie, «ça ne va pas».

 

De même, nombre d'entre vous insistent encore pour affirmer qu'aider quelqu'un à mettre fin à sa vie, ça ne va pas.

 

Dans les deux cas, vous supposez que ce devrait être «contre la loi». Vous en êtes sans doute arrivés à cette conclusion parce qu'il est relativement rapide de mettre fin à la vie. Les gestes qui mettent fin à une vie à plus long terme ne sont pas illégaux, même s'ils aboutissent au même résultat.

 

Ainsi, si un individu, dans votre société, se tue avec une arme, les membres de sa famille ne recevront aucune prestation de la part de l'assureur. S'il met fin à sa vie en fumant des cigarettes, sa famille y aura droit.

 

Si un médecin vous aide à vous suicider, on juge qu'il s'agit d'un meurtre, mais si c'est une entreprise qui vend du tabac, cela s'appelle du commerce.

 

Selon vous, cela ne semble être qu'une question de temps. La légalité de l'autodestruction - le fait qu'elle soit «bien» ou «mal» - semble être étroitement reliée à la rapidité du geste et à son auteur. Plus la mort est rapide, plus elle semble être «mal». Plus la mort est lente, plus elle glisse dans le «ça va».

 

Curieusement, cela semble être exactement le contraire de ce que conclurait une société véritablement fondée sur l'humanité. Selon toute définition raisonnable de l'«humanité», plus la mort est lente, mieux c'est. Mais votre société punit ceux qui chercheraient à poser un geste d'humanité et récompense ceux qui poseraient un geste malsain.

 

Il est malsain de croire que Dieu exige une souffrance infinie et qu'une fin rapide et humaine à la souffrance est «mal».

 

«Punissez l'humain, récompensez le malsain.»

 

C'est une devise que seule pourrait adopter une société d'êtres d'une intelligence limitée.

 

Ainsi, vous empoisonnez votre organisme en aspirant des substances cancérigènes, en vous nourrissant d'aliments traités avec des produits chimiques qui, à la longue, vous tuent, et en respirant de l'air que vous polluez continuellement. Vous empoisonnez votre organisme de cent façons différentes pendant un millier d'instants, et vous le faites tout en sachant que ces substances ne sont pas bonnes pour vous. Mais parce qu'elles nécessitent plus de temps pour vous tuer, vous vous suicidez en toute impunité.

 

Si vous vous empoisonnez avec quelque chose qui agit plus rapidement, on dit que vous avez fait quelque chose à l'encontre de la loi morale.

 

Alors, Je vous dis ceci : ll n'est pas plus immoral de se tuer rapidement que de se tuer lentement.

 

Une personne qui met fin à sa propre vie n'est donc pas punie par Dieu ?

 

Je ne punis pas. J'aime.

 

Que dire de l'affirmation répandue selon laquelle ceux qui croient, par le suicide, «échapper» à leur situation difficile, ou mettre fin à leur état, découvrent en fait qu'ils affrontent la même situation difficile ou le même état et, par conséquent, n'échappent et ne mettent fin à rien ?

 

Votre expérience de ce que vous appelez l'au-delà est un reflet de votre conscience au moment où vous y entrez. Mais vous êtes toujours un être de libre arbitre et vous pouvez modifier votre expérience comme bon vous semble.

 

En somme, les êtres chers qui ont mis fin à leur vie physique vont bien ?

 

Oui. Ils se portent très bien.

 

Un livre merveilleux a été écrit à ce sujet par Anne Puryear. Il s'intitule Stephen Lives. L'auteure y apporte son témoignage sur son fils, qui a mis fin à sa vie à l'adolescence. Tant de gens l'ont trouvé utile.

 

Anne Puryear est un messager merveilleux. Tout comme son fils.

 

Tu nous recommandes la lecture de ce livre ?

 

C'est un livre important. Il en dit davantage à ce sujet que nous ne le faisons ici, et ceux qui ont gardé des blessures profondes ou des problèmes persistants entourant le fait qu'un être cher a mis fin à ses jours seront ouverts à la guérison par l'intermédiaire de ce livre.

 

Il est triste que nous ayons de telles blessures et de tels problèmes, mais pour une grande part, je crois, c'est le résultat de ce que notre société nous a «fourni» sur le suicide.

 

Dans votre société, il arrive souvent que vous ne voyiez pas les contradictions de vos propres constructions morales. La contradiction entre le fait de faire des choses qui, vous le savez très bien, raccourciront votre vie, mais de les faire lentement, et le fait de faire des choses qui raccourciront votre vie rapidement, voilà l'une des plus flagrantes de l'expérience humaine.

 

Mais cela semble si évident, lorsque tu l'énonces ainsi. Pourquoi ne pouvons-nous voir nous-mêmes une vérité aussi évidente ?

 

Parce que si vous voyiez ces vérités, vous auriez à faire quelque chose avec. Mais vous vous refusez à le faire. Alors, vous n'avez d'autre choix que de regarder une chose en face sans la voir.

 

Mais si nous voyions ces vérités, pourquoi ne voudrions-nous pas agir à partir d'elles ?

 

Parce que vous croyez que pour agir, vous auriez à mettre fin à vos plaisirs. Et mettre fin à vos plaisirs constitue un choix que vous n'avez aucun désir de faire.

 

La plupart des choses (ou leur résultat) qui causent lentement votre mort vous donnent du plaisir. Et la plupart des choses qui vous donnent du plaisir satisfont le corps. En réalité, c'est ce qui fait de votre société une société primitive. Vos vies sont largement structurées autour du fait de rechercher et d'expérimenter les plaisirs du corps.

 

Bien entendu, tous les êtres, partout, cherchent à connaître des plaisirs. II n'y a rien de primitif là-dedans, puisque c'est l'ordre naturel des choses. Ce qui différencie les sociétés et les êtres au sein des sociétés, c'est leur définition de l'agréable. Si une société est largement structurée autour des plaisirs du corps, elle ne fonctionne pas au même niveau qu'une société fondée autour des plaisirs de l'âme.

 

Et comprenez, aussi, que cela ne veut pas dire que vos puritains avaient raison et qu'il faut nier tous les plaisirs du corps. Cela signifie que dans les sociétés spirituellement élevées, les plaisirs du corps physique ne constituent pas le plus grand nombre des plaisirs appréciés. Ils ne sont pas le premier point de mire.

 

Plus une société, ou un être, est élevée, plus ses plaisirs le sont aussi.

 

Minute ! Ça ressemble à un jugement de valeur. Je croyais que toi - Dieu - tu ne portais pas de jugements de valeur.

 

Est-ce un jugement de valeur que d'affirmer que le mont Everest est plus élevé que le mont McKinley? Est-ce un jugement de valeur que de dire que tante Sarah est plus âgée que son neveu Thomas ? Ce sont-là des jugements de valeur ou des observations ?

 

Je n'ai pas dit qu'il valait «mieux» avoir une conscience élevée. En fait, ce n'est pas le cas. Pas plus qu'il vaut «mieux» être en quatrième année qu'en première.

 

Je ne fais qu'observer ce qu'est la quatrième année.

 

Et nous ne sommes pas en quatrième année sur cette planète. Nous sommes en première. N'est-ce pas ?

 

Mon enfant, vous n'êtes même pas à la garderie. Vous êtes à la pouponnière.

 

Comment ne puis-je pas recevoir ça comme une insulte ? Pourquoi ai-je l'impression que tu dénigres la race humaine ?

 

Parce que ton ego croit profondément que tu es ce que tu n'es pas - et que tu n'es pas ce que tu es.

 

La plupart des gens entendent des insultes lorsqu'une simple observation a été faite, si cette observation a trait à une chose qu'ils ne veulent pas assumer.

 

Mais si vous n'acceptez pas une chose, vous ne pourrez l'abandonner. Vous ne pourrez vous départir de ce que vous n'avez jamais possédé.

 

On ne peut pas changer ce qu'on n'accepte pas.

 

Exactement.

 

L'illumination commence par l'acceptation, sans jugement, de «ce qui est».

 

Cela s'appelle entrer dans l'état d'Être. C'est dans l'état d'Être que l'on trouvera la liberté.

 

Ce à quoi tu résistes persiste. Ce que tu regardes disparaît. En d'autres termes, il cesse d'avoir une forme illusoire. Tu le vois tel qu'il est. Et ce qui est peut toujours être transformé. Seul ce qui n'est pas ne peut être changé. Par conséquent, pour changer l'état d'Être, entre dedans. N'y résiste pas. Ne le nie pas.

 

Si tu nies une chose, tu la déclares. Si tu déclares une chose, tu la crées.

 

Le déni d'une chose est sa recréation, car l'acte même de nier une chose la fait apparaître.

 

L'acceptation d'une chose t'en donne la maîtrise. Ce que tu nies, tu ne peux le contrôler, puisque tu as déclaré son absence. Par conséquent, ce que tu nies te domine.

 

La majeure partie de ta race refuse de reconnaître qu'elle n'est pas encore suffisamment évoluée pour entrer à la maternelle. Elle ne veut pas accepter que la race humaine est encore à la pouponnière. Mais ce manque d'acceptation, c'est exactement ce qui la garde là.

 

Vous avez un tel investissement de l'ego dans le fait d'être ce que vous n'êtes pas (hautement évolués), que vous n'êtes pas ce que vous êtes (en évolution). Vous travaillez donc contre vos intérêts et luttez contre vous-mêmes. Par conséquent, vous évoluez très lentement.

 

La voie rapide vers l'évolution commence lorsqu'on admet et qu'on accepte ce qui est, et non ce qui n'est pas.

 

Et je saurai que j'ai accepté «ce qui est» lorsque je ne me sentirai plus insulté en entendant sa description.

 

Exactement. Te sentiras-tu insulté si Je te dis que tu as les yeux bleus ?

 

Alors, Je te redis ceci : Plus une société, ou un être, est élevée, plus ses plaisirs sont élevés. Ce que vous appelez «plaisir», c'est ce qui proclame votre niveau d'évolution.

 

Aide-moi à mieux saisir la portée du terme «élevé». Qu'entends-tu par là ?

 

Ton être est le microcosme de l'univers. Toi, ainsi que ton corps physique, êtes composés d'énergie brute agglutinée autour de sept centres, ou chakras. Étudie les chakras et leur signification. Il y a des centaines de livres là-dessus. C'est de la sagesse que j'ai déjà donnée à la race humaine.

 

Ce qui est agréable, ou stimule vos chakras inférieurs, diffère de ce qui est agréable pour vos chakras supérieurs.

 

Plus vous élevez l'énergie de votre vie à travers votre être physique, plus votre conscience sera élevée.

 

Eh bien, nous y voilà encore ! Cela ressemble à un argument en faveur de la chasteté. Cela ressemble à l'argument à l'encontre de l'expression de la passion sexuelle. Les gens qui sont «élevés» dans leur conscience «ne se situent pas au niveau de» leur chakra racine - leur premier chakra, le plus bas - dans leurs interactions avec d'autres humains.

 

C'est vrai.

 

Mais n'as-tu pas répété tout au long de ce dialogue que la sexualité humaine devait être célébrée et non réprimée ?

 

C'est juste.

 

Eh bien, aide-moi à m'en tirer, car il me semble y avoir une contradiction.

 

Le monde est rempli de contradictions, mon fils. Le manque de contradictions n'est pas un ingrédient nécessaire à la vérité. Parfois, une vérité supérieure se trouve au sein même de la contradiction.

 

Ce que nous avons, ici, c'est la divine dichotomie.

 

Alors, aide-moi à comprendre cette dichotomie. Toute ma vie, j'ai entendu dire à quel point c'était désirable, à quel point c'était «élevé», d'«élever l'énergie de la kundalini» à partir du chakra racine. Cela a été la principale justification des mystiques menant une vie d'extase sans sexe.

 

Je me rends compte que nous nous sommes éloignés du sujet de la mort et je m'excuse de nous entraîner sur ce territoire.

 

Pourquoi t'excuser ? Une conversation va là où elle va. Le «sujet» dont nous nous entretenons tout au long de ce dialogue, c'est ce que veut dire être pleinement humain et ce que signifie la vie dans cet univers. C'est le seul sujet, et il s'insère dans notre échange.

 

Vouloir apprendre des choses sur la mort, c'est vouloir en apprendre sur la vie - c'est là un argument que j'ai fait valoir auparavant. Et si nos échanges mènent à une expansion de notre recherche, de façon qu'elle inclue l'acte même qui crée la vie et qui la célèbre magnifiquement, qu'il en soit ainsi.

 

À présent, soyons clairs, encore une fois, à propos d'une chose. Il n'est pas exigé de ceux qui sont «hautement évolués» que toute expression de l'énergie sexuelle soit atténuée et que toute l'énergie sexuelle soit élevée. Si tel était le cas, alors il n'y aurait nulle part d'êtres «hautement évolués», car toute évolution aurait cessé.

 

Voilà un argument plutôt évident.

 

Oui. Ainsi, quiconque prétend que les plus grands saints n'ont jamais d'activité sexuelle, et que c'est un signe de leur sainteté, ne comprend pas comment la vie est destinée à être.

 

Permets-moi d'énoncer cela en termes explicites. Si tu désires un étalon de mesure qui servirait à juger si une chose est bonne ou non pour la race humaine, pose-toi une simple question :

 

Qu'arriverait-il si tout le monde le faisait ?

 

C'est une mesure très simple et très précise. Si chacun faisait une chose et que le résultat était, en définitive, à l'avantage de la race humaine, alors ce serait «évolué». Si chacun la faisait et que cela plongerait la race humaine dans un désastre, alors ce ne serait pas une chose très «élevée» à recommander. Es-tu d'accord ?

 

Bien sûr.

 

Alors, tu viens de reconnaître le fait qu'aucun maître véritable ne dira jamais que la chasteté est la voie de la maîtrise. Mais c'est cette idée selon laquelle l'abstinence sexuelle est, d'une façon ou d'une autre, la «voie supérieure», et l'expression sexuelle, un «désir inférieur», qui a déshonoré l'expérience sexuelle et amené bien des formes de culpabilité et de dysfonction à se développer.

 

Mais si le raisonnement à l'encontre de l'abstinence sexuelle tient au fait qu'elle interdirait la procréation, ne pourrait-on pas avancer qu'une fois que le sexe a rempli cette fonction, il n'est plus nécessaire ?

 

On ne s'adonne pas au sexe parce qu'on est responsable de la procréation de la race humaine. On s'adonne au sexe parce que c'est un acte naturel. II est inscrit dans les gènes. Vous obéissez à un impératif biologique.

 

Exactement ! C'est un signal génétique rattaché à la question de la survie de l'espèce. Mais une fois cette survie de l'espèce assurée, n'est-ce pas la chose «élevée» à faire que d'«ignorer le signal» ?

 

Tu interprètes mal ce signal. L'impératif biologique ne vise pas à garantir la survie de l'espèce, mais à faire l'expérience de l'Unité qui est la véritable nature de ton être. Créer une nouvelle vie, c'est ce qui se produit lorsque l'Unité est atteinte, mais ce n'est pas la raison pour laquelle on recherche l'Unité.

 

Si la procréation était l'unique raison de l'expression sexuelle - si ce n'était rien d'autre qu'un «système de livraison» - vous n'auriez plus besoin de vous y adonner l'un avec l'autre. Vous pourriez unir les éléments chimiques de la vie dans un contenant de petri.

 

Mais cela ne satisferait pas les besoins les plus fondamentaux de l'âme, qui, d'ailleurs, sont beaucoup plus grands que la simple procréation et qui sont reliés à la recréation de qui et de ce que vous êtes vraiment.

 

L'impératif biologique n'est pas de créer plus de vies, mais de faire l'expérience de plus de vie - et de faire l'expérience de cette vie telle qu'elle est vraiment : soit une manifestation de l'Unité.

 

Voilà pourquoi tu n'empêcheras jamais les gens de s'adonner au sexe, même s'ils ont cessé depuis longtemps d'avoir des enfants.

 

Bien sûr.

 

D'après certains, néanmoins, le sexe doit cesser lorsque les gens cessent d'avoir des enfants, et les couples qui poursuivent cette activité cèdent tout simplement à des besoins physiques abjects.

 

Oui.

 

Et ce n'est pas un comportement «élevé», mais purement animal, inférieur à la noble nature de l'homme.

 

Ce qui nous ramène aux chakras, ou centres d'énergie.

 

J'ai dit, plus tôt, que «plus vous élevez votre énergie vitale à travers votre être physique, plus votre conscience sera élevée».

 

Oui ! Et ça semble vouloir dire «pas de sexe».

 

Non, pas du tout. Pas quand tu comprends.

 

Permets-moi de revenir à ton commentaire précédent et de clarifier quelque chose : il n'y a rien d'ignoble, ou de profane, au fait de s'adonner au sexe. Il faut que tu enlèves cette idée de ton esprit et de ta culture.

 

II n'y a rien d'abject, de grossier, ou d'indigne (et encore moins de profane), dans une expérience sexuelle passionnée et empreinte de désir. Les besoins physiques ne sont pas des manifestations de «comportement animal». Ces besoins ont été intégrés dans votre organisme - par moi.

 

Qui, d'après toi, a créé les choses ainsi ?

 

Les besoins physiques ne sont qu'un seul ingrédient d'un mélange complexe de réponses que vous avez tous, les uns envers les autres. Rappelle-toi ! tu es un être en trois parties, avec sept chakras. Lorsque vous réagissez l'un à l'autre, en même temps, à partir de ces trois parties et de ces sept chakras, vous vivez l'expérience-sommet que vous recherchez et pour laquelle vous avez été créés !

 

Et aucune de ces énergies n'a rien de profane - mais si vous n'en choisissez qu'une, votre expérience reste partielle. incomplète !

 

Lorsque tu n'es pas complet, tu te limites. Voilà ce que veut dire «profane».

 

Sensas ! Je l'ai ! Je l'ai !

 

L'admonestation contre le sexe pour ceux qui choisissent d'être «élevés» n'était pas pour moi une admonestation. C'était une invitation.

 

Une invitation n'est pas une remontrance, mais c'est ce que vous en avez fait.

 

Et ce n'était pas une invitation à cesser de vous adonner au sexe, mais bien plutôt à cesser d'être incomplets.

 

Tout ce que tu fais - t'adonner au sexe ou prendre ton petit-déjeuner, aller au travail ou marcher sur la plage, sauter à la corde ou feuilleter un bon livre, tout ce que tu fais, fais-le avec tout ton être; avec tout l'être que tu es.

 

Si tu ne t'adonnes au sexe qu'à partir de ton chakra inférieur, tu ne fonctionnes qu'à partir du chakra racine et tu manques de loin la part la plus splendide de l'expérience. Mais si tu es affectueux envers ton partenaire et que ce moment a son origine à partir des sept centres d'énergie, tu vis une expériencesommet. Comment cela peut-il ne pas être sacré ?

 

C'est impossible. Je suis incapable d'imaginer qu'une telle expérience puisse ne pas être sacrée.

 

Ainsi, quand je t'invitais à élever l'énergie vitale dans ton être physique jusqu'au chakra de la couronne, ce n'était absolument pas suggérer ou exiger que tu te déconnectes du bas.

 

Si tu as élevé l'énergie jusqu'à ton chakra du coeur, ou même jusqu'à ton chakra couronne, cela ne veut pas dire qu'elle ne peut pas se trouver également dans ton chakra racine.

 

En effet, si elle n'y est pas, tu es déconnecté.

 

Lorsque tu as élevé l'énergie vitale jusqu'à tes centres supérieurs, tu peux ou non choisir d'avoir ce que tu appellerais une expérience sexuelle avec une autre personne. Autrement, tu ne violerais aucune loi cosmique sur la sainteté. Et cela ne t'«élèverait» pas davantage, non plus. Et si tu choisis de t'adonner au sexe avec une autre personne, cela ne va pas t'«abaisser» au seul niveau du chakra racine - à moins que tu fasses le contraire de te déconnecter du bas et que tu te déconnectes du haut.

 

Alors, voici une invitation - non pas une admonestation, mais une invitation : à chaque instant, élève ton énergie, ta force vitale, jusqu'au niveau le plus élevé possible, et tu seras élevé. Cela n'a rien à voir avec le fait de t'adonner ou non au sexe. Cela a à voir avec le fait d'élever ta conscience, peu importe ce que tu fais.

 

Je l'ai ! Je comprends. Mais je ne sais pas comment élever ma conscience. Je ne crois pas savoir comment élever l'énergie vitale tout au long de mes chakras. Et je ne suis pas sûr que les gens sachent même ce que sont ces centres.

 

Quiconque veut sincèrement en savoir davantage sur la «physiologie de la spiritualité» peut trouver assez facilement. J'ai déjà émis cette information en termes très clairs.

 

Tu veux dire dans d'autres livres, par l'intermédiaire d'autres auteurs ?

 

Oui. Lis Deepak Chopra. C'est l'un de ceux qui, à présent, énoncent le mieux les idées ou principes sur votre planète. Il comprend le mystère de la spiritualité, et sa science.

 

Et il y a d'autres merveilleux messagers. Leurs livres décrivent non seulement comment élever ta force vitale à travers ton corps, mais aussi comment quitter ton corps physique.

 

Tu peux te rappeler, grâce à ces lectures, à quel point il est joyeux de lâcher prise sur le corps. Et tu comprendras qu'il est possible de ne plus jamais craindre la mort. Tu comprendras la dichotomie selon laquelle : c'est une joie que d'être dans le corps, et une joie d'en être libéré.


 

 

 

 

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9

 

 

La vie doit ressembler à l'école. Je me rappelle encore mon excitation, chaque automne, un peu avant le premier jour d'école et, à la fin de l'année, mon grand plaisir de partir.

 

Précisément ! Exactement ! En plein dans le mille. C'est exactement ça. Sauf que la vie n'est pas une école.

 

Oui, je me rappelle. Tu as expliqué tout cela dans le tome 1. Jusque-là, je croyais que la vie était vraiment une «école» et que nous étions venus ici pour «apprendre nos leçons». Tu m'as immensément aidé, dans le tome 1, à comprendre que c'était là une fausse doctrine.

 

J'en suis heureux. C'est ce que nous essayons de faire ici, avec cette trilogie - t'amener à la clarté. Et maintenant, tu sais clairement pourquoi et comment l'âme peut être comblée de joie après la «mort» sans nécessairement jamais regretter la «vie».

 

Mais auparavant, tu as posé une question plus vaste, et nous devrions y revenir.

 

Pardon ?

 

Tu as demandé : «Si l'âme est si malheureuse dans le corps, pourquoi ne se contente-telle pas de partir ?»

 

Ah, oui.

 

Eh bien, elle le fait. Et pas seulement à la «mort», comme Je viens de l'expliquer. Mais elle ne part pas parce qu'elle est malheureuse. Elle part plutôt parce qu'elle souhaite se régénérer, rajeunir.

 

Le fait-elle souvent ?

 

Tous les jours.

 

L'âme quitte le corps tous les jours ? Quand ?

 

Quand elle aspire à une expérience plus grande. Elle trouve cette expérience rajeunissante. Elle se contente de partir ?

 

Oui. L'âme quitte sans cesse votre corps. Continuellement. Toute votre vie. Voilà pourquoi nous avons inventé le sommeil.

 

L'âme quitte le corps durant le sommeil ?

 

Bien sûr ! C'est ça, le sommeil.

 

Périodiquement, tout au long de votre vie, l'âme cherche le rajeunissement, une recharge de carburant, si tu veux, pour continuer à marcher dans ce véhicule pesant que vous appelez votre corps.

 

Vous pensez qu'il est facile pour votre âme d'habiter votre corps ? Eh bien, non ! C'est peut-être simple, mais ce n'est pas facile ! C'est une joie, mais ce n'est pas facile. C'est la chose la plus difficile que votre âme ait faite !

 

L'âme, qui connaît une légèreté et une liberté que tu ne peux imaginer, aspire à nouveau à cet état d'être, tout comme un enfant qui adore l'école peut quand même aspirer aux vacances d'été. Tout comme un adulte qui aspire à la compagnie peut aussi, tout en ayant de la compagnie, aspirer à être seul. L'âme cherche un état d'être véritable. L'âme est légèreté et liberté. Elle est aussi paix et joie. Elle est également absence de limites et de douleurs ; sagesse parfaite et amour parfait.

 

Elle est tout cela, et bien davantage. Mais elle ne fait l'expérience que de quelques-unes de ces qualités lorsqu'elle est dans le corps. Aussi, a-t-elle conclu un arrangement avec elle-même. Elle s'est dit qu'elle resterait avec le corps aussi longtemps qu'elle en aurait besoin afin de créer et de faire l'expérience d'elle-même comme elle le veut - mais seulement si elle pouvait quitter le corps chaque fois qu'elle le voulait !

 

Elle le fait tous les jours, au moyen de l'expérience appelée sommeil.

 

Le «sommeil» est l'expérience de l'âme quittant le corps ?

 

Oui.

 

Je croyais que nous tombions endormis parce que le corps avait besoin de repos.

 

Tu te trompes. C'est le contraire. L'âme cherche le repos et, ainsi, pousse le corps à «tomber endormi».

 

L'âme abandonne littéralement le corps (parfois debout, sur place) lorsqu'elle est fatiguée des limites, de la lourdeur et du manque de liberté causés par le fait d'être avec le corps.

 

Elle quitte tout simplement le corps lorsqu'elle a besoin de «refaire le plein» ; lorsqu'elle devient épuisée de toute la fausseté, soit la fausse réalité et les dangers imaginaires, et lorsqu'elle cherche, une fois de plus, à rebrancher, à rassurer, à reposer et à réveiller l'esprit.

 

La première fois que l'âme embrasse le corps, elle trouve l'expérience extrêmement difficile. Elle est très affaiblie, surtout s'il s'agit d'une âme nouvellement arrivée. C'est d'ailleurs pourquoi les bébés dorment beaucoup.

 

Lorsque l'âme surmonte le choc initial d'être une fois de plus attachée à un corps, elle commence à augmenter sa tolérance à ce fait. Elle reste davantage avec lui.

 

En même temps, la part de vous nommée esprit passe à l'oubli - elle a été conçue pour le faire. Même les envols de l'âme hors du corps, envisagés maintenant sur une base moins fréquente mais encore quotidienne en général, ne ramènent pas toujours l'esprit au souvenir.

 

En effet, durant ces moments, l'âme est peut-être libre, mais l'esprit peut être confus. Ainsi, tout l'être peut demander : «Où suis-je ? Qu'est-ce que je suis en train de créer ici ?» Cette recherche peut mener à des voyages agités et même effrayants. Ces voyages, vous les appelez «cauchemars».

 

Parfois, cependant, tout le contraire se produit. L'âme se retrouve dans une zone où subsistent de forts souvenirs. Dans ces moments, l'esprit vivra un réveil. Cela le remplira de paix et de joie - dont vous ferez l'expérience dans votre corps lorsque vous y retournerez.

 

Plus votre être entier fait l'expérience d'être rassuré de ces rajeunissements - plus il se rappelle ce qu'il est en train de faire, et ce qu'il essaie de faire, avec le corps -, moins votre âme choisira de rester loin du corps. Car, à présent, elle sait qu'elle est venue au corps pour une raison et avec un dessein. Son désir est de continuer ainsi et de faire le meilleur usage de tout le temps dont elle dispose avec le corps.

 

Une personne de grande sagesse a d'ailleurs besoin de peu de sommeil.

 

Veux-tu dire que tu peux deviner le degré d'évolution d'une personne d'après la quantité de sommeil dont elle a besoin ?

 

On pourrait presque dire cela. Mais parfois, une âme choisit de quitter le corps pour le pur plaisir. Elle peut ne pas chercher le réveil de l'esprit ni le rajeunissement du corps. Elle peut tout simplement choisir de recréer la pure extase de connaître l'Unité. Alors, il ne serait pas toujours juste d'affirmer que plus une personne prend de sommeil, moins elle est évoluée.

 

Toutefois, il ne s'agit pas d'une coïncidence si, à mesure que les êtres deviennent de plus en plus conscients de ce qu'ils font à leur corps - et du fait qu'ils ne sont pas leur corps, mais ce qui va avec leur corps -, ils ont la volonté et la capacité de passer de plus en plus de temps avec leur corps, et ainsi de sembler «avoir besoin de moins de sommeil».

 

Ainsi, certains êtres choisissent même de faire l'expérience d'oublier le fait qu'ils sont avec le corps, et l'unité de l'âme, tout à la fois. Ces êtres peuvent entraîner une partie d'eux-mêmes à ne pas s'identifier au corps alors qu'ils sont encore avec lui, faisant ainsi l'expérience de l'extase de savoir qui ils sont vraiment, sans avoir à perdre, pour cela, l'état de veille humaine.

 

Comment font-ils cela ? Comment puis-je y arriver ?

 

Comme Je l'ai déjà dit, c'est une question de conscience ; il s'agit d'atteindre un état de conscience totale. Tu ne peux faire la conscience totale, tu ne peux qu'être totalement conscient.

 

Comment ? Comment ? Pourrais-tu me fournir certains outils ?

 

La méditation quotidienne est l'un des meilleurs outils avec lesquels on puisse créer cette expérience. Grâce à elle, tu peux élever ton énergie vitale jusqu'au chakra le plus élevé... et même quitter ton corps tout en restant «conscient».

 

En méditation, tu te mets en position de disponibilité afin de faire l'expérience de la conscience totale, pendant que ton corps est à l'état de veille. Cet état de disponibilité s'appelle l'éveil véritable. Pour l'expérimenter, tu n'as pas à t'asseoir. La méditation n'est qu'un truc, qu'un «outil», comme tu le dis. Mais pour en faire l'expérience, tu n'es pas obligé d'être en position assise.

 

Tu dois également savoir que la méditation en position assise n'est pas le seul genre de méditation qui soit. Il y a aussi la méditation en arrêt. La méditation en marchant. La méditation dans l'action. La méditation sexuelle.

 

C'est l'état d'éveil véritable.

 

Lorsque tu te trouves dans cet état, arrête-toi net, arrête d'aller où tu t'en vas, cesse de faire ce que tu fais, arrête-toi tout simplement un instant et contente-toi d'«être» juste là où tu te trouves. Tu deviens juste, exactement où tu es. S'arrêter, ne serait-ce qu'un instant, peut être une bénédiction. Regarde autour de toi, lentement, et attarde-toi à ces choses que tu ne remarquais pas alors que tu les croisais : l'odeur profonde de la terre juste après la pluie, cette boucle de cheveux au-dessus de l'oreille gauche de ta bien-aimée, à quel point c'est bon de voir jouer un enfant.

 

Lorsque tu marches dans cet état, tu respires chaque fleur, tu voles avec chaque oiseau, tu sens chaque crissement sous ton pied. Tu rencontres sagesse et beauté. Car la sagesse se trouve partout où se forme la beauté. Et la beauté se forme partout, à partir de l'étoffe de la vie. Tu n'as pas à la chercher. Elle vient à toi.

 

Et tu n'as pas à quitter ton corps afin d'en faire l'expérience. C'est l'état d'éveil véritable.

 

Lorsque tu «fais» dans cet état, tout ce que tu fais se transforme en méditation et, par conséquent, en cadeau, en offrande, de toi à ton âme et de ton âme au Tout. En lavant la vaisselle, tu apprécies la chaleur de l'eau qui caresse tes mains et tu t'émerveilles du prodige des deux - l'eau et la chaleur. En travaillant devant l'ordinateur, tu vois les mots apparaître à l'écran devant toi, en réponse à la commande de tes doigts, et le pouvoir de l'esprit et du corps te rend euphorique lorsqu'il est harnaché pour exécuter tes ordres. En préparant le dîner, tu sens l'amour de l'univers qui t'a apporté cette nourriture et, en retour, tu verses dans la préparation de ce repas tout l'amour de ton être, tel un cadeau. Peu importe qu'il s'agisse d'un repas extravagant ou non. On peut remplir d'amour une simple soupe au point de la rendre délicieuse.

 

Tu n'as pas à quitter le corps pour faire l'expérience de cela. C'est l'état d'éveil véritable.

 

Lorsque tu vis l'échange d'énergie sexuelle dans cet état, tu sais qui tu es dans la plus grande vérité. Le coeur de ton partenaire devient ta maison. Le corps de ton partenaire devient le tien. Ton âme ne s'imagine plus séparée de quoi que ce soit.

 

Tu n'as pas à quitter ton corps pour expérimenter cela. C'est l'état d'éveil véritable.

 

Lorsque tu es en état d'empressement, tu es en état d'éveil. Un sourire peut t'y emmener. Un simple sourire. Arrête tout, pour un moment, et souris. De rien. Juste parce que c'est bon. Juste parce que ton coeur sait un secret. Et parce que ton âme connaît ce secret. Souris-en. Souris beaucoup. Cela guérira tous tes maux.

 

Tu me demandes des outils, et Je te les donne.

 

Respire. C'est un autre outil. Respire longuement et profondément. Respire lentement et doucement. Respire le doux néant de la vie, si plein d'énergie, si plein d'amour. C'est l'amour de Dieu que tu respires. Respire profondément, et tu pourras le sentir. Respire très, très profondément, et cet amour te fera pleurer.

 

De joie.

 

Car tu as rencontré ton Dieu, et ton Dieu t'a présenté ton âme.

 

Lorsque cette expérience a eu lieu, la vie n'est plus jamais la même. Les gens disent être «rendus au sommet de la montagne» ou avoir glissé dans l'extase sublime. Leur être est à jamais transformé.

 

Merci. Je comprends. Ce sont les choses simples. Les gestes simples, et les plus purs.

 

Oui, mais sache ceci : certaines gens méditent pendant des années et n'en font jamais l'expérience. L'important, c'est ton degré d'ouverture, de volonté, et aussi ton abandon de toute attente.

 

Devrais-je méditer tous les jours ?

 

Comme en toute chose, il n'y a ici ni obligations ni interdits. L'important n'est pas ce que tu dois faire, mais ce que tu choisis de faire.

 

Certaines âmes cherchent à marcher dans la conscience. Quelques autres reconnaissent que dans cette vie-ci, la plupart des gens sont somnambules, inconscients. Ils vont dans la vie sans conscience. Mais les âmes qui marchent dans la conscience choisissent une voie différente. Elles choisissent un autre chemin.

 

Elles cherchent à faire l'expérience de la paix et de la joie, de l'absence de limites et de la liberté, de la sagesse et de l'amour qu'apporte l'Unité, non seulement lorsqu'elles ont quitté le corps ou qu'il est «tombé» (endormi), mais aussi lorsqu'il est levé.

 

D'une âme qui crée une telle expérience, on dit : «Le sien s'est élevé.»

 

D'autres, dans le prétendu Nouvel Âge, appellent cela un processus d'«élévation de la conscience».

 

Peu importe les termes utilisés (les mots constituent la forme de communication la moins fiable), tout cela revient à vivre dans la conscience qui, ensuite, devient conscience totale.

 

Et de quoi finis-tu par devenir totalement conscient ? De qui tu es.

 

La méditation quotidienne est une façon d'y arriver. Mais elle exige de l'engagement, du dévouement - une décision de chercher l'expérience intérieure et non la récompense extérieure.

 

Et rappelle-toi ! le secret se trouve dans les silences. Ainsi, le son le plus doux est le son du silence. C'est le chant de l'âme.

 

Si tu crois aux bruits du monde plutôt qu'aux silences de ton âme, tu seras perdu.

 

En somme, la méditation quotidienne est vraiment une bonne idée.

 

Une bonne idée ? Oui. Mais, une fois de plus, retiens ce que Je viens de dire ici. On peut entendre le chant de l'âme de bien des façons. On peut entendre le doux son du silence à maintes reprises.

 

Certains entendent le silence dans la prière. Certains psalmodient en travaillant. Certains cherchent les secrets dans la contemplation tranquille ; d'autres, dans un cadre moins contemplatif.

 

Lorsqu'on atteint la maîtrise - ou même lorsqu'on en fait l'expérience intermittente -, les bruits du monde peuvent être atténués, les distractions calmées, même quand on y est plongé. Toute la vie devient une méditation.

 

Toute la vie est une méditation dans laquelle tu contemples le divin. Cela s'appelle l'éveil ou l'attention véritable.

 

Ainsi vécue, toute la vie est remplie de bénédictions. La lutte, la douleur et l'inquiétude disparaissent. II n'y a que l'expérience, à laquelle tu peux donner l'étiquette voulue. Tu peux choisir d'appeler tout cela la perfection.

 

Alors, utilise ta vie comme une méditation, ainsi que tous les événements. Marche en état d'éveil, et non comme si tu étais endormi. Bouge dans l'attention, et non dans la distraction, et ne t'attarde pas dans le doute et la peur, ni dans la culpabilité et la récrimination envers toi-même, mais réside dans la splendeur permanente, avec l'assurance d'être aimé de façon grandiose. Toujours, tu ne fais qu'Un avec moi. Tu es à jamais bienvenu. Bienvenue chez toi.

 

Car chez toi, c'est en mon coeur, et le mien dans le tien. Je t'invite à voir cela dans la vie comme tu le verras sûrement dans la mort. Alors, tu sauras que la mort n'existe pas et que ce que tu appelles vie et mort font partie de la même expérience sans fin.

 

Nous sommes tout ce qui est, tout ce qui a jamais été, et tout ce qui sera à jamais, dans les siècles des siècles.

 

Amen.


 

 

 

 

(10)

 

10

 

 

Je t'aime, le sais-tu ?

 

Oui. Je t'aime aussi. Le sais-Tu ?

 

Je commence à le ressentir. Vraiment.

 

Bien.

 

 

 

 

 

(11)

 

11

 

 

Veux-tu me parler de l'âme, s'il te plaît ?

 

Bien sûr. J'essaierai de te l'expliquer en tenant compte des limites de ta compréhension. Mais ne te laisse pas aller à la frustration si certaines choses n'ont «aucun sens» pour toi. Essaie de te souvenir que tu portes cette information à travers un filtre unique - un filtre que tu as conçu pour t'empêcher de trop te rappeler.

 

Dis-moi encore pourquoi j'ai fait cela.

 

Si tu te rappelais tout, la partie serait finie. Tu es venu pour une raison particulière, et ton divin dessein serait contrecarré si tu comprenais comment tout s'emboîte. À ce niveau de conscience, certaines choses resteront toujours un mystère, et c'est bien ainsi.

 

Alors, n'essaie pas de résoudre tous les mystères. Pas d'un seul coup, en tout cas. Accorde une chance à l'univers. Cela se déroulera en temps voulu.

 

Jouis de l'expérience du devenir.

 

Hâte-toi lentement.

 

Exactement.

 

C'est ce que disait mon père.

 

Ton père était un homme sage et merveilleux.

 

Peu de gens le décriraient ainsi.

 

Peu de gens l'ont connu.

 

Ma mère l'a connu.

 

Oui, c'est vrai.

 

Et elle l'a aimé.

 

Oui, c'est vrai.

 

Et elle lui a pardonné.

 

Oui, c'est vrai.

 

Tous ses comportements blessants.

 

Oui. Elle a compris, aimé et pardonné, et en cela, elle était, et reste toujours, un merveilleux modèle, une bienheureuse enseignante.

 

Oui. Alors... veux-tu me parler de l'âme ?

 

Que veux-tu savoir ?

 

Commençons par la première question, la plus évidente : je connais déjà la réponse, mais elle nous donne un point de départ. L'âme humaine existe-t-elle ?

 

Oui. C'est le troisième aspect de ton être. Tu es un être en trois parties composé d'un corps, d'un esprit et d'une âme.

 

Je sais où se trouve mon corps ; je peux le voir. Et je pense savoir où se trouve mon esprit - il est dans la partie de mon corps appelée ma tête. Mais je ne suis pas certain d'avoir aucune idée d'où...

 

Minute. Attends. Tu as tort sur un point. Ton esprit n'est pas dans ta tête.

 

Ah non?

 

Non. Seul ton cerveau se trouve dans ton crâne. Ton esprit n'y est pas.

 

Où est-il, alors ?

 

Dans chaque cellule de ton corps.

 

Ho!

 

Ce que tu appelles l'esprit est en fait une énergie. C'est... la pensée. Et la pensée est une énergie et non un objet.

 

Ton cerveau est un objet. C'est un mécanisme physique, biochimique - le plus grand, le plus sophistiqué, mais pas le seul des mécanismes du corps humain avec lesquels le corps traduit, ou convertit en impulsions physiques, l'énergie de ta pensée. Ton cerveau est un transformateur. Ton corps entier aussi. Chacune de tes cellules renferme de petits transformateurs. Les biochimistes ont souvent fait remarquer à quel point chaque cellule - les cellules sanguines, entre autres - semble avoir sa propre intelligence. En fait, c'est le cas.

 

Cela ne vaut pas seulement pour les cellules, mais pour de plus grandes parties du corps. Chaque homme au monde connaît une partie de son corps en particulier qui semble souvent avoir ses idées à elle...

 

Oui, et chaque femme sait à quel point les hommes tombent dans l'absurdité quand ils laissent cette partie-là de leurs corps influencer leurs choix et leurs décisions.

 

Certaines femmes utilisent cette connaissance pour contrôler les hommes.

 

C'est indéniable. Et certains hommes contrôlent les femmes à travers les choix qui sont faits et les décisions qui sont prises à partir de cette partie du corps.

 

C'est indéniable.

 

Tu veux savoir comment arrêter ce cirque ?

 

Absolument !

 

C'est ce que signifiaient les propos sur l'élévation de l'énergie vitale de façon à inclure les sept chakras.

 

Lorsque tes choix et tes décisions proviennent d'un endroit plus grand que le lieu limité que tu as décrit, il est impossible, pour les femmes, de te contrôler, et tu ne cherches jamais à le faire non plus.

 

La seule raison pour laquelle les femmes recourent à de tels moyens de manipulation et de contrôle, c'est qu'il ne semble y avoir aucune autre solution - du moins, aucune qui soit aussi efficace -, et sans moyens de contrôle, les hommes deviennent souvent... eh bien... incontrôlables.

 

Mais si les hommes faisaient plus souvent montre de leur nature supérieure et si les femmes faisaient davantage appel à cette partie des hommes, la prétendue «guerre des sexes» serait terminée. Comme la plupart des autres guerres sur votre planète d'ailleurs.

 

Comme Je l'ai souligné plus tôt, cela ne veut pas dire que les hommes et les femmes doivent abandonner le sexe, ni que le sexe fait partie de la nature inférieure de l'être humain. Cela signifie que l'énergie sexuelle à elle seule - lorsqu'elle n'est pas élevée vers les chakras supérieurs et combinée aux autres énergies qui rendent une personne entière - produit des choix et des résultats qui ne reflètent pas la personne entière. On ne peut pas prétendre que ce soit magnifique.

 

La totalité de toi est la magnificence même, mais tout ce qui est moindre que la totalité de toi n'est pas magnifique. Alors, si tu veux être assuré de produire un choix ou un résultat qui ne soit pas magnifique, prends une décision uniquement à partir de ton chakra racine. Puis, observe les résultats.

 

Ils sont tout à fait prévisibles.

 

Hum ! Je crois savoir cela.

 

Bien sûr que tu le savais. La plus grande question qu'affronte la race humaine n'est pas : Quand vastu apprendre ? mais Quand vas-tu agir à partir de ce que tu as déjà appris ?

 

Ainsi, l'esprit est dans chaque cellule...

 

Oui. Et comme il y a plus de cellules dans ton cerveau que nulle part ailleurs, il semble que ton esprit y soit. Mais ce n'est là que le centre de traitement principal, et non le seul.

 

Bien. Je comprends. Alors, où est l'âme ?

 

Où crois-tu qu'elle soit ?

 

Derrière le troisième oeil ?

 

Non.

 

Au milieu de ma poitrine, à droite de mon coeur, juste en dessous du sternum ?

 

Non.

 

D'accord, je donne ma langue au chat.

 

Elle est partout.

 

Partout ?

 

Partout.

 

Comme l'esprit.

 

Houp ! Minute ! L'esprit n'est pas partout !

 

Ah non ? Je croyais que tu venais de dire qu'il se trouvait dans chaque cellule du corps.

 

Ce n'est pas «partout». Des espaces existent entre les cellules. En fait, ton corps est constitué de quatre-vingt-dix-neuf pour cent d'espace.

 

C'est là que se trouve l'âme ?

 

L'âme est partout, dans, à travers et autour de toi. C'est ce qui te contient.